OBSERVATIONS
Nos 13 Pleurésies se divisent ainsi :
1 à staphylocoque :
| homme de 18 ans, pleurésie purulente droite à staphvylo, début 19 jours après son entrée pour pleuro-congestion de la base droite qui continue à évoluer.
Guérison médicale complète en 3 mais.
2? à pneumocuque :
(1) OBSERVATION 2. — Chez jeune homme de 20 ans : pleurésie purulente gauche à pneumocoques. Début 3 jours après son entrée pour bronchite diffuse et congestion pulmonaire des ? bases. Envoyé au chirurgien en bon état général après 1 mois de traitement.
(11) OBSERVATION 3. Jeune homme de 19 ans, pleurésie purulente gauche à pneumocoques. Début 1? jours, après son entrée pour pleuro-congestion de la base gauche avec congestion du reste du poumon. Lésions sous-jacentes en évolution
Guérison médicale complète après 2? mois 1/2 de traitement.
7 à streptocoques :
I} OBSERVATION 4. — jeune homme de 20 ans. Pleurésie purulente gauche grippale à streptocoques. Etat très grave d'emblée.
Décédé au bout d'une semaine par myocardite.
mie
(11) OssEenvarTion 5. — 19 ans, pleurésie purulente droite grippale à streplo. Début ? jours après son entrée avec élat d'emblée très grave. Evacué en chirurgie après 1 mois de traitement pleurotomisé, récupération fonctionnelle rapide et excellente.
(TT) OBSERVATIQON 6. — 21 ans, pleurésie purulente gauche grippale à strepto. Début 3 jours après entrée pour pleuro-congestion base gauche. Etat général touché.
Envové au chirurgien après 1 mois 1/2 de traitement. Excellente récupération fonctionnelle.
IV) OBsERvATION 7. — 17 ans, pleurésie purulente droite grippale à streptocoques. Début le 5° jour après son hospitalisation pour pleuro-congestion pulmonaire droite intense. Etat général très touché ; lésions en
évolution.
Guérison médicale en 15 jours. Sort guéri au bout de 3 mois.
(V) OBSERVATION 8. — 19 ans, pleurésie purulente
droite streptococcique parapneumonique. Début ? jours après son entrée ; lésions en évolution.
Guérison médicale en 11 jours. Sort guéri au bout de 2 mois.
(VI) OBSERVATION 9. — 40 ans, pleurésie purulente droite streplococcique primitive (du moins en apparence). Etat général touché.
Guérison médicale complète en 1 mois. Exeal au bout de 3 mois. |
(VIT) OBsERvATION 10. — Pleurésie purulente gauche grippale à strepto primitive, grave état général.
Guérit médicalement en ? mois 1/2. Guérison apparente à 1 mois 1/2 petite ; récidive à ? mois, guérie en 10 jours.
3 à anaérobies :
(1) OgservarioN 11. — 19 ans. Pleurésie purulente gauche à anaérobies.
(Il) OBseRvATION 12. — 21 ans. Pleurésie purulente droite à anaérobles.
(III) OBSsERVATION 13. — 47 ans. Pleurésie purulente
droite à anaérobies.
Le traitement médical à eu raison de la toxhémie. Opérées toutes les trois apyrétiques, bon état général ; pus désodorisé respectivement au bout de 38 jours, 20 jours, 39 jours de traitement par les injections de diformine iodée. 1
— Toutes ces observations ont été faites sur des hommes dont le plus jeune avait {7 ans et le plus âge 40 ans. De nationalité Française.
OBSERVATION 1. — I. P., 18 ans, apprenti canonnier du Courbet. Pleurésie purulente droite à staphylo. Malade depuis le 3 août 1931 : syndrome de pleuro-congestion de la base droite ; apparition de pus le 22 août : peu abondant, verdâtre, épais, crémeux, renfermant du staphylo à l’état pur à l'examen direct et après culture et des polynucléaires altérés. Fièvre à grandes cscillations. Facies terreux.
Diformine iodée intra-pleurale commencée le 22 août. 10 injections presque quotidiennes de ro cc. en moyenne chacune ; en même temps vaccinothérapie antistaphylococcique par voie sous-cutanée.
Le 26 août, le pus contient toujours du staphylo, mais les polynucléaires sont peu altérés. À partir du 8 septembre, la température ne présente plus ses clochers quotidiens, oscille d’un
degré autour de 37°. Apparition de frottements le 10 septembre.
- Le 20, apyrexie el convalescence. Syndrome clinique et radiologique de pachypleurite de la base droite, que la gymnastique respiratoire améliore facilement. Le malade sort le 13 novembre avec une excellente récupération fonctionnelle, Ce malade a présenté à 2 reprises en fin de traitement une quinte de toux
avec crachats saumonés qui ont fait arrêter l'injection.
