‹ Du traitement des maladiesChapitre 7 sur 64 · NE GUÉHIT - IL PAS TOUTES LES MALADIES · texte numérisé non relu

NE GUÉHIT - IL PAS TOUTES LES MALADIES

Il est bien entendu que nous n’avons pas eu l’idée de faire un ouvrage scientifique; nous n’avons ni l’instruction, ni les moyens qu’exige une telle œuvre; nous n’avons pas non plus osé croire que les études que nous avons faites soient exemptes de tout contrôle. Ce serait de notre part trop d’orgueil et de bonheur en même temps. Qu’y a-t-il d’assuré et de stable sur cette terre, où la main qui croit saisir l’objet de sa convoitise disparaît avec lui dans le tourbillon de cette grande attraction de (Éternité! Quelle pensée du lendemain produit la même sensation que celle de la veille? quelle forme n’a pas perdu ou acquis dans une heure une molécule de son individualité? Quelle puissance, débonnaire ou tyrannique, n’est pas remplacée par une puissance semblable ou contraire? Si tout marche vers le progrès dans les idées , comme l’assurent quelques philosophes, il n’en est pas ainsi dans toutes les formes matérielles de la nature : les règnes végétal et animal se rabougrissent, leur sève se dessèche, leur arôme même délaisse une atmosphère où leur nature céleste se trouve absorbée par des natures gazeuses qui ont passé par d’autres milieux pour produire

l’OUIiQUOl LE LUCIDE, ETC.

d’autres effets. Plus les types vieillissent dans le temps, plus ils fondent leur individualité dans les individualités qui les entourent. Le virginal pétale de cette fleur bienfaisante et harmonieuse se trouve souillé , confondu, mêlé, absorbé par cette autre, dont le rôle est de détruire, décomposer, disjoindre et troubler. Telle maladie n’est plus dans ses conditions typiques; elle est étouffée par cent virus qui en centuplent les douleurs. Que combattre? Où est le mal? Où est le remède? Hommes et science ne peuvent que le plus possible dans 1 impossible; c’est ce que nous cherchons à faire pour notre part, laissant à plus instruit que nous à nous compléter, nous corriger, et aux malades à nous écouter dans le mieux que nous croyons faire pour eux. Dans les ténèbres, une chandelle remplace un soleil ; dans la douleur, une consolation vaut une guérison.

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