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abolition des vibrations et silence. Fièvre au-dessus de 39°, asthénie extrême, sucre et albumine avec excès d’urobiline dans les urines, insomnie, hypotension artérielle (10-6 au Vaquez). Ponction le 16 : roo ce. de liquide séro-purulent, sale, contenant de très nombreux strepto et des polynucléaires altérés.
On commence le jour même la diformine iodée intra-pleurale, injection quotidienne de 4o ce. en moyenne. Action rapide sur l’état général et la fièvre, qui, après 6 injections, n'oscille plus qu'entre 37° et 38°, et sur le pus, qui devient de plus en plus épais, plus jaune, mais contient toujours du strepto avec forte proportion de polynucléaires altérés.
Mais 2 reprises de température, au 14° et au 20° jours de la maladie, nous obligent à prolonger les injections intra-pleurales de diformine iodée, cependant moins régulièrement quotidiennes, jusqu’au 23 mars (au total 3r injections). Apyrexie complète au 35° jour, ponctions blanches répétées à partir du 38° jour, apparition de frottements au 44° jour, soit le 30 mars.
La convalescence semblait assurée, lorsque le 17 avril nous assistons à la disparition des frottements et la ponction ramène de nouveau du pus ; la tempéralure reste cependant normale Ce pus est formé de polynucléaires en majorité altérés, mais sans germes, même après culture. Nous reprenons pendant 6 jours les injections intra-pleurales de diformine iodée (30 ce. puis 200 cc.) ; les frottements reparaissent le 28 avril, et le malade entre cette fois franchement en convalescence. Il part le 15 mai en congé de très longue durée, présentant une pachypleurite de
tout le poumon gauche, surtout accentuée à la base.
Nous l’avons revu le 10 novembre ; il présentait cliniquement et radiologiquement un syndrome de pachypleurite très discrète de la base gauche, avec excellent état général.
En somme pleurésie purulente guérie en > mois 1/2 (guérison apparente à r mois 1/2, petite récidive à 2 mois, jugulée en 10 jours).
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OBSBRVATION 11. — G. J., 19 ans, quartier-maitre fourrier du Vulcain. Pleurésie purulente gauche à anaérobies.
Syndrome liquidien de la base gauche découvert à une consultation le »8 juillet 1937, hospitalisé le lendemain. Liquide pleural séro-fibrineux, citrin, contenant des polynucléaires intacts sans germes, Imême après culture, Apyrexie, sauf 2 clochers le 2Q juillet et le 4 août.
Le + août l'épanchement et la fièvre augmentent ; celle-ci devient permanente, bien qu'irrégulière, Le liquide est toujours citrin, sans germes, on en retire 4oo ce. le g.
Le 14 août dans la nuit, le malade a une vomique de pus fétide, bien lié, environ 1 lit. 200. La ponction de la plèvre le 1% donne le même pus félide, contenant des polynucléaires très altérés et des anaérobies abondants. Nous commençons aussitôt les injections intra-pleurales de diformine iodée, presque quotidiennes, de 30 à 60 ce.
L'épanchement diminue un peu. Le 26 août, après 8 injections de diformine iodée, le pus, beaucoup moins fétide, ne contient plus que de très rares germes et les polynucléaires sont à peu près intacts. Le 28 il a perdu toute odeur. Le 1% septembre on cesse la diformine iodée intra-pleurale ; mais la fièvre persistant avec des oscillations irrégulières et une nouvelle ponction donnant du pus à polynucléaires altérés, on évacue le malade en chirurgie, où il est pleurotomisé le 5 septembre en bon état
général. Suites opératoires normales, N'a pas été revu par la suite.
OBSERVATION 12. — T. A., 21 ans, quartier-maître électricien du C. A. M. de Marignane. Pleurésie purutente droite à anaérobies (courbe 4).
Début le 25 décembre 1931 soir : point de côté violent à la
base droite, toux difficile et douloureuse, Soigné à l'infirmerie jusqu'au 1° janvier : fièvre irrégulière, modérée, sueurs nocturnes, syndrome liquidien de la base droite, avec liquide purulent verdâtre à la ponction ; expectoration purulente. Hospitalisé
à Sainte-Anne le 1° janvier soir.
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Malade d'aspect très fatigué, très amaigri, au teint terreux, aux doigts hippocratiques. Fièvre élevée le soir (39°,3-39°5). Dyspnée assez marquée, mais le point de côté du début s’est atlénué. Toux rare, expectoralion purulente fétide, haleine fétide. Toute la moilié inférieure de l’hémithorax droit est mate, avec abolition des vibrations, souffle tubo-pleural, râles sous-crépitants fins, estompés, bronchophonie. Ce malade à fait, il y a 4 ans, une bronchite mal soignée, et depuis celte époque il dit avoir, chaque malin, peu après son lever, des quintes de toux suivies d’une
véritable vomique : 1/2 verre environ de pus fétide.
Une ponction pleurale, le » janvier, donne 500 ce. de liquide séro-purulent, extrêmement fétide, contenant de très nombreux anaérobies et des polynucléaires altérés. Dans les crachats, flore banale.
On commence aussitôt les injections intra-pleurales de difor-
mine iodée, à la dose quotidienne de &o ce.
L'amélioration est remarquable et rapide : la température décroît très nettement ; le pus commence à se désodoriser dès la deuxième injection de diformine iodée, et après la 6° n’a plus qu'une odeur fade ; il diminue de quantité (275-300 cc. retirés à chaque ponction) ; les polynucléaires sont de moins en moins altérés et deviennent intacts le 8 janvier, en même temps que les anaérobies disparaissent et ne se retrouvent même plus
par la culture. L'expectoration diminue.
Malheureusement, le 10 janvier, la fièvre reprend, coïncidant avec la formation d’un abcès de la paroi qui communique avec la plèvre en bouton de chemise. On le traite par la diformine iodée, tout en continuant les injections intra-pleurales. La fièvre s'éteint le:15 janvier et nous évacuons le malade en chirurgie le 20 : son état général est meilleur, l’état pulmonaire a rétrocédé (les râles sous-crépitants ont disparu), le pus est désodorisé, n’a lus de germe et montre des polynucléaires intacts. Pleurotomie
le 21 janvier. Bonnes suites opératoires.
OBSERVATION 13. — AÀ- N., 47 ans, ouvrier de l'Arsenal. Pleurésie purulente droite à anaérobies. Bronchitique chronique. Le 20 janvier, est pris brusquement d’un point de côté à droite, avec dyspnée ; fièvre élevée les 3 premiers jours, puis oscillant autour de 38° ; sueurs nocturnes, Teint terreux. Langue très saburrale, aspect de grand infecté, subictère conjonctival, urobinurie marquée.
Dès son entrée à l'hôpital le 30 janvier soir, une ponction pleurale est pratique et donne 300 cc. de pus séreux, sale, extrêmement fétide, contenant de nombreux polynucléaires pyoïdes, une flore polymicrobienne variée, abondante, des anaérobies. On commence aussitôt les injections intra-pleurales de diformine iodée, à la dose quotidienne de 8o ce.
Dès le lendemain, le pus est moins fétide. Le 2 février, après 3 jours de traitement, il est plus consistant, beaucoup moins fétide, formé de polynucléaires très peu altérés, la flore polymicrobienne y est peu abondante, les anaérobies persistent.
À partir du 4 février, le pus est pratiquement désodorisé, fade ; les anaérobies persistent, mais les polynucléaires sont intacts ; la température oscille désormais au-dessous de 37°.
Le malade est évacué le 9 février en bonne forme sur le
service chirurgical pour être pleurotomisé.