I... début 'le l'affection remontait à février L
Trois résections successives à une année d'intervalle. 1893, 1894, 1895. étaient restées impuissant* combler la cavité et à tarir la fistule pleurale. A la fin de Tannée 1896, alors qu'ils'étail écoulé 7 ans depuis les premiers symptômes de la maladie, ô mois de traitement parle siphon mi-juin à mi-novembre) ont suffi pour triompher de tous les obstacles, chronicité, nus, fausses-membranes et débilité générale.
Cet exemple vient donner un excellent appui à la phrase de Djouritch l. « Quand MM. Estlander. Létiév;uit. Quénu; etc. emploieront le siphon, ils laisseront leur costotome ».
Nous ferons suivre immédiatement cette observad'une autre à peu près semblable, concernant une malade soignée par M. le Prof. J.-L. Reverdin. quia mis obligeamment ses notes à notre disposition.
Observation XYII aimablement communiquée par M. le Prof. J.-L. Reverdin.
C Rose, 34 au-, campagnarde. Pas d'antécédents
héréditaires, pas de maladies antérieures. En janvier 1893 elle est prise de fièvre et violents maux de gorge, puis i jours après d'un point de côté à droite, d'oppression et de toux. Soignée à domicile par des vésicatoires. après quoi elle se remet assez bien jusqu'en mai. A cette époque elle prend froid et se remet à tousser, malgré un séjour à la montagne elle ne se sent pas complètement bien. En september. son médecin constate la présence d'un épanchement dans la poitrine et fait une ponction qui donne issue à 350 gr. de pus. En octobre l'épanchemenl parait reproduit maiune nouvelle tentative de ponction reste sans résultat, il ne s'écoule aucun liquide. De même pour plusieurs tantatives
1 Djouritch. Contribution à l'étude du traitement par le siphon,
des pleurésies purulentes n'-putées incurables Thèse «lo Ge-
. lsyâ).
ultérieures. Le malade continue alors à tousser et à cracher du pus fétide, en petite quantité, surtout quand elle se baisse. Jamais d'hémoptysies, mais sensation de gêne continuelle dans le côté droit. Il semblerait d'après cela qu'une
fistule bronchopleurale s'est produite, mais la malade ne peut préciser les faits et nous expliquer si une vomique a eu lieu.
i état persiste jusqu'en novembre 1896 époque où la malade entre en traitement à la Clinique «lu Prof. J.-L. Relin.
Elle a bon teint, bonne mine, bon appétit, la digestion est normale, le pouls bon. régulier il n'existe absolument pas de fièvre, ni sueurs nocturnes.
statu- pulmonaire, légère rétraction, du côté droit. Matité absolue depuis l'angle de l'omoplate jusqu'en bas. Les vibrations thoraciques sont complètement abolies dans la même zone; suppression du murmure vésiculaire dans toute la base droite, pas de souffle ni égophonie.
La toux et L'expectoration ont presque cessé, l'absence complète de fièvre et le peu de gêne qu'éprouve la malade font supposer qu'il existe un foyer de pus enkysté dans une coque de fausses-membranes épaisses; et dans ces conditions elle est soumise pendant quelques mois à des exercices de gymnastique pulmonaire, mais sans résultat, la même gêne dan- le côté persiste et la toux arrive des que la ma-
Le 9 février 1897. M. le Prof. Reverdin se décide à pratiquer une intervention directe, et comme il est impossible en l'absence de signes positifs de diagnostiquer le siège exact de la collection, il procède à la recherche de cette dernière en réséquant successivement la 7""'. 8°" et dntcôtè, puir- dans un 2ma temps opératoire la 5me et la <>""". toutesur une longueur allant de la ligne axillaire postérieure au cartilage costal. La plèvre est normale le cul-de-sac diaphragmaticopleural libre : c'est seulemenl au niveau de la .")""• côté qu'apparaît une zone d'épaississement de la séreuse ; une ponction avec l'appareil Potain dan- cette région donne issue a :1 * de litre de pus. Décortication de la plèvre malade qui a une épaisseur considérable. L'exploration au doigt de
la cavité, montre qu'elle va de la 5me à la 7me côté. On la tamponne avec de la gaze stérilisée. Les suites opératoires sont très satisfaisantes les Iers jours. Un drain annexé à la gaze donne lieu à un écoulement assez régulier de pus. mais il existe un peu de fièvre et en changeant le pansement les accès de toux font évacuer habituellement une certaine quantité de pus qui reste enfermé dans la cavité.
