PIED PLAT VALGIJS DOULOUREUX
campagne, et, après avoir fauché plusieurs jours d'une manière persistante, il ressentit de vives douleurs dans les deux pieds, mais principalement dans le pied gauche ; il fut soigné de différentes manières sans être soulagé; ce n'est qu'après plusieurs mois qu'il vint à l'Hospice orthopédique, où il subit notre traitement. Comme pour nos autres patients, les manipulations étaient d'abord très douloureuses, mais le mieux ne tarda pas à se faire sentir et, au bout de deux mois il sortit guéri. Il est venu, deux ans après, nous demander une déclaration de pieds plats douloureux, espérant se faire exempter du service militaire.
Obs. IX. — Julia L..., grosse fllle.de quatorze ans, a toujours eu les pieds plats. Ayant habité une chambre un peu humide, elle eut des douleurs de rhumatisme qui l'empêchèrent complètement de marcher ; elle entre à l'Hospice cantonal où elle fut soumise à un traitement qui n'amena aucune amélioration.
Quelques semaines après, elle vint à l'Hospice orthopédique; à son entrée, nous observons sur elle des pieds plats valgi douloureux très prononcés avec déformation et immobilité complète de l'articulation tibio-tarsienne ; les manipulations étaient très douloureuses. Une dizaine de jours d'un traitement régulier ont suffi pour obtenir une amélioration et, sept semaines après, la jeune fille nous quittait pouvant marcher facilement, mais elle n'était pas suffisamment rétablie car, s'étant beaucoup fatiguée à.la campagne, elle dut revenir chez nous, où elle resta encore six semaines. Nous la voyons une année après, et elle nous dit qu'elle n'avait plus ressenti de douleurs et qu'elle pouvait bien marcher.
Obs. X. — Casimir M..., garçon de 18 ans, faible de constitution, vint me consulter en avril 1889 ; ce garçon est atteint de pieds valgi douloureux de cause rhumatismale. Il sort de l'Hôpital cantonal, où il a été soigné pendant cinq mois pour du rhumatisme articulaire.
La marche était très pénible, les mouvements absolument nuls et la moindre tentative de redressement amenait de vives douleurs ; il entre à l'Hospice orthopédique où il est soumis à un traitement qui a été très douloureux et pénible dans la première quinzaine, mais un peu d'amélioration ne tarda pas à se montrer; les mouvements revinrent peu à peu sous l'action des manipulations et de l'électrisation énergique du jambier antérieur. Après deux mois de traitement, il pouvait marcher et travailler au jardin. Sept mois après, il sort de chez nous pouvant parfaitement marcher et remplir le service de valet de chambre. Depuis sa sortie de l'Hospice, il y a quatre ans, il n'k pas ressenti de nouvelles douleurs.