C... Edouard, 42 ans. agriculteur. Bonne santé antérieure
1890, 13 août. Pneumonie gauche.
27 août. Epanchement purulent à la base gauche.
1er septembre. Thoracentèse = 1000 gr. pus sale, fétide.
6 septembre. Empyème et siphon. 1 litre de pus de même nature.
7 septembre. Lavage au vin aromatique.
11 septembre. Se lève, bon appétit, le siphon fonctionne bien.
tembre. Pus s eux.
19 octobre. Appareil i
1 j gouttes de sér< >-p
( )icatrisation.
1 ►urée du siphon, 68 jours.
Observation XXII résumi
\. .. François, 26 ans, charretier. Un frère mort de méningite tuberculeuse. Sujet aux coliques hépatiques.
1893,23 mai. Début d'une plein auche, for! point
diaphragmatique. 39 ,3.
27 mai. Constatation d'un épanchement trouble verdàtre ponction exploratrici
2 juin. lre thoracentèse - 1550 cm.3 pus vert. L'épanche-
• reproduil rapidement. L'urine devient albumineuse.
9 juin. "J""* thoracentèse 1 1"" gr., pus même nature.
15 juin. Etouffements, œdème des pieds, fièvre i0°,2, se
cachectise. Empyème, siphon = pus el fausses membranes.
21 juin. Fièvre moins élevée, 38°. Enorme quantité de
fausses-membranes.
juin. Le pus devient séreux. La cavité diminue passaient de volume, mais l'état général laisse à désirer. I jours p& le, enflé, fébrile, 38° les soirs. Muguet. Albubumine 1 ,51
juillet. Le tube touche le poumon. Appareil B.
3 juillet. Le poumon a chassé lui-même le tube au de- -. Appareil C. L'albumine et l'enflure diminuent.
T juillet. Rétention de pus, quoique la cavité soit très
tîte. Remis appareil 15.
12 juillet. La sonde ne pénètre plus que dans les parties molle-. Pansement ouati
20 juillet. On ne constate plus de trajet, la plaie presque complètement fermée suinte à peine. Hou étal général sauf l'albumine qui persiste.
25 juillet. ( licatrisation complète.
L'albumine diminue el le 2 aoûl elle a disparu radicalement i irai est excellent.
I tarée «lu siphonnement, Ï0 jours.
Observation XXIII.
L..., Alphon.se. 38 ans. cafetier. On ne sait depuis quand date la pleurésie et la maladie qui lui a donné lieu. 1 frère poitrinaire. Antécédents personnels: grippe, rougeole, alcoolisme, fièvre typhoïde en 1893.
Depuis 1888. sujet à des accès de dyspnée revenant >urtout la nuit, l'obligeant à se tenir dans un fauteuil. II habitait alors Grenoble et remarque que ces accès disparaissaient lorsqu'il changeait de résidence. Mais cette dyspnée reprit une nouvelle acuité après sa fièvre typhoïde en l€
Il se livre d'habitude à quelques excès de boissons auxquels il est exposé par sa profession de cafetier.
En mars 1897, les signes d'éthylisme se sont accentués. Il éprouve un malaise général, il se met à tousser et à souffrir de points de côté et de fièvre le soir, la dyspnée devient continue.
1897, 3 mai. Les Drs Schwob et Cristiani constatent la présence d'une pleurésie droite et font une thoracentèse qui donne issue à du pus séreux, trouble, verdâtre.
Il en résulte un soulagement momentané, cependant fa lièvre persiste autour de 38J.5. Le pouls a toujours été petit et fréquent. 132. L'état général s'aggrave de jour en jour, caractérisé par une fièvre continue d'aspect hectique. angoisse, douleurs dans tout le côté droit de la poitrine, dyspnée continue, insomnie, diarrhée. Le malade ne peut plus quitter le lit.
•21 mai. Le Prof. L. Revilliod. appelé en consultation, constate les phénomènes susdits et conseille d'entrer à l'hôpital. Une seconde thoracentèse faite séance tenante donne issue à du liquide franchement purulent.
Le malade entre à l'hôpital le 25 mai.
Status. — Très affaibli et amaigri, doigt- hippocratiqu teint pâle, cireux, pyémique, muguet, dégoût, pouls très fréquent et petit.
*28 mai. Empyème. Siphon.
20 juin. Beaucoup de pus et de fausses-membranes.
15 juillet. Crache un peu de sang, fièvre, frissons. A-
ration du siphon douloureuse, énerveraient, vomissements, pieds enflés. Beaucoup de fausses-membranes. Septembre. Commence à aller mieux, encore de grandes des de fausses-membranes en paquets el en pous- Se lèt e.
b. Quitte r hôpital, vient chaque jour se faire ser depuis son domicile. Le pus diminue, prend l'aspect itineux.
3 décembre. Débâcle de fausses-membranes. Grands la- - m \ in aromatique et à ia quinine 1(| " oo. 21 décembre. L<" poumon se libère et revient. 11 janvier. Encore des fausses-membranes.
20 janvier. Appareil B.
Février. Frissons. 38°,8, rétention «I»' 150 gr. «le pus. On remet l'appareil B qu'on avait enlevé pour un simple pansement ouaté.
i mai. Pus fétide, verdàtre, épais. Injection deLabaraque et réaspiration; I»' liquide devient séreux, on enlève de nou- \ eau l'appareil 15.
