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désuétude. Faut-il attribuer les heureux effets à l’action directe de l’air ou à l’efficacité de l’intervention même ? Dans les formes traînantes lorsque différents traitements ont échoué, il est bon d'exposer le péritoine aux rayons solaires pendant un quart d’heure lorsque le ventre est encore ouvert.
Îl sera plus facile d’effectuer une séance de rayons ultra-violets avant de terminer l’intervention par fermeture des tissus superficiels avec drainage. Mais l'efficacité du traitement associé demeure discuté comme présentant des inconvénients, (anesthésie prolongée, asepsie non rigoureuse) et même comme dangereuse.
Pourtant Témoin, ayant pratiqué d’une façon systématique la laparotomie sur des sujets porteurs de péritonite en vue d’associer des irradiations affirme avoir été récompensé par le plus heureux succès. |
La Ponction et le lavage
Etant donné la bégninité habituelle de la péritonite traitée dès le début,on comprendra que la première méthode ait été abandonnée pour faire place à des actions moins directes et moins radicales. La ponction est de celles-ci.
S’appliquant aux formes ascitiques, la ponction, très discutée ne s'applique en fait que dans les épanchements très abondants, gênant le malade pour respirer ou se déplacer.
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Pratiquée systématiquement par Werz et Loise- LEUR, elle est déconseillée par SERGENT, même quand on les fait suivre d'injection de naphtol camphré, lipiodol ou éther selon Fressincer et LEMmaIRE ou de sels d’or, comme le veut VILLARET.
Ce sont surtout l’eau et l’air qui ont étéinjectés avec des résultats heureux : il s’agit de lavages et de pneumo-péritoine.
L’emploi d’eau chaude en lavage après laparotomie ayant donné de bons résultats, on a pu améliorer de nombreux cas de P. T. à forme ascitique par ponction suivie de lavage.
On ajoutera avec succès à l’eau un liquide antiseptique tel que l’acide borique, le sublimé ou le naphtol camphré. L’eau sera maintenue à la température de 43 degrés au bain-marie au lit du malade, cette température ayant été, après maints essais, retenue comme active, mais inoffensive par BayLac.
La ponction est pratiquée en général dans le flanc gauche sur une ligne allant de l’ombilic à l’épine iiaque antéro-supérieure, point symétrique par conséquent de l’appendice par rapport à la ligne médiane. On fera incliner le malade de ce côté, afin de retirer le maximum de liquide en accumulant celuici dans le flanc gauche. Si la ponction ne provoque aucune douleur, il sera bon cependant dans certains cas de pratiquer chez les sujets pusillanimes une légère anesthésie locale au chlorhydrate de cocaïne, ou une pulvérisation de chlorure d’éthyle, ou simple-
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ment quelques instants avant l’intervention une injection intramusculaire de morphine.
Lorsque le liquide est complètement évacué, on pratiquera un premier lavage en faisant pénétrer dans l’abdomen 3 à 4 litres d’eau qui l’on laisse ensuite écouler. Puis on renouvelle lPopération jusqu’à emploi de 12 à 15 litres de liquide au total.
On constatera au début que le hquide de lavage est louche, tenant en suspension quelques flocons, mais le liquide va s’éclaircissant et lorsqu'il ressort. complètement clair on a le droit de penser que la séreuse a été lavée. Retirer alors le trocart et laisser reposer le malade couché. Sur dix observations rigoureuses, Bayrac conclut à six guérisons complètes et à quatre améliorations passagères. Mais si ces résultats sont encourageants, il est permis de se demander, l’auteur reconnaissant que « la péritonite tuberculeuse à forme ascitique étant une des mamifestations les plus bénignes de la tuberculose péritonéale, une de celle dont l’organisme arrive le plus facilement à triompher », si ces malades n'auraient, avec le seul concours du soleil, guéri d'eux-mêmes.
Peut-être, toutefois, note-t-on une accélération dans Paméhoration.
Selon les conclusions de l’auteur, on peut néanmoins dire que le lavage avec de l’eau stérilisée chaude agit.
19 En débarrassant le péritoine du liquide as-