OBSERVATION 2. — L. B., 20 ans, apprenti timonier du Courbet. Pleurésie purulente gauche à pneumo.
Début le 4 mars 1931 par bronchite diffuse et congeslion
pulmonéraire des 2 bases. Subictère. Epanchement purulent à
gauche le 3 mars, contenant du pneumo à l’état pur.
Par la diformine iodée intra-pleurale, le pus devient moins abondant, l'état général s'améliore, la température baisse, Ja courbe présente néanmoins de petits clochers intermittents. La formation d’un abcès de la paroi au niveau d’une zone de ponctions produit une fistule pleurale, et le malade est envoyé au chirurgien le r5 avril en bon état général, ne toussant plus, ne crachant plus, n'ayant plus de phénomènes congestifs aux
poumons.
OBSERVATION 3. — O. P., 19 ans, apprenti radio, Ecole de T. S. F. Pleurésie purulente gauche à pneumo.
Début le 12 août 1931 par syndrome de pleuro-congestion de la base gauche avec congestion du reste du poumon — crachats ocreux, visqueux. Fièvre élevée (entre 39° et 40°).
Traité par sérum anti-pneumococcique les r8-19-20-21 août. La température n'oscille plus qu'autour de 38°.
Le 24, une ponction de la base gauche donne un liquide séro-purulent contenant du pneumo à Fétat pur à l'examen direct et des polynucléaires peu altérés. Reprise marquée de la fièvre. On injecte la diformine iodée dans la plèvre dès le 24, 5 jours consécutifs : Jo cc., 20 cc., 15 ce., 30! ce.,-20-cc. Après la deuxième injection le pus devient crémeux et bien lié. Après la cinquiè-
me injection la ponction devient blanche et le restera désormais,
nee:
en même temps que l’état pulmonaire et l'état général s'amé: liorent, la température baisse progressivement, arrive à la normale le 3 septembre ; malheureusement le malade faït, à ce moment, une réaction sérique assez intense, suivie d’une poussée congestive du poumon droit, avec reprise de la fièvre. On fait de la diformine iodée intra-veineuse ; des froltements apparaissent le 17 septembre à la base gauche, et le malade entre en convales-
cence complète le 0 septembre.
La radiographie, qui le 31 août montrait une forte réaction pleuro-pulmonaire gauche étendue aux 2/3 inférieurs du champ avec pachypleurite enkystée inféro-externe, diaphragme masqué et sinus comblé, montre le 14 septembre la base gauche encore un peu obscure, le sinus effacé en arrière, mais visible en avant, le diaphragme visible el un peu mobile, non déformé, Le malade part en convalescence, après spirométrie, Je 6 novembre 1931 avec une légère pachypleurite de la base gauche.
Revu le 11 janvier 1932. L'état général est superbe, la récupération fonctionnelle pulmonaire est excellente, iant à
l'examen clinique qu'à la radio.
OBSERVATION 4. — G. H., 20 ans, apprenti canonnier du Rhin. Pleurésie purulente gauche grippale à streplo.
Début le 7 mars 1931 par pleuro-congestion pulmonaire, Ne se présente que le 9 à la visite. Etat d'emblée très grave : dyspnée intense, délire, albuminurie, cœur mou et rapide, teint plombé. Mort par myocardite le 14 mars, malgré un traitement général énergique et quelques injections intra-pleurales de diformineiodée.
OBSERVATION 5. — L. M., 19 ans, apprenti canonnier de l'Ernest-Renan. Pleurésie purulente droite grippale à stepto.
Début le 17 mars 1931. Etat d'emblée très grave : cyanose, dyspnée intense, battements des ailes du nez, points phréniques. congestion pulmonaire droite, crachats muco-purulents teintés
de sang, riches en streplo, pneumo et surtout cocco-bacilles de
Pfeiffer, délire, fièvre à grands clochers. Le 19, ponction de la
base droite : pus avec stepto abondants.
Traité par diformine iodée intra-veineuse et injections intrapleurales de diformine iodée, celles-ci à la dose de 4o cc, chaque jour du 19 au 23 mars, arrêtées à cette date parce qu’elles avaient déclenché une crise de dyspnée avec toux quinteuse, expectoration saumonée, pouls petit ; reprise le 3 avril, presque quolidiennes, jusqu'au 28, à la dose de 0 à 4o ce. La température sc stabilise entre 36°2 et 37°2, l’état général est meilleur, le malade ne crache plus, ne souffre plus du thorax, les phénomènes congestifs ont disparu. Un examen du pus le 25 avril montre des polynucléaires en majorité intacts et du strepto peu abondant. Evacué en chirurgie le 28 avril. Pleurotomie le 29. Récupération
fonctionnelle rapide et excellente.
