RUES
toujours aux mêmes endroits lorsqu'on multiplie les radiographies, mais en des points très variables. Parfois des adhérences unissent le cæcum, le côlon ascendant et le transverse. Enfin, certaines images peuvent montrer des ganglions gros et abondants.
Les formes cliniques varient avec le début, l’évolution et la prédominance des symptômes.
Classiquement, on peut distinguer les formes aiguës et les formes chroniques.
A. — Formes aiguës.
Les péritonites à prédominance générale ou les formes purement péritonéales ; si les premières se rencontrent de préférence chez l’adulte, les péritonites aiguës purement locales décrites par HurTinez et Com8y s’observent plutôt chez l'enfant.
La tuberculose pleuro-péritonéale, qui frappe l'adolescent, se caractérise par des signes abdominaux (douleur, météorisme, ascite) secondaires à de légers épanchements thoraciques (toux, frottement, épanchement) l’ensemble s’accompagnant de fièvre. L'évolution est le plus souvent heureuse et se termine par la guérison sans séquelle.
B. — Formes chroniques.
19 Ascite de la jeune fille.
Après quelques symptômes généraux, seule persiste l’ascite qu’il est inutile, de ponctionner. La recherche de bacilles est inutile car toujours négative. Par contre, l’inoculation est constamment positive. Mais l’évolution est heureuse : guérison sans trace.
29 Forme ulcéreuse ou ulcéro-caséeuse.
Forme de l’adulte, elle s'accompagne généralement d’une tuberculose pulmonaire ou génitale. Après un début insidieux, la période d’état s’installe avec son cortège classique (fièvre, sueurs, matité abdominale en damier). Evolution sévère, presque toujours fatale.
3° Forme fibreuse ou fibro-adhésive.
C’est une forme qui se rencontre chez l’adulte avec évolution plus ou moins favorable.
Si nous avons cru devoir décrire ces formes qui sont les plus fréquentes, c’est qu’en pratique, l’évolution se fera d’elle-même et que le praticien selon le succès ou l’insuccès de la thérapeutique instituée ne saurait se féliciter ou se blâmer ; aidant ou combattant faiblement la nature il pourra constater que, pratiquement, la P. T. guérit assez facilement avec le seul appui de l’héliothérapie : il s’agit alors d’une tuberculose atténuée ; comme dans les pleurésies, la P. T. est fonction de la virulence du germe ; il s’agit là d’un microbe atténué, la sévérité de l’affection étant fonction de la qualité ou de la quantité de bacilles. ;