27 mai. La seringue ne ramène rien, mai. < trifice clos.
» juin. Rétention de 50 gr. de liquide séro-purulent : on de la liqueur de Villatte.
."> juin. On remet l'appareil B.
6 juin. L'appareil a donné 180 gr. de liquide sanguin, presque du sang pur.
7 juin. 1 )u liquide séreux, rouge.
;'l juin. Il existe de nouveau un peu de fétidité. Lava-.' au bisulfate de quinine.
» juillet. Pansement simple sans tube.
5 juillet. Aspiration à la seringue = O.
lu juillet. 5 ;i In gr. de liquide séreux1 clair, par jour.
21 juillet. Départ pourLouèche; on lui fait <\r- injections
le Louèche dan- la plèvre. • i • bre I Sicatrisation complète.
i e cas, par sa difficulté à aboutir à une guérison définitive el ses fréquentes rechutes après une série d'améliorations passagères, nous avait fait craindre que
le malade ne restât fistuleux comme celui qui fait le sujet de l'observation qui va suivre ; il restait effectivement une petite cavité que le poumon n'arrivait pas à combler malgré tout ; ce qui le prouve, c'est que dè> qu'on enlevait le drain de sûreté, le trajet pariétal ayant une grande tendance à l'oblitération, se refermait rapidement et à sa suite apparaissaient des symptômes de rétention.
Nous avons été tenté même de réséquer quelques centimètres d'une ou deux côtes à un moment donne pour provoquer un léger affaissement de la paroi capable de combler le petit reliquat de l'empyème. La résection ainsi comprise, comme acte terminal et non comme traitement initial de la pleurésie, peut selon nous, trouver une indication, mais ce n'est qu'après avoir épuisé les dernières ressources du siphon qu'on peut y recourir, comme le prouve le cas donné.
Observation XXIV résumée .
P.... Edouard. 22 ans. maçon. Pas d'antécédents héréditaires. Bonne santé antérieure.
Février. 1891. Début de pleurésie droite.
17 mai. Première thoracentèse. 500 gr. de liquide jaune, transparent.
25 mai. 2me thoracentèse. 1000 gr. de liquide identique.
19 juillet. 3me thoracentèse, 2* litre de pus.
L'épanchement se reforme rapidement et devient très abondant.
7 août. Pleurotomie. Siphon. 3250 gr. de pus.
1 octobre. Toujours assez grande quantité de pus. 150 à 200 gr. par jour.
Décembre. 60 à 80 gr. de pus quotidien. Appareil l>.
Avril. 1892. Diminution lente du pus, sans incident notable.
25 avril. 15 à 20 gr. par jour. Appareil C
nai. Injection Villatte.
17 mai. Pus retenu. < m remet le B.
uin. La sécrétion tend à tarir. Pansement plat. '2 juillet . < M'ifice un peu humide.
12 juillet. Rechute. Siphon A puis quelques jours après B. De juillet à octobre, travaux de campagne avec appareil lî. puis ( ! les derniers tem| Janvier. 1893. Pansement encore taché. ' 1 mars. Repris la vie de campagne. Se pense lui-même
Juin. Même état, une fistule persiste, sécrétant une dizaine de grammes de pus séreux par jour.
v fisiuleux. Sécrétion de quelques gouttes de ■pusdansles 24 heures. L'état général est excellent, fort travailleur. Poids 52 kil.. il en pesait 12 le jour de l'oation de l'empyème.
On n'a jamais constaté la présence de bacilles de Koch dan- les crachats.
Notre expérience en pareil cas est suffisante pour nous autoriser à dire que la seule cause de la persistance da la fistule doit être attribuée au dépari précoce du malade, qui a voulu quitter l'hôpital alors que la cavité pleurale, si petite qu' elle fut. réclamait encore le port du siphon.
Observation XXV.
Pleurésie tuberculeuse : 1° séreuse, 2° purulente, Il thoracen- Pneumothorax. Empyème, siphon. Guérison du pneumothorax et de la fistule bronchique. Chronicité «le la suppuration n'affectant pas l'état général.
P loseph, cultivateur. Père mort de tuberculose pulmonaire. Deux -dur- mortes de la même affection. Donne santé habituel
16. En novembre, coup de froid avec frissons et points .i droite. Perle graduelle «les force- et de l'appétit lant tout ce mois et le Buivant.
1897. En janvier, constatation "l'une pleurésie droite par
un médecin de la ville, et quelques jours après première thoracentèse par le Prof. Revilliod appelé en consultation, ssisté du dit médecin. Ecoulement de 3 litres de sérum.
3 juin. Entrée à L'hôpital. Passablement amaigri, faible, mais apyrétique. On constate alors un épanchement assez considérable à droite atteignant l'épine de l'omoplate.
L'appétit est conserve, l'urine ne contient pas d'albumine, potion diurétique.
» juin. "2me thoracentèse = 1800 gr. de sérum clair à reflets verdàtres, et qui se reforme rapidement.
•21 juin. 3me thoracentèse = 1600 gr. idem. Théobromine int lis à doses croissantes.
3 juillet. 4me thoracentèse = 1900 gr.
i août. Quoique l'état général se maintienne, l'épanchement récidive avec ténacité : le malade en a l'impression subjective : sensation de poids, de Mot quand il se penche à gauche.