OBSERVATION 6. — L. K., 21 ans, matelot sans spécialité de la Bretagne. Pleurésie purulente qauche grippale à strepto.
Début le 9 août 1931 par courbature, rash rubéoliforme, pleuro-congestion base gauche, fièvre élevée, état général touché, foie un peu gros, subictère, teint terreux. Ponction de la base cauche le >» septembre : pus séreux, louche, contenant du strepto à l’état pur après culture avec polynucléaires abondants et altérés. On commence le 4 la diformine iodée intra-pleurale, à la dose moyenne de 4o ce. par jour. Dès le 12 septembre le pus renferme des polynucléaires peu abondants, non altérés, et les germes ne
s'y retrouvent plus, même après culture.
On cesse la diformine iodée le 13, la température étant redevenue normale ; mais une petite reprise de fièvre le 16 nous fait reprendre la diformine iodée : > injections ; la température retombe et le 20 septembre la ponction est blanche et des frotte-
ments apparaissent.
Nous croyions le malade en convalescence, mais le 5 octobre. bien que la température ne soil pas remontée, la ponction ramène
encore du pus formé de polynucléaires altérés, sans germes,
he
même après culture, et cela à 4 reprises. Nous reprenons la diformine iodée intra-pleurale ; mais le r9 octobre, devant la persistance de l’épanchement purulent (qui est devenu jaunâtre et très épais), nous évacuons le malade en chirurgie : il est apyrétique et en excellent état. Pleurotomie le 21 octobre. Excellente récupération fonctionnelle.
OBSERVATION 7. — L. P., 17 ans, apprenti torpilleur du Condorcet. Pleurésie purulente droite grippale à streplo.
Début le 1% avril 1931 par pleuro-congestion pulmonaire droite intense, avec élal général très touché, courbature, fièvre élevée (39°, 39°,6), albuminurie, urobilinurie, subictère, dyspnée vive, nombreuses chaînettes de strepto dans les crachats mucopurulents. Traitement général par diformine iodée intra-veineuse, puis vaccin anti-grippal.
Le 6, la ponction de la base droite donne un liquide séropurulent contenant du strepto abondant à létal pur avec des polynucléaires très altérés. Les injections ‘intra-pleuraies de diformine iodée sont commentées le jour même, répétées tous les 3 jours, puis tous les 2 jours, à la dose de 20 à 4o cc. chaque fois. On retire jusqu’à 500 cm° de pus.
Le pus devient, le r2 avril, jaune crémeux, bien lié, renferme toujours du strepto, mais les polynucléaires sont peu altérés. Il se raréfie progressivement, et la ponction devient blanche à partir du 19 avril ; des frottements apparaissent le 27 la température, qui n'oscillait plus qu'entre 37° et 38° à partir du 16 avril, tombe complètement le 22 avril et le malade entre en convalescence, Une radio le 13 mai montre une pachypleurite assez épaisse de tout le poumon droit, surtout axillaire, avec diaphragme parésié et ventilation pulmonaire médiocre. Par révulsion et spirométrie la récupération fonctionnelle s'obtient peu à peu. |
Le 6 juin la radio ne montre plus qu'une pachypleurite en îlots avec meilleure ventilation pulmonaire,
Le 22 août, après un congé, la récupération clinique et radiologique est excellente. < En somme, guérison de la pleurésie purulente en 15 jours,
par 6 injections intra-pleurales de diformine iodée.
OBSERVATION 8. — R. L., 19 ans, soldat au 8 R. T. S. Pleurésie purulente droite streplococcique parapneumonique (courbe tr).
Début le 28 janvier 1931 soir, par point de côté base droite, Bèvre à 40°,5, syndrome pneumonique de cette base, noribreux pneumo dans les crachats ocreux. Le 30, broncho-égophonie de la base, diminution des vibrations, disparition du souffle tubaire : la ponction ramène un liquide trouble, peu abondant (10 cm”), contenant du strepto et des polynucléaires altérés. Le 31, subictère, hyperesthésie cutanée de la base droite ; on commence la diformine iodée intra-pleurale, sans traitement anti-infectieux général. Les injections, après aspiration du pus, sont quolidiennes, de 15 ce. au début, puis de ro cc. à partir du 6 février, la température ayant progressivement et rapidement décru dès le début du traitement et étant revenue à la normale depuis le 4. Le pus du 6 février montre des globules rouges abondants, une polynucléose prépondérante, intacte, de nombreux macrophages ; les germes ont disparu. Le 9, les phénomènes parenchymateux sont résorbés, et la ponction ne ramène plus de liquide ; on cesse la diformine iodée. Une radio, le r0 février, montre un poumon droit médiocrement ventilé dans toute sa hauteur, avec nuages congestifs et pleuraux dans sa moitié inférieure, le dôme diaphragmatique est net, mais un peu paresseux. Le 13, des frottements apparaissent, et le murmure s'entend à la base, à peine diminué. Le 1° mars, la récupération est complète.
