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CHAPITRE VIII

ÉTUDE DES EXTRAITS MÉTHYLIQUES TUBERCULINIQUES

Certaines formes de tuberculoses ont été traitées avec succès par des extraits d’antigène méthylique. Qu'il s’agisse de tuberculose cutanée, ganglionnaire, osseuse, péritonéale ou pulmonaire. Necre et Bo- QUET, par une série de longs et remarquables travaux ont mis au point d’une façon définitive la technique et les applications de l’antigène. Malheureusement l’œuvre est encore trop récente pour qu’il soit possible de la juger et d’en apprécier les résultats.

Pour ces auteurs, l’antigène peut amener la guérison de péritonite même dans des cas ou les médications usuelles avaient échoué (héliothérapie en particulier), qu’il s’agisse de péritonite ascitique ou de lésions caséeuses avancées. Son action est plus rapide sur les péritonites ascitiques que caséeuses (2 à 6 mois au lieu de 3 à 12 mois). Et les premiers signes d'amélioration ne se manifestent qu'après deux à trois mois de traitement.

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La technique est simple. Les ampoules étant préparées à l’Institut Pasteur, on injecte sous la peau une à deux fois par semaine un quart, puis un demi, puis un centicube d’antigène en solution au dixième très progressivement.

Lorsque les injections sous-cutanées sont mal supportées ou ne produisent pas les résultats voulus, on traitera les péritonites par applications locales. Enfin, on pourra associer les deux méthodes, selon la technique de Gonzazo CorBALAN TRUMBULL.

Cet auteur prescrit les injections locales d’antigène méthylique à la dose de un quart de centicube à l’état pur, ce qui n’amène pratiquement aucun choc. Toutefois, l’auteur n’a pu préciser en comparant les différentes méthodes si l’on obtenait de meilleurs résultats avec les unes ou les autres ou bien en les associant.

Nous avons repris les travaux de Nècre et Boquer en vue de comparer l’activité des deux thérapeutiques sur des malades atteints de péritonite bacillaire.

Pour cela nous avons pris deux malades présentant des lésions ulcéro-caséeuse et évoluant d’une façon comparable, deux sujets de résistance moyenne, apyrétique et sans lésion pulmonaire importante. Sur l’un des sujets, nous avons pratiqué la cure classique, aux rayons solaires, par des expositions judicieuses selon la méthode prudente des présentations progressives. Sur le deuxième malade, nous avons pratiqué des injections d’extrait

d’antigène méthylique selon les doses prescrites par NèGre et Boquer. Nous devons dire que les résultats ont été comparables, guérison en quatre à cinq mois. Mais l’évolution s’est opérée différement dans les deux cas. Il semble que chez le sujet traité à l’antigène, l'amélioration se soit produite plutôt par poussées, avec des mieux puis des rechutes qui laissaient parfois supposer l’absence d’action. Mais au bout de deux mois, la guérison est survenue, avec de petites rechutes ; de sorte que nous nous sommes trouvés en présence d’un malade théoriquement guéri chez lequel il importait plutôt de prévenir les rechutes et de consolider la guérison, alors que le malade traité par les rayons solaires s’améliorait d’une façon plus progressive, mais certaine.

Nous nous proposons de reprendre ces recherches sur d’autres cas, et dans d’autres formes de péritonites, en particulier dans les évolutions plus sévères.

Signalons que CoLanert et GuERiN sont intervenus chirurgicalement sur des cas de péritonite tuberculeuse qui fut ensuite guérie par l’Allergine.

La sérothérapie et la vaccinothérapie ont été expérimentées avec quelques résultats dans le traitement de la P. T.

Mais il convient de reconnaître que les essais n’ont pas été approfondis et que de nombreuses recherches doivent encore être orientées de ce côté.

On connaît, certes, l’intérêt de pareils traitements dans la tuberculose en général : les travaux de Jous-

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sET ét de VAUDREMER, en particulier, non seulement sont connus de tous, mais sont passés dans le domaine de la pratique quant à leur effet thérapeutique indiscutable dans certains eas.

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