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CHAPITRE IV

L'HÉLIOTHÉRAPIE

L’héliothérapie, systématiquement appliquée depuis 1895, par Poncer est, nous l’avons dit, le traitement de choix.

Le soleil, par le fait que ses rayons possèdent la gamme des ondes radio-actives de façon atténuée, mais complète, constitue à lui seul le traitement le plus complet et le plus parfait.

Mais ce traitement est aussi le plus dangereux, car son intensité ne saurait se doser. Et, d’autre part, comme il paraît inoffensif les malades en usent et en abusent, créant ainsi dans l’organisme des torts considérables.

Le soleil doit être donné modérément et progressi-

ere

vement, Le malade doit être suivi de façon constante.

Cures prudentes, cures progressives, ce qui implique de la part du malade de la confiance, de la discipline et de la patience, car il est souvent difficile de faire comprendre à une certaine clientèle pourquoi il importe de ménager les bienfaits des rayons solaires. Mais il suffit en ce cas, de rappeler les méfaits des bains de soleil au bord de la mer, coups de soleil en apparence inoffensifs, en réalité parfois dangereux.

On ne saurait, sur ce sujet, plus que sur les autres, assez se reporter aux nombreux travaux qui ont été publiés en la matière. La plupart de ceux-ci développent les résultats très satisfaisants qui furent obtenus dans tous les pays. Nous ne ferons que citer les publications de RozLier, de SERGENT, et de EissENDECK.

La technique est simple : séances nombreuses et courtes, sous la conduite d’un spécialiste. Premières séances de ‘quelques minutes seulement, les pieds seuls étant découverts. On exposera bientôt les jambes, puis les cuisses.

Ce n’est qu'après plusieurs séances que les cures de solaires se prolongeront et s’étendront à tout le corps, la tête exceptée dans tous les cas.

Les fiévreux devront être élorgnés aussi longtemps que persistera la température. S'il s’agit de poussée, le repos au lit sera de rigueur ; mais s’il s’agit de fébricule persistant tous les soirs, un autre traite-

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ment pourra être institué, en particulier chez les sujets atteints de tuberculose pulmonaire.

Certains praticiens ont toutefois conseillé de continuer les cures, de façon atténuée il est vrai avec un redoublement de modération, et de surveillance. Espacer et ralentir les expositions en raison des réactions qu’elles peuvent provoquer et des fatigues qu’elles suscitent le plus souvent.

Sous l’influence d’un traitement sage, l’amélioration ne tarde pas à se faire sentir. Localement, sédation progressive des symptômes, cicatrisation des lésions. Amélioration également de FPétat général, parallèlement avec celle des lésions péritonéales, reprise de l’appétit, du poids et des forces.

Mais le sujet ne pourra se considérer comme guéri qu'après avoir prolongé le traitement pendant des mois ; il ne sera en droit de reprendre le travail qu'après un laps de temps important et des épreuves progressives qui permettront au médecin d’affirmer une guérison définitive longtemps après la disparition des derniers signes cliniques ou de laboratoire.

L’héliothérapie s’accompagnera de repos absolu en dehors de la cure, le malade restera couché pendant les premiers temps, puis fera une courte promenade si son état général le permet, sans attendre pour se reposer la fatigue ou la fièvre, dans un site bien aéré, avec un climat doux et sédatif. En effet, des promenades abusives ou des fatigues résultant de visites ou de soucis peuvent provoquer une poussée ther-

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