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Du traitement des pleurésies purulentes au moyen du siphon Revilliod

La chirurgie pleuro-pulmonaire étant encore actuellement très à l'ordre du jour, toute production dans ce domaine peut présenter un certain intérêt, soit en apportant sa pierre à l'édifice si elle est nouvelle, soit comme terme de comparaison si elle est ancienne.

Le traitement des pleurésies purulentes par le siphon n'est certes pas une nouveauté, mais le peu de publicité dont il a joui jusqu'à présent, malgré les nombreux services qu'il a rendus d'une part ; l'abandon presque systématique dont il a été l'objet par certains praticiens, d'autre part, nous ont paru motifs suffisants pour lui consacrer une étude spéciale et chercher à lui conserver son rang parmi tous les procédés usités aujourd'hui.

Grâce aux modifications et aux perfectionnements successifs apportés par le prof. Hevilliod dans son dispositif et sa technique, le siphon tel que nous l'employons depuis quelque vingt ans à la clinique médicale de l'Hôpital de Genève, peut soutenir avantageusement la comparaison avec les derniers procédés préconisés par la chirurgie moderne. Nous pourrons, pour mettre en évidence ce dernier point, nous appuyer dans le cours de notre travail sur de

nombreuses observations personnelles; un certain l'a u très, déjà publiées par deux de nos anciers (Thèses: Archawski 1890, et Djourith, 1892), nous serviront à compléter notre statistique.

Un point sur lequel on n'a pas encore insisté suffisamment, c'est la technique de l'appareil.

Tandis que pour chaque interventiou chirurgicale, le manuel opératoire, la description du procédé, sont exposés tout au long dans chaque traité spécial, en ce qui concerne le siphon, nous ne trouvons guère que quelques indications très sommaires. Nous sommes convaincus que bon nombre d'insuccès et de causes d'abandon sont dus à une connaissance imparfaite, ou pour le moins, incomplète <lu maniement de l'appareil dans les nombreux détails qu'il comporte pour son bon fonctionnement.

Umiis cette idée, nous consacrons un chapitre spécial de notre travail à la technique; nous donnerons aussi un aperçu historique de la question, chose qui, à notre connaissance, n'existe pas encore.

Nous ne terminerons pas ces quelques Jignes sans exprimer à M. le prof. Revilliod notre vive gratitude pour ses précieuses directions, ainsi que notre reconnaissance sincère pour la bienveillance dont il nous a entouré pendant notre internat dans son service.

Nos meilleurs remerciements aussi à MM. les prof. D'Espine, J. L. Reverdin et Kummer, pour les documents qu'ils ont bien voulu nous communiquer, ainsi qu'à notre vieil ami, le 1)' Wiki, pour l'obligeance c laquelle il nous a secondé dans nos traductions.

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