5me thoracentèse = 1275 gr. Le liquide a changé de caractères, il est brun, trouble et. sur la fin de 1-a ponction, surviennent de< signes de pneumothorax : gargouillements, etc.. le malade est angoissé, plaignant.
7 août. Les bruits objectifs du pneumo se confirment à l'auscultation.
'21 août. 6me thoracenthèse = 1200 gr. de liquide trouble, couleur de vin nouveau.
28 août. 7me thoracentèse = 900 gr. idem, quoique les signes du pneumo soient très nets, l'air n'arrive pas dans l'appareil.
15 septembre. 8me thoracentèse = 1300 gr. liquide trouble, ut ante.
2 octobre. 9ine thoracentèse = 1000 gr., liquide trou Mr. ut ante
27 novembre. 1 0me thoracentèse = iOOgr., liquide trouble. ut ante.
L'état général se maintient d'une façon très satisfaisante.
11 décembre. Un peu cachectisé, amaigri; la matité occupe de nouveau toute la région axillaire, et l'auscultation ne décèle plus de pneumothorax. ll"'e thoracentèse qui ra-
mèn< fois 2100gr.de pus jaune, fluide ; malgré
le malade n a jamis eu de fièvre antérieurement !
2(1 décembre. Empyème et siphon qui fonctionne bien. décembre. Fonctionnement normal, 100 à I50gr.de •membranes dans les 2 » heures.
31 décembre. Etal général moins satisfaisant. Fièvre les soirs -
I janvier. Par moments, la boule ne fait pas le vide et pompe de l'air à l'infini, le pneumothorax existe toujours.
Février. 100 gr. de pus quotidien. L'état général ne décline pas, le poids se maintient à 62 kil., quelques oscillations de la température atteignant parfois 38°,5 le soir.
20 février. \n sortie à pied effectuée sans trop de difficulté.
27 février. La cavité mesure 0,11 cm. de profondeur et
- irbe 500 gr. de liquide.
Mars. La suppuration devient chronique, 80 à Iimi gr. : lavage avec la solution de quinine.
Avril. Qontinue à se promener, bon appétit, état général
l est alors qu'on injecte un cobaye avec du pus provenant de la plèvre malade. Le cobaye meurt avec «le- ganglions tuberculeux ulcérés, l'n examen des crachats révèle «I la même époque de nombreux bacille- de Koch.
A partir de ce moment, et pendant les mois suivants, la suppuration reste chronique variant entre 80 et 120 gr. par jour. Mais le malade supporte bien son siphon el s'habitue à vivre avec. Il se promène à la campagne, en portant sa carafe dan- un petit sac à main. Il est apyrétique, mange de hou appétit. Le poids et les force- sont conservés. En outre, a partir du mois de septembre, la fistule bronchopleurale <|ui s'était fermée et ouverte par intermittences esl complètement cicatrisée, la boule d'appel fait bien le vide; on entend à l'auscultation une respiration assez superficielle, mélangée de râles bronchiques et de frottements iraux, ce qui veut dire que le poumon fonctionne dans la mesure du possible, et ne reste pas inerte et atélectasié dans la cavité pleurale. Le fait que les produit- de sécrétion • éliminés au fur et a mesure, empêche les phénomènes
de résorption de se produire, soit fièvre hectique, anorexie, diarrhée, etc. Le malade est rendu à la vie commune, et si sa liberté d'allure est un peu compromise par rembarras d'un appareil qui le suit partout, elle n'est pas incompatible avec certaines occupations sédentaires. Dans ces conditions le malade est beaucoup plus un invalide qu'un véritable malade.
Observation XXVI.
Tuberculose pulmonaire. Cavernes. Pneumothorax transformé
en hydroetpyopneumothorax. Deux tlioracentèses. Cachexie. Hecticité. Empyème, siphon. Grande amélioration. Longue survie.
C... Emile, 21 ans, mécanicien. Antécédents héréditaires collatéraux : 1 frère mort à 27 ans de tuberculose pulmonaire, 1 sœur sujette à la toux.
Antécédents personnels : Rougeole et coqueluche à 3 ans. Croup à 4 72 ans, trachéotomie. Bien portant jusqu'en 1893, époque à laquelle il commence à perdre ses forces. Etat stationnaire jusqu'en 1896 où il est pris d'enrouements fréquents.
1897, janvier. lre hémoptysie qui dure 3 jours, suivi»' d'accès de toux et d'étouffements. anorexie, faiblesse croissante et fièvre.
En avril surviennent des sueurs nocturnes abondantes, une expectoration épaisse jaune verdâtre et des vomissements alimentaires. Vu à ce moment par un médecin de la ville qui constate une infiltration des sommets au 3me degré à droite, au 1er degré à gauche. Les symptômes de laryngite tuberculeuse qui dataient de plusieurs mois déjà s'accentuent. Forte dysphagie.
3 juin. Formation d'un pneumothorax droit, qui provoque des accès d'étouffement terribles ; néanmoins tous les symptômes antérieurs s'amendent peu à peu à la suite de ce pneumothorax, l'expectoration diminue, l'appétit revient en même temps que les forces, et en juillet le malade peut faire quelques promenades ; cet état se prolonge jusqu'en octobre, en même temps que se forme un hydropneumothorax, qui monte peu à peu pour atteindre le sommet en no-
vembre. A ce moment, les vibrations sont abolies sur toute la hauteur du poumon droit, uV môme que le murmure vésiculaire. Etal stationnaire jusqu'en février 1898, où une ice de la lièvre et de la toux font prévoir la transformation purulente de l'épanchement. Ponction exploratrice qui donne en effet du pus olair, limpide. 22 février. If'' thoracentèse, très douloureuse et mal sup-
. de pus.
