CHAPITRE III
Si chaque forme de péritonite nécessite un traitement spécifique, on ne saurait toutefois préciser la thérapeutique exacte de chacune de ces formes, Le terrain, la vie du malade, le milieu social, le clmat dans lequel 1l vit et surtout l’évolution doivent faire instaurer un traitement partieuher.
En fait, les formes chroniques utilisent surtout les méthodes climatothérapique et physiothérapique, tandis que les formes aiguës ou subaiguës qui menacent immédiatement la vie du malade, utilisent plus audacieusement les méthodes chimiothérapiques, ou même sérothérapiques, qui prétendent à une action spécifique, mais qui ne sont pas sans danger.
D'une façon générale, on instituera simultanément un traitement local et un traitement général.
À) Traitement local. -— Il est particulièrement indiqué dans les formes avec épanchement.
Eviter la ponction, qui ne sera pratiquée que quand
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l'abondance du liquide constituera une gêne importante pour la vie du malade. Certains auteurs, en particulier P. E. Werz et LoïseLeur, ont conseillé linjection d’air stérilisé après ponction systématique. Mais cette méthode est aujourd hui abandonnée et Sercenr l’a même déconseillée.
L'application de collodion est couramment pratiquée pendant la période fébrile ; aussitôt que la température tombe, 1l est indispensable d'utiliser les ressources de la physiothérapie. Car, dans presque toutes les formes, en particulier dans les formes caséeuses et fibro-adhésives les rayons constituent le traitement idéal de la péritonite. L’héliothérapie, avant tout, constitue un traitement de choix, celui auquel tout praticien songera dès le premier jour, celui qu'il préconisera, celui qui, il faut l’avouer lui donnera les meilleurs résultats. Toutefois, ce traitement qui doit être institué très progressivement est contre-indiqué dans les tuberculoses pulmonaires. Nous y reviendrons dans un chapitre spécial.
L’actinothérapie, peut, dans nombre de cas, remplacer lPhéliothérapie.
Accessoirement, à côté des ultra-violets, on pensera aux infra-rouges et à la Rœntgenthérapie.
D’autres traitements, plus modernes, sont aujourd’hui à l’étude, les sels d’or en Allemagne, l’antigène méthylique en France en particulier.
B) Traitement général. — Il s’agit surtout de reconstituant et de recalcifiant chez l’enfant, de traitement de soutien chez l’adulte.
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C) Traitement spécifique.
Le sérum de Durour, le vaccin de Jousser, la choline prescrite par CarLe et Leurer, les terres rares mises en avant par GRENET, le cérium, la lanthane, le molybdène étudiés par FL£LANDIN ; autant de traitements que l’on ne saurait juger, mais sur lesquels nous reviendrons en détails. On associera le repos absolu, le malade complètement étendu, une alimentation abondante, une cure hygiéno-diététique, une surveillance constante, un climat doux, un air sain, et si possible l’absence de soucis. Mais, là encore, comme souvent dans les affections chroniques, surtout en tuberculose, 1l se pose à côté du problème médical un problème social. S'il ne s’agit point de cure d’air commeune tuberculose pulmonaire, il importe que la cure de soleil soit faite en permanence. Et chercher le soleil en hiver dans nos pays devient une question de finance pour ceux — et ils sont nombreux, surtout malades — qui n’ont pas été favorisés par la fortune.