13 février. Oppression et toux, fièvre persiste. On entend de gros râles abondants.
15 février. La sécrétion va diminuant dans le pansement, mais l'oppression arrive dès que la malade bouge.
•20 février. Amélioration, l'appétit revient, la suppuration est moins abondante, mais le pouls reste rapide et ne descend pas au-dessous de 100.
'27 février. La malade se lève et reste plusieurs heures debout.
En la faisant tousser, il s'écoule toujours passablement de pus par la plèvre thoracique, en plus de celui qui imprègne le pansement.
10 mars. Idem. Injection de teinture d'iode mitigée dans le drain.
1 a mars. L'appétit diminue, en outre le pus devient fétide, lavage prolongé au sublimé faible.
17 mars. Afin de mieux assurer l'écoulement du pus. on recourt à une "2me intervention consistant à drainer la cavité selon la méthode de Chassaignac. Un second drain de gros calibre pénètre à une profondeur de 13 à 14 cm.
Amélioration notable les jours suivants, retour de l'appétit et du sommeil, pas de toux, le drainage est complet.
7 avril. Après un certain temps ou la malade rentrée chez elle était pensée par son entourage, elle éprouve des petits frissons dans le coté, la suppuration esl toujours un peu odorante, de plus on entend un bruit de gargouillement i\ l'auscultation pendant la toux.
14 avril. M. Reverdin se décide à employer le siphon Revilliod qui fonctionne aussitôt très bien. 20 gr. en moyenne dans les 24 h.
S mai. Le liquide devient séro-san gui noient. La malade se trouve mieux, elle éprouve une assez vive douleur
dans la poitrine quand on lait l'aspiration trop brusquement.
10 mai. Raccourcissement du tube intrapleural. 1 « mai. 1. étant remplacé par un plus peut, l'ajuste-
ment -l(i siphon présente quelques difficultés ei M. Reverdin - le tube libre fonctionnant comme un simple drain, mais à parti,- de ce jour, la malade perd l'appétit, la langue se couvre et «I.- douleurs assez vives surviennent du côté de l'aisselle.
21 mai. Nouvelle opération consistant en un débridemeni - iments pour mettre à nu le foyer pleural; on con- |ue le poumon a gagné «lu terrain toul en étani ecouverl d'épaisses fausses-membranes. Ourettaj des surfaces et installation d'un drainage plus efficace que le précident.
■mu. 2me application <lu siphon qui donne un écoulement assez abondant «I.- sérosités sanguinolentes.
juin. Le flacon ne contient plus .pic 2 a :\ cuillerées de liquide par jour, s.ir ces entrefaites la malade retourne chez elle instruite sur la façon d'amorcer son siphon. Le liquide paraît diminuer, d est toujours séreux : bon sommeil. '""] appétit. Même état pendant tout le mois de juin.
H» juillet. La sécrétion redevient un peu plus trouble, purulente elle a en outre une odeur puante.
Pendant la lin de juillet, août. -septembre et commencement d'octobre la malade conserve son siphon, il s'écoule toujours un liquide sérosanguinolent et ordinairement fétide, mais T" te devient par son séjour dans le flacon et ne 1 e
is a l'état frais; pas de fièvre, pas de transpiration, augmentation de poids.
,: :tobre la sécrétion •■tant devenue minime on sup-
prime I'' siphon et l'on pratique d.- injections boriquées dans le drain suivies d'une injection de nitrate d'argent
au I
sèment de décembre le drain très raccourci
-'••'•• que les téguments, la solution de nitrate d'argent est porte,- g • , pUis ■ U.SI
18décembr< Suppression du drain. Et al général excellent, m tous m expectoration. A l'auscultation du poumon
droit on constate une diminution sensible du murmure vésiculaire surtout en bas et en arrière ; cependant la respiration s'entend partout, et nulle part on n'entend de bruits anormaux.
"24 janvier. La malade vient se montrer, elle peut travailler sans fatigue, mais il y a encore un peu de sécrétion dans le pansement. Le stylet pénètre à environ 5 à 6 cm. de profondeur: injections d'éther iodoformé dans le trajet.
31 janvier. Il ne reste qu'un tout petit bourgeon au niveau de la place du drain qui est toucbé au nitrate d'argent.
26 mars. La malade a eu la grippe, mais à part cela elle est de plus en plus grasse et forte, mange et dort bien, la fistule mesure encore 3 cm. de profondeur et sécrète une goutte de liquide dans le pansement.