5 mars. Le malade entre à l'hôpital, status: Pâle, pomessoufflé, ménage ses paroles, aphone, pouls faible Matité de tout le poumon droit. Sko-
dismi >mmet en avant : quelques frottements à gauche.
;onliennent des bacilles de Koch. On pratique le même jour une 2°" thoracentèse qui donne 2400 gr. de vert, bien lié, sans odeur. Un cobaye inoculé avec ce pus est mort 32 jours après de tuberculose généralisée). Pas d'albumine dans l'urine.
8 mars. Depuis le jour de la ponction thoracique, on perçoit très nettement la succession hippocratique.
1 \ mars. Narcose locale à la cocaïne, empyème ; écoule ment de l«s">n gr. de pus i.t supra. Installation du siphon et lavage à la quinine 10 ° m.
Au bout de quelques jours de siphonnement la quantité de pus quotidien diminue et tombe à 100 gv. environ, de 350 a iOO gr. qu'elle était au début : meilleur état général, quoiqu'une faiblesse extrême persiste encore.
mars. L'aspiration est douloureuse. Beaucoup de sses-membranes arrivent dans le flacon. Malgré le pneumothorax le siphon fonctionne bien.
avril. Depuis quelques jours, le siphonnement devient imparfait, le tube fait mal : en outre il parait exister de la rétention, la fièvre est élevée, le pansement -ouille: mais le mai. -i sensible, si émacié, qu'il crie dès qu'on touche
0 appareil, OU à Sa plaie thoracique : ou procède alors à
une anesthésie superficielle au chloroforme pendant laquelle appareil qui est - complètement obstrué par un énorme paquet de fausses- membranes, fortement enchas
et qu on retire avec peine . après avoir fendu le i >utchouc.
7 avril. Soulagé à la suite de la manœuvre du 5 avril.
12 avril. Très plaignant, cachectique, pusillanime, crie à chaque aspiration de la boule. En outre, la quantité du pus a plutôt augmenté. 150 à 300 gr. par jour.
25 avril. Pour la seconde fois la boule reste creuse, la listule brouchique semble se cicatriser.
1er mai. La fièvre n'est plus continue, apyrexie par moment ; l'état général tend à s'améliorer, le malade est très euphorique, tout en restant très souffrant de tout son thorax droit.
30 mai. Le malade se lève, vient à pied se faire changer son pansement. La fistule fait entendre un piaulement à l'aspiration de la boule. 100 gr. de pus par joui', lavage à la solution de quinine tous les *2 jours.
31 mai. lre sortie au jardin.
i juin. Liquide sanguinolent, mélangé de fausses membranes qui ont saigné en se décortiquant.
•25 juin. Affaissement de la paroi antérieure du thorax sur la vaste cavité sous-jacente dans laquelle une sonde Nélaton pénètre entièrement sans rencontrer d'obstacle.
29 juin. L'amélioration générale continue, le malade se promène tous les jours, la fistule paraît cicatrisée, la boule reste creuse.
18 juillet. Le malade quitte l'hôpital et revient chaque matin à pied depuis son domicile ;2 kilom.) se faire panser. La fièvre est tombée, les forces sont considérablement revenues, l'appétit est bon.
Statu quo jusqu'au 18 septembre. Ce jour-là survient une hémoptysie assez forte.
23 septembre. L'oppression est revenue ces derniers temps, accompagnée de faiblesse générale, le malade haletant ne peut venir à pied se faire panser et demande luimême de rentrer à l'hôpital.
•24 septembre. '2me admission à l'hôpital. Status: Grande pâleur, avec fond de cyanose, collabant ; très faible, l'état s'est rapidement aggravé depuis quelques jours. Le pouls est de nouveeu filiforme, la toux et l'expectoration ont subi une forte recrudescence aussi : silence respiratoire presque complet sur tout le côté droit, tandis que la respiration
triante à gauche, mais entremêlée de nombreux râles muqueux. Fièvre élevée Le soir, i0*,3. Quantité de pus très variable, oscillant entre 50 et loo gr. par jour.
lu octobre. Fortes douleurs dan- le côté gauche. Frottements pleuraux, mais pas d'épanchement.
15 octobre. Les accès de dyspnée, rares encore les premier- jours du mois, deviennent de plus en plus longs et fréquents. Toux pénible, quinteuse en dépit des calmants qu'on lui administre. Gyanose de la face, grande fragilité
de tout l'edili*
Novembre. Dyspnée extrême, pouls filant. Hecticit<
18 novembre. Bxitus.
i Grand pyopneumothorax droit, affaissement
complet du poumon droit. Ouverture de la perforation du sommet droit, permettant d'introduire une sonde cannelée qui arrive dans um- bronche ectasiée. Foyers caséeux, en partir ramollis dans le sommet droit. Foyers idem et calait- le poumon gauche, avec nombreux tubercules
enta dans leur entourage. Légère néphrite parenchymateuse. Splénite aiguë. Quelques ulcérations tuberculeuses de l'iléon et du caecum.
