LES CURES RADICALES
Si le terme de cure radicale implique l’idée d’intervention décisive et unique, le titre de ce chapitre ne saurait convenir aux différents traitements développés par la suite. Il s’agit d'interventions précises d’allure peu choquante, tantôt seulement en vue d'éclairer un diagnostic obscur, tantôt en vue d’agir directement, rapidement et de façon efficace in loco, soit sur la péritonite elle-même, soit en cas de complication locale, appendicite bacillaire, occlusion intestinale, tuberculose génitale associée, etc.
Les principales interventions sont :
la laparotomie ;
la ponction ;
le drainage ;
le pneumo péritoine.
La Laparotomie
La laparotomie, qui est moins fréquemment pra-
ENROOREL tiquée actuellement qu'auparavant est encore indiquée dans deux cas précis : comme mode de diagnostic en vue d'éclairer certains cas prêtant à confusion, et comme traitement par effet direct.
À. Dans certains cas, en effet, seule, une ouverture exploratrice permettra un diagnostic jusqu'alors incertain.
10 Dans les formes pseudo-appendiculaires plastiques d'emblée la péritonite simulant une appendicite banale conduit à une erreur de traitement fâcheuse, mais l’ouverture montre alors un cæcum semé de granulations. Cette forme guérit le plus souvent sans complication par l’héliothérapie.
29 Plus rare est la pérityphlite tuberculeuse avec tuberculose entéro-péritonéale. La péritonite accompagne dans ces cas l’adénite mésentérique tuberculeuse et l’entéro-colite, forme très rare, car l’entérite bacillaire s’associe exceptionnellement à la péritonite (MarFraAn). Dans ce cas, pronostic grave, l’évolution se compliquant de fistules post-opératoires et de suppuration.
B. Dans certaines complications, l’intervention est nécessaire, et ce, sans délai. Tel est le cas de l’occlusion intestinale survenant comme l’a montré MarFan au cours des formes fibreuses par bride provoquant coudure ou volvulus ; au cours des formes caséeuses par agglutination des anses ; au cours des formes aiguës par paralysie.
L’occlusion intestinale, fréquente, au cours des P. T. nécessite parfois des interventions immédiates.
HAS me
LEsars en a montré les différents mécanismes (brides, volvulus, agglutinations) et aussi bien dans une forme que dans l’autre l’opération est nécessaire en vue de libérer le transit. D'ailleurs, si le sujet n’a pas été opéré à temps, ce qui est fréquent, du fait de létat avancé d’une bacillose pulmonaire, par exemple, 1l se constitue rapidement des fistules exposant aux infections et amenant alors une intervention secondaire de pronostie fâcheux.
Tous ces cas ont fort bien été décrits par Boc- TANSKI.
L’infiltration tuberculeuse des viscères sous-jacents n’est pas rare au niveau du foie et de la rate sous forme de granulations ou de sclérose interstitielle. Dans les formes importantes, les compressions des organes voisins peuvent survenir, modifiant le tableau et prêter à une erreur de diagnostic, mais là encore l’intervention est nécessaire en vue d’une ablation large (vésicule surtout).
Chez la femme on reconnaîtra assez souvent l’association de tuberculose génitale et péritonéale la première relevant de la chirurgie, la seconde de Phélhothérapie.
C. Enfin, et surtout puisque c’est [à notre sujet même, la péritonite, relève de la laparotomie comme mode de traitement. Il est souvent bon d’exposer les lésions au soleil pendant quelques instants après l'ouverture. Témoin, avec Spencer Wezcs, fut le premier à conseiller cette technique qui a donné de bons résultats mais qui est, depuis, tombée en