En somme, guérison de la pleurésie purulente en 11 jours, par 9 injections de diformine iodée intra-pleurales, avec apyrexie
au 6° jour.
St
OBSERVATION 9. — À. J., 4o ans, second-maître infirmier à l'Hôpital Sainte-Anne. Pleurésie purulente droite streplococcique (courbe 2).
Début le 4 janvier 1931 par asthénie, hyperthermie, et sueurs vespérales, amaigrissement, puis toux et expectoration muco-purulente.
Entre à l'hôpital le 19 janvier soir. Le 20, est pris d’un point de côté violent à la base droïte, avec immobilisation de l’hémi-diaphragme, hyperesthésie cutanée intense, dyspnée très vive, calmée seulement par la morphine. Obscurité respiratoire de la base droite, avec submatité, diminution des vibrations, légère égophonie. Ponction exploratrice le 21 : liquide peu abondant, jaune sale, trouble, formé de , polynucléaires non eltérés et de macrophages, sans germes à l'examen direct, mais avec développement abondant du strepto après culture. Signes généraux accusés : abattement, fièvre élevée chaque soir. avec sueurs abondantes, rougeur de la pommette droite, yeux brillants, visage émacié. Le point de côté persiste très violent dans toute la base droite, nécessitant 2 injections de morphine quotidiennes. Albuminurie, urobilinurie marquée.
On commence le 22 janvier les injections intra-pleurales de diformine iodée, 20 cc. chaque jour. Le pus devient plus abondant (60 à 90 cc. retirés chaque matin), jaune franc, un peu crémeux. L'examen cvyto-bactériologique montre des polynucléaires plus ou moins altérés avec strepto tantôt à l’examen direct, tantôt seulement après culture. Le 6 février, les polynucléaires sont intacts, le trepto ne se montre ni à l’examen direct, ni après culture. Le 7, apparaissent des filaments fibrineux bouchant plusieurs fois la seringue au cours de la ponction. Le S, ponction blanche.
En même temps, les signes cliniques s’améliorent progressivement : localement la matité s’atténue, les vibrations reparaissent, le murmure commence à être perçu, sauf à l'extrême
base, le point de côté esl moins violent et on peut supprimer
CN l'opium à partir du 5 février ; les signes généraux s'amendent : la température, qui déjà ne dépassait plus 37° depuis le 96 Janvier, devient normale à partir du 2 février, l’état général est netiement amélioré.
On cesse donc la difornrine .iodée le 8 février. Mais le 10 soir, légère reprise de température à 37°,5. Nouvelle ponction le 11 : blanche en un point, elle ramène en un autre 15 ce. de liquide louche, fibrineux (cloisonnement), et on injecte 15 ce. de diformine iodée. Pour la première fois, le malade dort, ce soir-là, parfaitement toute la nuit.
Le 16 février, devant une nouvelle et légère reprise de température (37°,5), nous agissons de même : ro ce. de liquide louche fibrineux à la ponction, 20 cc. de diformine iodée intrapleurale.
Désormais, le malade entre en convalescence, sans incident.
Une radio, le 0 février, montre la moitié inférieure du champ pulmonaire droit obscurcie par de gros nuages de pachypleurite avec réaction congestive ; le diaphragme est à peine visible et flou, fortement remonté, immobilisé ; à la partie supéro-externe, grosse ombre ovalaire de pachypleurite.
Signes cliniques et radiologiques s’atténuent peu à peu. Le malade part en congé de longue durée le 30 avril. Revu le 7 août : état général excellent, aucun signe fonctionnel, syndrome de légère pachypleurite résiduelle de la base droite.
En somme, pleurésie purulente guérie en r mois, par 19 injections de diformine iodée, apyrexie au r2° jour de traitement avec 2 reprises minimes de température coïncidant nettement avec la suppression de la diformine iodée depuis quelques jours
e! cédant parfaitement à la reprise du médicament.
OBSERVATION 10. — L. J., 20 ans, élève infirmier au 5° Dépôt. Pleurésie purulente gauche grippale à strepto, primitive (courbe 3). Début le 15 février 1931 par céphalée, courbature généralisée, violent point de côté base gauche, immobilisation de
l’hémithorax, dyspnée intense, matité de la base gauche avec