NOTRE TRAITEMENT
Le traitement qui fait l'objet de celte thèse résulte des travaux du Docteur Plazv, Médecin-Chef des services médicaux à l'hôpital Ste-Anne de Toulon, avec le Docteur Germain, son chef de clinique. Son but est précis, obtenir médicalement la guérison des malades atteints de la pleurésie purulente, ou les améliorer jusqu'au moment où le malade en bon état, pouvant faire facilement les frais du choc opératoire, est confié au chirurgien, à un moment choisi par le médecin traitant.
Les faits nous montreront que ce traitement, dont nous avons essavé d'établir la logique, paraît doué d’une efficacité réelle.
La Technique
Les résultats que nous publions sont ceux qui ont été obtenus à Ste-Anne, pendant la dernière année écoulée, du 1°" Janvier 1931 à Janvier 1932.
Voici quelle est la technique de Messieurs Plazy et Germain : « Dès que le diagnostic de la pleurésie purulente est posé, nous évacuons au maximum la plèvre à l’aide du potain, en ayant soin de n’agir que très lentement, sans attendre l'examen bactériologique. Nous y injectons ensuite un peu d'air (ce qui permet le vidage plus complet de la cavité et en facilite l'examen radiologique ultérieur), puis la diformine iodo-Benzomethylée pure à la dose de 40 à 80 cm'. Quelquefois, lorsque le pus est très épais, nous faisons précéder cette injection d’un petit lavage au même médicament ou à la solution physiologique de nacl. Le pus est envové immédiatement au laboratoire pour être examiné au plus tôt.
À l'heure actuelle, l'évacuation du contenu septique de la plèvre paraît devoir se faire avec le maximum de sécurité, si l’on en croit le Docteur Maurice-Paul Durand. Celui-ci à imaginé un procédé dit « de la bouteille renversée », qui amorce à la fois une aspiration du liquide pleural et un siphonage, avec possibilité de faire varier à volonté la puissance d'aspiration et la vitesse d'écoulement. sans risque de désarmorçage. (1).
L'appareillage consiste en un trocart de Potain, monté sur un robinet spécial en Y, relié à un tube de caoutchouc aboutissant à une tubulure à robinet fixe, au travers d’un bouchon de caoutchouc, sur un récipient en verre ; cette tubulure se prolonge jusqu'au fond du récipient. Au travers du même bouchon passe une seconde tubulure coudée pour écoulement.
Le récipient est rempli d'eau aux trois-quarts environ. L'appareil ainsi préparé, on met le trocart en place, puis on renverse le récipient er le tenant au-dessous du niveau du liquide à évacuer. Le liquide du récipient commence à s’écouler par la tubulure coudée, créant un vide relatif dans le récipient et dans le tube relié au trocart : ce liquide pénètre dans le flacon et prend peu à peu la place de l’eau.
On peut faire varier la vitesse d'écoulement et la force — la première en ouvrant plus où moins le robinet placé sur la tubulure : la seconde en laissant pendre le tube d'écoulement plus ou moins bas.
Nous avons eu connaissance de cet appareil trop tard pour l'expérimenter. Il nous paraît intéressant de le SIQNAler néanmoins.
(1) Etablissements Rupalley, 27, rue de Liége, Paris (8e).