Fin mars. Cicatrisation définitive de la fistule.
Octobre. Revu la malade qui a un teint excellent, elle ne tousse jamais et travaille beaucoup sans en éprouver de gène. La respiration est toujours restée un peu obscure à la base droite augmentation de poids.
Observation XYÏII (résumée .
M Henri. 161 •■ ans, commis, antécédents de famille
tuberculeux, antécédents personnels: Rougeole coqueluche, lièvre typhoïde.
1891, 6 février. Début de scarlatine.
16 février. Point de côté et début de pleurésie gauche, pas de B de Koch dans les crachat-.
17 février. lre thoracentèse.
29 avril. 2me thoracentèse.
6 mai. Pleurotomie. siphon.
31 mai. Appareil B.
18 juin. Appareil C.
28 juin. Un peu de rétention et de (iévre. remis le B. 26 juillet. Excellent état général, promena*!
19 août. Injection de liqueur de Villatte. 2 octobre. Enlevé tout appareil.
9 octobre. Cicatrisation, guérison complète, augmentation de poids.
Durée du siphonnage 187 jour-.
Obsbrv \ rioN XIX résumée ,
L Henriette, -W ans, repasseuse. Père tuberculeux.
Elle même a eu des hémoptysies à plusieurs reprises. 1890. Grippe.
1893, 15 avril. Nouvelle grippe et grossesse intercurrente
au 7"" mois.
28 avril. Début de pneumonie gauche.
2 mai. 2BM pneumonie à droite.
In mai. Récidive de la pneumonie gauche, pendant toul ce temps la grossesse suit son cours normalement.
21 mai. Début de pleurésie gauche métapneumonique. Exploration = pus vert, sans odeur. Pas de bacilles de Koch dans les crachats.
22 mai. I1*' thoracentèse = 130 gr. «le pus.
I juin. -2"1" thoracentèse - 275 gr. de pus.
L'urine devient un peu albumineuse soit 0, !<• " w. La collection purulente parait enkystée dan^ la région de la base gauche.
12 juin. Accouchement à terme effectué normalement malgré la pleurésie.
23 juin. L'urine ne contient plus d'albumine.
26 juin. :}""' tboracentèse = 860 gr. de pus suivie sur la tin d'un bruit de gargouillement symptomatique de pneumothorax «*t en rapport avec une apparence de vomique survenue le jour précédent. Mais l'auscultation ne révèle rien
semblable.
I I juillet. Empyème et siphon. La cavité mesure 500 cm.1. 20 juillet. 8e lève, va et vient. Aucun signe de pneumothorax.
27 juillet. Appareil B. La sécrétion a beaucoup diminué.
Octobre. Alternative de B et 0. Pendant que le C fonctionne ou ;i : profondeur de la ravit»- 1:5 cm.; pus retenu mauvais étal général, fièvre; pendant que 1» fonctionne on a: profondeur b cm., pas de rétention, apyréxie bon appétit.
!i novembre. Appareil ( '.
17 novembre. < Cicatrisation. Pas de bacilles de Koch dans - - crachats.
25 novembre. Revu la malade: Etat général et local excellents. Elle pesait 35 kg. au début de sa maladie enceinte elle pèse actuellement 47 kg.
Durée du siphon nage 1*21 jours.
Observation XX résumée).
R...; François, u ans. manœuvre. Antécédents de famille tuberculeux. Bonne santé antérieure, sauf une forte grippe à rechute en 1890. Excès alcooliques.
1892, avril. Pneumonie de la base droite avec délire, suivie en mai de pleurésie purulente, métapneumonique.
17 mai. lre thoracentèse de 550 gr. de pus vert, bien lié.
30 mai. Empyème et siphon. Un peu d'emphysème souscutané post opératoire.
6 juin. Siphon fonctionne bien ; infiltration purulente des parois autour de l'incision et emphysème résorbé.
6 juillet. Appareil B. Fièvre persiste, encore 38° les soirs.
12 juillet. 0 Appareil, pansement plat, un peu sali chaque matin.
17 juillet. Toujours très peu de pus. mais encore un peu de lièvre.
21 juillet. La sécrétion devient séro-sanguinolente.
27 juillet. Quelques gouttes de pus seulement. Apyrexie.
5 août. Cicatrisation.
Durée du siphonnement, 66 jours. Augmentation de poids 59 kil. à 67 kil. = 8 kil.
Observation XXI résumée).