Dans ce cas la mort est survenue, conséquence fatale el attendue de la marche progressive «les lésions tuberculeuses; mais à considérer les choses depuis le début. <>ii ne peut qu'être très satisfait de la longue survie obtenue. Nul doute que si Le malade, au dernier degré de la cachexie lors de sa première entrée à l'hôpital, avait été abandonné à ce moment à un traitement purement symptomatique, comme les ponctions simples, il n'ait succombé depuis longtemps. Au lieu de cela, nous avons obtenu, grâce au siphon, une reviviscence si réelle, que pendant tout l'été de - < ... a pu retourner à son domicile, et venir tout en se promenant, se luire pansera la clinique chaque matin, si bien, qu'abstraction faite de la nature tuberculeuse de la maladie, on eût été lente de croire à une
marche réelle vers la guérison. Mais les lésions pulmonaires étaient trop avancées pour subir une réparation complète puisqu'avant l'entrée à l'hôpital, le médecin traitant avait déjà constaté la présence d'une caverne au sommet droit ; l'issue fatale n'offrait pas de doute, il ne s'agissait dans le cas donné que d'un traitement palliatif capable de procurer au malade un soulagement à ses souffrances et un certain degré de survie. Nous croyons, dans ce sens, avoir atteint le maximum possible et ne pas être contredit, si nous attribuons le résultat obtenu au traitement par le siphon.
Observation XXVI I.
Pleurésie suppurée, probablement métapneumonique. Em-
pyème de nécessité. Chronicité. Cachexie. Pleurotomie. Siphon. Mort.
D.... Eléonore, 7 ans. Enfant bien portante jusqu'à Tàge de 6 ans, n'a jamais fait de maladie jusqu'à ce moment.
1889, 2 avril. Elle est prise un soir d'un point de côté à droite, elle délire toute la nuit, en proie à une forte fièvre.
Pendant 6 à 7 semaines, elle tousse beaucoup et continue à se plaindre de douleurs dans le côté droit.
En juin, ce côté commence à enfler et subitement le 14 juillet, la peau s'ouvre et laisse écouler une quantité énorme de pus, contenant des grumeaux. Depuis ce moment, l'écoulement de pus par la plaie intercostale est continuel. L'enfant maigrit énormément. En novembre de la même année, les parents se décident enfin à consulter un médecin de campagne qui place un drain dans l'orifice et pratique des injections d'eau boriquée et phéniquée.
Depuis le début de sa maladie, l'enfant est en proie à une diarrhée continuelle.
1890. En juillet, son état empirant, le médecin traitant la fait conduire à Genève pour entrer à l'hôpital.
7 juillet. Statuts: Enfant très chétive, amaigissement exsi f, intelligence assez développée, cause facilement.
Teint très pâle, avec pommettes rouges, doigts effilés. Appétit faible, langue saburrale, diarrhée surtout nocturne. l 'dur normal.
s islrmc respiratoire: Pas de toux, ni d'expectoration.
1. rax est fortement déformé, toute la moitié droite antérieure et postérieure est aplatie, réduite à son minimum. La colonne vertébrale et le sternum empiètent sur la ligne de l'axe médian.
L'épaule droite est abaissée, collée contre le thorax. L'omoplate est .-aillante en dehors et en arrière. Sur la partie antérieure, au niveau des 5ma et 6°" espaces intercostaux se trouve une plaie vive, bourgeonnante, percée de 3 fistules dont l'une est occupée par un drain, les 2 autres très peste une zone «le matité occupant toute la base érieure et une grande partie de la face antérieure. On entend la respiration sur tout le Côté droit, mais d'une façon te, le murmure n'est pas net. Il n'existe pas de souffle, ni de râles.
Une ponction exploratrice dan- le 6m* espace en arrière, ramené du pus verdâtre : même résultat sous l'aisselle. Sans plus tarder on enlève le drain et l'on pratique, sous anesthésie à l'éther, la pleurotomie dans le 5mfl espace, creux axillaire. suivie de l'installation du siphon. Il s'échappe une certaine quantité de pus de même nature que celui des exploration-. Une irrigation «le la plèvre au moyen du siphon laisse ressortir le liquide en jet par les trois fistules préthoraciques. I ne ponction exploratrice pratiquée après l'empyème a l'endroit de la lre ponction ne ramène plu- <l«'
8 juillet. Le siphon fonctionne bien et a ramené du pus mélangé de sang ayant une odeur infecte qu'il ne possédait hier à ce degré. La jeune malade est toujours très fatiguée et n<* mange presque rien. Elle pèse 16 kil. 600.
'.» juillet. Même quantité «le pu- fétide, grumeleux, de
teinte chocolat. Tour la première foi- depuis son arrivée, la
malade a un peu de fièvr 3 : elle demande toujours ;«
hoire. ou l'alimente en outre pour le mieux, en Im faisant prendre ton- lés toniques possibles.
La fièvre continue. 39*. Le siphon marche cependant
bien, la malade s'est levée un instant cet après-midi : irrigation pleurale au vin aromatique.
12 juillet. Odeur moins fétide, le pus ramené par l'irrigation ne contient pas de débris concrets.
19 juillet. Diminution de poids. 15 kil. 700.
"21 juillet. La plaie antérieure spontanée est beaucoup plus petite, les orifices continuent à laisser échapper du liquide pendant les irrigations pleurales, mais le calibre du jet est passablement moins fort. En ce qui concerne l'état général, par contre, la malade est agitée la nuit, ne trouve aucune place bonne ; elle a perdu de nouveau ses couleurs, ainsi que l'appétit.
