TRAITEMENT PROPHYLACTIQUE
Chancre simple. — Le chancre simple étant une maladie essentiellement contagieuse, on s’est tout naturellement préoccupé du traitement prophylactique. Nous laisserons de côté les mesures de prophylaxie plus ou moins générales, dont l’étude est du ressort de l’hygiène, pour ne nous arrêter qu'à ce qui peut constituer un traitement proprement dit. C’est dans ce but de prophylaxie que S. GIOVANNINI entreprit,en 1897, les expériences suivantes : dix-sept sujets, porteurs de chancres simples, eurent chacun deux plaies inoculées avec du pus chancreux. L'une de ces plaies fut abandonnée à elle-même et l’autre lavée avec une solution de sublimé; toutes les plaies non lavées se transformèrent en chancres et, parmi les autres, six seulement subirent cette transformation : on en pouvait conclure à une certaine efficacité du sublimé comme prophylactique, après un coiït suspect.
Poursuivant ses recherches expérimentales sur la désinfection des plaies infectées avec du pus de chancre simple, le même auteur est arrivé, en 1902, aux résultats suivants :