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LE TRAITEMENT MÉDICAL

Quelque soit le traitement institué et l’état du sujet, il est bon, dans la plupart des cas d’instituer sans attendre un traitement en vue de relever ou de maintenir l’état général afin de lutter contre l’infection.

Ce traitement peut être soit isolé, soit combiné soit alterné avec un autre traitement. Le plus fréquemment on associera un traitement local à un traitement général.

Ce traitement est celui de toutes les formes de tuberculose : il est constitué nous l’avons vu, avant tout, d’une cure d’air et de soleil, l’héliothérapie étant préférable à l’actinothérapie ultraviolette.

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Mais la guérison serait incomplète, inefficace et tardive s’il n’était institué corrélativement une thérapeutique d’ordre plus générale.

Avant tout, une alimentation modérée, faite de nourriture saine et substantielle. On surveillera chez ces malades plus que dans tous les autres cas les fonctions digestives et l’accroissement du poids.

SERGENT a insisté à juste titre, avec FERRIER, sur la nécessité d’ajouter une médication récalcifiante.

C'est à Emile GAUTRELET que revient le mérite d’avoir démontré l'intérêt d’associer chez les tuberculeux de toutes catégories un traitement général récalcifiant à une discipline sanatoriale (1892).

On ne saurait trop prescrire dans la tuberculose en général et spécialement dans ces formes qui sont l’apanage des sujets jeunes, fatigués, surmenés les médicaments recalcifiants.

Parmi les formules classiques, nous citerons quelques-unes des plus employées dans la pratique

19Fplycéro-phosphatelde Chaux PP EP ERP ER EEE 0 gr. 50 pour un cachet n° 20 un ou deux par jour.

29/carbonaterde Came NE PR CPR RS ETES 0 gr. 30 phosphatetricalcique Pt RAR RER die 0 gr. 50 Chlorurode SOUMIS CE ET Te 0er 15 masnésie CalCMÉs AR Sr LR UNE Re 0 gr. 10

un cachet aux trois repas.

89 carbonate dé Chaux. le ARR 30 gr.

phosphate (ricalcique PEAR EC PER E 60 gr.

Magie CAICINER NE R ie NN RE ER Ie 10 gr.

une demi-cuillerée à café dans un verre d’eau avant les 2 principaux repas.

On pourra associer à la chaux, la poudre d’os frais, l’arrhénal, l’arsenic et la strychnine, le fer, etc. On songera enfin, à l’iode chez des sujets ne faisant pas de température.

Parmi les spécialités ayant stabilisé pour la vente ces différents produits, on peut citer, parmi tant d’autres, la Tricalcine, les gouttes phosphocalciques, le chlorocalcrum, les calcium injectables, Sanpos, Pré, etc. On ne sautait enfin passer sous silence certaines spécialités d'ordre plus général qui donnent satisfaction chez ces débiles physiologiques, tels le Pancrinol Debat, Gaduarne, Plasmarine, Tonique Roche, etc.

S1 nous ne faisons qu’énumérer ces formules classiques ou ces produits spécialisés, c’est qu’on les trouvera dans tous les traités et formulaires. Mais nous nous étendrons sur certains médicaments qui moins connus, sont cependant fort appréciés de quelques spécialistes qui les ont essayés et ont publié des résultats remarquables. D’autres n’ont qu’un intérêt de laboratoire ou un attrait tout historique, plutôt qu’un bonheur dans leur action spécifique.

Les sels de terres rares, constituant le groupe cérique (néodyne, samarium, lanthane, praséodime) ont été utilisés à des concentrations variables. Celle de un pour mille s’est révélée la plus active, tout en étant la moins toxique. Légère amélioration chez le cobaye, ralentissement de l’évolution chez le lapin, mais action médiocre chez l’homme.

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Les composés radio-actifs ont eu leur heure de vogue, mais RENON après avoir constaté leur bon effet sur le cobaye ne constata aucune amélioration chez l’homme après les injections de sels de radium.

Les matières colorantes n’ont guère donné des résultats satisfaisants, qu’il s’agisse des colorants des matières grasses ou qu'il s’agisse des colorants solubles dans les graisses (Soudan IIT, Scarlat R, Nil bleu, etc.). Si SaiGa a réussi a atténuer la virulence de certaines cultures par la tripaflavine, ces résultats n’ont pas été confirmés par la suite. A la suite des travaux de Ravina instituant le Rouge Congo dans le traitement des hémoptysies, nous avons étudié sur l’homme et sur l’animal les effets de ce principe colorant.

Sur Panimal, nous avons obtenu des réactions physiologiques indiscutables injecté dans la veine de la grenouille dont on examinait les capillaires interpalmaires au microscope nous avons constaté, sous l'effet du Rouge Congo un ralentissement très net de la circulation et ce, dans les minutes qui suivaient. Il est vrai que ce ralentissement était de courte durée, mais une seconde injection confirmait le premier effet, et on remarquait, toujours sous l’objectif, un arrêt à peu près complet de la circulation artérielle.

Cette technique présente en pratique, un certain nombre de difficultés de mise au point qui nécessite des essais multiples, mais les résultats sont par la suite très aisés à constater.

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On peut également observer des variations dans les dimensions des capillaires, qui se ressèrent quelques minutes après l'injection de Rouge Congo en même temps que la circulation se ralentit.

Chez l’homme, pratiqué à la suite d’hémoptysie de peu d'importance le Rouge Congo présente l’avantage de ne produire aucun choc, mais nous n’avons pas constaté d’amélioration de l’état général, en particulier chez les sujets atteints de P. T.

L'huile de foie de morue est, de toutes les matières grasses celle qui a donné les meilleurs résultats. Aussi est-elle encore souvent utilisée, surtout chez l’enfant. Citons également l’huile de Chaulmoogra.

Certains produits, comme le xylol, l’alcool benzilique ont une activité comparable, quoique moins nette à la série des solutions camphrée, créosotée, gaïacolée, goménolée, etc.

Les sels d’or, là comme en tuberculose pulmonaire, ont eu leur heure de célébrité. Ils ont été complètement abandonnés. Les sels de cuivre ont de même été préconisés. Harry J. Cooper et STE- PHAN PEkaANovirc ont expérimenté les sulfates, acétate, oléate et albuminate de cuivre chez le cobaye et chez l’homme par voie intraveineuse. Le cyanure de mercure est également bien toléré, mais il faut le reconnaître, sans grand résultat. Mme VAx LiNDpEN a utilisé des associations chlorure de cuivre et bleu de méthylène. Le cyanure de potassium et de cuivre ont également été employés avec quelques bons résultats.

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Fosca ayant injecté par voie intrapéritonéale une solution de chlorure de calcium à 4 % n’a pas obtenu d'amélioration chez le cobaye. Boquer et NèGre ont associé, avec un certain succès, semblet-il, le chlorure de manganèse à l’antigène méthylhique, et LanperaArr a eu de nettes améliorations en combinant l’iodate de manganèse à l’arséniate de chaux. Nous reviendrons, d’ailleurs, sur les travaux de Necre et Boquer dans le chapitre suivant,

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