22 juillet. Agitée toute la nuit, sommeil entrecoupé de cris, grande pâleur, vomissements alimentaires.
23 juillet. Nuit aussi agitée que les précédentes, pâleur livide, lèvres bleues, éreintée : vomit tout ce qu'elle prend. L'urine contient 1 °oo d'albumine.
'24 juillet. Légère amélioration, moins pâle ; malheureusement survient sur ces entrefaites le père, qui veut à tout prix reprendre son enfant avec lui et la ramener dans son village. L'enfant meurt pendant le trajet.
Nous avions à faire ici à un de ces cas extrêmes, où la malade, enfant de 7 ans. était épuisée par une affection purulente datant de 15 mois avant son entrée à l'hôpital. Les parents, dans leur incurie, n'avaient eu recours pour la première fois aux soins d'un médecin qu'à une époque très avancée de la maladie, alors que leur enfant était en proie depuis de longs mois à une suppuration continuelle ayant amené un amaigrissement considérable. La fétidité du pus était une fétidité secondaire, comme il s'en développe sur ces terrains cachectiques, ultimes. Le traitement local de l'affection pleurétique passait à ce moment au 2me plan et ne pouvait plus, si approprié qu'il fut, parera la déchéance de l'organisme et déterminer une hausse suffisante de l'état général. La mort, hâtée encore par
un transport inopportun, a été dans ce cas la conséquence directe de la bévue des parents, car selon toute présomption, la terminaison aurait pu être toute différente si l'enfant avait été opérée el siphonnée dès premiers mois de sa pleurésie. < >n ne peut à n'importe quel mode de traitement, de même qu'au siphon, demander plus qu'il ne peut donner, ni de dépasser le but auquel il est approprié.
Dans le cas présent, si la mort est survenue, la faute n'eu est pas au siphon, mais au degré d'avancement <1<4 la maladie, qui n'était plus justiciable d'aucun moyen thérapeutique.
Observation XXVIII.
Grippe, bronchopleurésie purulente. Tuberculose pulmonaire. Cachexie, escarres sacrées. Pleurotomie et siphonnement suivis de mort •» jours après.
.1 lean- Pierre, 62 ans, manœuvre.
Bonne santé antérieure, sauf une toux datant d'octobre 1889 déjà.
1890. En février, prend la grippe, garde le lit. et après un certain temps de guérison apparente, il rechute le Ier mars. Il «'prouve alors à ce moment des points de côté, de l'opression, une recrudescence de sa toux, un fort degré d'abattement et des sueurs nocturnes. Cet état se prolonge jusqu'au 15 avril, jour d'entrée à l'hôpital.
Statut : Angoissé, dyspnéique, très faible, cachectique, escarres au siège, maigreur squelettique. On constate alors une zone de matité s'étendant en arrière du côté droit jusqu'à l'épine de l'omoplate. Souffle pleurétique dans la fosse sous-épineuse, égophonie au môme niveau. Ponction exploratrice: pus jaune verdâtre. épais. Gros rôles muqueux à la base gauche. Toux par accès, gros crachat- de bronchite chronique. Cœur normal, pouls fréquent, régulier, dépressible.
i frine trouble, sans albumine.
Il existe un peu de subdelirium par moments, les nuits -ont agitée-.
19 avril. Thoracentèse = 400 gr. de pus jaune, inodore et mélangé de pseudo-membranes.
Le malade se sent un peu soulagé à la suite de l'intervention ; la respiration est plus facile, mais les lèvres restent sèches et la faiblesse est très grande.
•24 avril. L'oppression est revenue plus forte que jamais ; le malade ne peut faire aucun mouvement sans être pris de malaises et d'accès de dyspnée. Une seconde thoracentèse ne donne issue qu'à -250 gr. de pus, après quoi l'appareil se trouve obstrué par des bouchons fibrineux.
25 avril. Après une narcose superficielle à l'éther. on pratique la pleurotomie suivie de siphonneraient. On recueille pendant l'opération 500 gr. de pus et beaucoup de faueses membranes. Le siphon fonctionne de suite et ramène encore 250 gr. de pus après quelques instants. Lavage au vira aromatique.
27 avril. 38°. 5 de température, tandis que le malade n'avait jamais présenté de fièvre auparavant. lie pus écoulé a une teinte grise, la plaie thoracique de même, elle est sèche, blafarde, sans vitalité et entourée d'une zone d'oedème. Mauvais état général, grande faiblesse, difficulté de 'enir le malade assis.
Pendant qu'on lui refait son pansement, il syncope et en revenant à lui il est pris d'accès de toux, de vomissements et d'une forte salivation. Cet état se prolonge assez tard dans la journée.
30 avril. Mort dans un état de marasme complet.
Autopsie. — Poumon gauche : cavernes tuberculeuses au sommet, infiltration purulente à la base.
Poumon droit : Atélectase et rétraction, tuberculose en foyers disséminés, bronchopneumonie.
La plèvre droite est fortement épaissie, pleurésie chronique très marquée. La plèvre gauche est épaissie aussi et adhérente.
Cœur : Thrombus du ventricule gauche. Rate : agrandie, difrluente. Foie pâle. Reins normaux. Ulcérations tuberculeuses sur la fin de l'intestin grêle.
