‹ Du Traitement Des Péritonites TuberculeusesChapitre 12 sur 23 · ATOME · texte numérisé non relu

ATOME

mique obligeant d'interrompre le traitement qui doit être le mois suivant repris à son début.

Un autre danger réside dans les coups de soleil. Que ce soit par inadvertance au cours de promenade ou volontairement pendant la cure, certains malades retirent leur chapeau, exposant la tête à un soleil malfaisant, surtout dans le midi et en montagne. En dehors des complications que cela peut entraîner (température, céphalées) il est assez fréquent de voir des coups de soleil d'intensité variable. On constate alors une poussée de température élevée avec tachycardie tenace, céphalée persistante occipitale et insomnie. Dans les syndromes plus aigus, on peut noter des vomissements, de la photophobie ou simplement tendance aux nausées avec gêne à la lecture. On devra alors écourter les séances et surtout protéger la tête.

De toutes manières, on préviendra les malades des dangers qu’ils risquent en s’exposant la tête nue au soleil : l’hémoptysie n’est pas la moindre chez des malades prédisposés à la bacillose pulmonaire.

Signalons enfin, que la tuberculose pulmonaire constitue une contre-indication formelle de l’héliothérapie.

Il est classique d’associer l’héliothérapie et un traitement général dans les péritonites.

L’héliothérapie, ou dans certains cas les rayons U. V. ont une action certaine mais purement locale.

Se Li

Or, toute péritonite tuberculeuse produit chez le sujet, atteint depuis quelques mois, une déficience de l’état général qui amène un amaigrissement, une fatigue générale et une faiblesse marquée.

Il est donc bon, dans tous ces cas, et souvent même en prévision, dès le début de la maladie, ou avant même les premiers signes, lors de l’imprégnation bacillaire, ou en connaissance de facteurs héréditaires d’instituer un traitement général portant sur la recalcification chez l’enfant et la thérapeutique symptomatique précisée plus haut.

La cure climatique sera naturellement associée à l’héliothérapie, à l’aération, aux effets bienfaisants du calme et du demi-isolement. Le malade recevra une alimentation substantielle et digeste.

En principe, les formes fébriles doivent être traitées à la campagne ou en montagne, les formes torpides peuvent être traitées à Berck ou sur le httoral méditerranéen, à condition que les poumons soient indemnes.

Cette climatothérapie n’est pas indispensable et la péritonite tuberculeuse peut guérir fort bien à Paris, comme l’ont montré HARTMANN et ARMAND

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