\ - ii entrée à l'hôpital déjà, le malade était dan» un tel état de cachexie, qu'il ne pouvait subsister aucune illusion sur le dénouement fatal. L'autopsie est du reste venue nous démontrer l'impuissance thérapeutique à laquelle on se trouvait réduit «Luis le - particulier, quel qu'eût été le traitement mis en leur. Aussi, si nous n'avons pas craint de porter à l'actif du siphon ce cas désespéré, c'était afin de procurer au malade mm atténuation passagère «le ses souffrances, m vidant pour le mieux sa plèvre, ch impossible à obteniravec l'appareil ;*i thoracentèse de Po tain. Nous n'avions pas recherché les bacilles de K li dans l'expectoration, et l<i- lésions de nature tuberculeuse découvertes après la mort, viennenten- <■< 'iv justifier notre échec.
Observation XXIX.
Pleurésie purulente tuberculeuse, putride sur sa fin. Deux thoracenb a - Cachexie rapide malgré le siphonnement. Mort.
<v> ... L mise, 52 ans, ménagère, Pas d'antécédents héréditaires, mais i filles «le la malade sont mortes, dont 2 de tuberculose pulmonaire selon toute apparence. Elle-même i eu qu'une grippe légèreen 1 8 *. M t . 1893. En fin avril, elle est prise subitement de points de ii droite avec dyspnée, elle ne tousse pas, mais éprouve un malaise -• rai avec céphalalgie, rachialgie et impossibilité de dormir.
En mai, l'oppression augmente el la toux se déclare. 17 mai. Entre a l'hôpital. Status : Teint pâle, décubitus dorsal. 39°, 1 de fièvre. Oros goitre, médian et latéral avec m veineux sous-cutané «lu cpu et de la partie supérieure du thorax.
sterne respiratoire: Respirations fréquentes, entrecou-
-. toux, expectoration spumeuse blanchâtre. Les points
de coté ont disparu. Matité du poumon droit depuis l'épine
<!<• l'omoplate jusqu'à la I 3ouffle doux sur toute la iiau-
teur avec bionchoégophonie. Skodisme en avant, sous la clavicule. Une ponction exploratrice ramène une seringue de liquide clair, citrin. Cœur normal, bruits bien accentué?, pouls égal, régulier. Pa< d'enflure.
Anorexie, pas de vomissements, constipation habituelle. Rate agrandie. Foie normal.
L'urine contient quelques traces d'albumine.
22 mai. La matité augmente. Tboracentèse = 1400 gr. de liquide clair, verdàtre : pendant la nuit qui suit, surviennent de grandes sueurs, mais la fièvre persiste. 38°. 6 et la diurèse ne s'établit pas.
1er juin. L'épancliement se reproduit.
7 juin. La lièvre augmente, la malade est angoissée, pale ; elle est en outre prise d'accès de suffocation quand elle boit. Vomissements fréquents. La matité est absolue et le murmure aboli jusqu'à la hauteur de l'omoplate.
15 juin. La nature de l'épancliement avant probablement changé, on fait une ponction exploratrice qui donne un liquide trouble, louche. La malade reste très énervée à la suite de cette simple ponction, elle tremble, devient lilas, le pouls atteint 132 pulsations.
"28 juin. Etat général très mauvais, ia lièvre persiste, anorexie presque complète, grande faiblesse, tendance à la syncope, le liquide augmente encore et l'oppression aussi. Une tentative de thoracentèse ne réussit alors à évacuer que quelques gouttes de pus verdàtre. très épais, puis la canule s'obstrue, en même temps que la malade plaint. gémit, est prise d'un grand tremblement.
3 juillet. Narcose à l'éther suivie de pieu rotomie dans le creux axiilaire Gme espace. Ecoulement de 600 gr. de pus épais ; mais l'aspiration du siphon installé immédiatement après l'opération est douloureuse, la malade collabe.
4 juillet. Néanmoins le siphon a aspiré 100 gr. de pus.
(> juillet. 100 gr. dans le flacon: la malade est toujours dans le même état précaire, le pus recueilli n'a pas d'odeur et contient des fausses membranes et du sang.
9 juillet. Le tube e.-t sorti, on en place un autre de plupetit calibre qu'on introduit plus profondément. Subitement dans le courant de l'après-midi, la malade >e lève dan-
lit, prise d'un violent accès d'étouftement, avec sueurs • g el pouls précipité. Cet étal s'amende cependant sous iup d'une piqûre de morphine.
13 juillet. Câline relatif ces jours derniers, mais L'état gérai est toujours lamentable; le pus devient eu outre .uns -.il»' et puant.
15 juillet. La fétidité s'accentuo malgré les lava,-.- au
mate de potassi
16 juillet. Muguet el commencement d'escarre fessière. 18 juillet. Mort.
4,r — Pleurésie tuberculeuse putride droite ; pyo-
thorax enkysté : il existe quelques tubercules au sommet du poumon, dans le voisinage 'le la plèvre. Œdème pulmonaire, bronchite chronique purulente. Néphrite parenchymateuse. Dégénérescence graisseuse «lu foie. Kystes des »leu\ ovaires.
Voici une malade qui, au premier abord, paraissait devoir bénéficier «les avantages du siphon dans une plus large mesure : Ledébut de son affection ne
montait qu'à peu de temps avant son entrée à l'hôpital, et à ce moment, l'état général était satisfaisant; aussi est-ce avec un certain étonnement que nous avons assisté à cette déchéance progressive, compliquée chaque jour de nouveaux symptômes fâcheux. Dès le début, le siphon a été assez mal toléré parla malade, et quoique le fonctionnement en lut normal, elle en éprouvait une gêne et un malaise contrastant avec le soulagement et le bien-être qui suit d'habitude
Son installation dans la plupart des cas.
I,;, putridité qui s'est déclarée le L3 juillet seulement, n'était qu'une manifestation de plus de In faible résistance de cet organisme à l'envahissement microbien de toute espèce, et l'explication à tout cet ensemble de phénomènes, nous a été fournie par l'examen nécroscopique décelant la nature primitivement tuberculeuse de l'affection.
Observation XXX (résumée;.
Tuberculose pulmonaire suivie de pleurésie purulente tuberculeuse fortement améliorée par le siphon. Guérison apparente suivie de rechute. Fistule. Néphrite, cachexie. Mort ± ans plus tard.
B..., Marc, 46 ans, tonnelier. Pas d'antécédents héréditaires ni personnels, sauf l'influenza en 1890.
1891. avril. lre hémoptysie, qui se renouvelle à plusieurs reprises jusqu'en septembre de la môme année; amaigrissement.
Décembre. Début de pleurésie purulente droite.
Il) décembre. lre tlioracentèse = 4 7* litres de pus verdâtre, épais.
12 décembre, entre à l'hôpital. Fort amaigrissement, nœud musculaire, doigts hippocratiques. bacilles de Koch dans les crachats. Pyopneumothorax droit. Epanchement occupant le lh de la plèvre. Pas de signes de tuberculose pulmonaire appréciables à l'auscultation.
14 décembre, Empyème et siphon. Issue de 2000 gr. de pus et pseudo-membranes.
18 décembre. Beaucoup de fausses-membranes. Le pneumothorax peut être épuisé par la boule aspiratrice ; elle ne marche pas à l'infini. La capacité pleurale est de 950 cm.8. Apyrexie.
23 décembre. Fétidité du pus ; lavages au vin aromatique. 30 décembre. La quantité quotidienne du pus varie entre
250 et 300 gr.
1892. 15 janvier. Le pus des 24 heures égale 100 à 150 gr.
24 janvier. 12 '/* cm. de profondeur de la cavité (mesurée avec une sonde métallique^. Bon état général.
21 mars. Le malade se promène, sort. Le pneumothorax semble cicatrisé.
6 avril. Poids 59 kil.. au lieu de 48 à l'entrée.
15 avril. La quantité du pus diminue notablement et sa consistance s'éclaircit ; la plaie se déprime en entonnoir.
19 avril. A mesure que le poumon se déplisse, l'auscultation dénote beaucoup de craquements au sommet droit jusqu'à la fosse sous-épineuse.
ai. Le levieni séreux, mais contient encore des
fausses-membranes.
!' juillet. Appareil B.
1 1 juillet. Plaie thoracique de bon aspect, recouverte de - charnus.
Poids :'>7 kil. diminution). La cavité mesure 0, 1 1 cm. de profondeur.
31 août. Bon étal général, souffle scléreux au sommet it.
septembre. Ablation du siphon, malgré les 9 à lu gr,
pus quotidien ci la profondeur de la cavité 0,11 cm. .
ctobre. Le pansement thoracique contient un peu de
chaque matin. Il n'y en a pas de retenu dans la plèvre.
1(> novembre. Le pus devient sanguinolent, quelques
luges, hémoptoïques.
11 décembre. On remet le siphon 1). 24 gr. de pus san-
ent en 24 heur'-.
1893, 1 i janvier. Le tube est douloureux, on l'enlève. Pansement plat.
• il janvier. Pus retenu, on replace l'appareil B. 20 février. Purpura hémorrhagique de la jambe droite. i avril. On enlève de nouveau le siphon. 15 mai. Orifice sec. Cicatrice close. Etat général parfait. mais lousse encore un peu.
18 octobre. Rechute. La cicatrice recommence à suinter; .■•lierai se maintient hon.
1er novembre. Dilatation de la fistule <jui laisse écouler quelques goutte- de pus jaune. Au lieu de l'appareil C, ou tube en Y. on met un -impie drain.
Le tube mal fixé est entré et tombé dans la plèvre ! Cependant le malade n'en éprouve ni douleurs, ni dyspnée, ni . re, mais la suppuration a un peu augmenté. 11 novembre. Le pus augmente. Appareil B. Une injecec du vin aromatique le fait tousser et le liquide ient un peu par la bouche, novembre. Résection de la 8m< côte pour aller a la recherche du drain : narcose à l'éther. On retire facilement
le tube égaré avec une pince COUrbe. La cavité pleurale
e de toute part : il n'existe pas de clapier.
•23 novembre. La perforation broncho-pleurale persiste, le liquide revient encore par la bouche.
26 novembre. Pus retenu. Appareil B qui est hermétique et fait bien ie vide, mais l'état général baisse passablement ; fort amaigrissement.
5 décembre. Urine albumineuse = 4 gr. °
10 décembre. Appareil C. La fistule persiste. La sonde pénètre à 6 ou 7 cm. de profondeur.
15 décembre. L'examen de l'urine décèle, outre la présence de l'albumine, de nombreux cylindres granuleux et graisseur. L»j malade rentre chez lui, nous perd de vue, et ^ans autres renseignements complémentaires, nous apprenons qu'il est décédé en février 1894.