‹ Du Traitement du Chancre Simple et de Ses Principales ComplicationsChapitre 9 sur 21 · É \ aà 10gr ROM SAHBHIIQUE. 2e Sn onu · texte numérisé non relu

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Une autre formule, dans laquelle entre encore le camphre, est celle proposée par E. Cavazzani, qui aurait donné à son auteur 926 cas de guérison, avec une durée moyenne du traitement de sept jours. C’est un mélange avec :

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Pour en finir avec le camphre, nous citerons la statistique publiée par H. Gafé dans le Zyon Médical (1872) et portant sur une série de treize observations.

Pe 0d1Te Les résultats étaient tous favorables et l’on notait, en particulier, que la durée de la maladie était considérablement diminuée et le traitement exempt de toute douleur. L'auteur employait le camphre selon la méthode de Netter, qui consiste à en remettre par dessus à mesure que les couches profondes se liquéfient, sans rien enlever jusqu'au moment où l'on cesse le traitement.

Iodoforme. — L’iodoforme fut tout aussi en honneur que le camphre et, de nos jours, son emploi a survécu à celui de ce dernier. Dès 1873, PETITEAU vantait son efficacité, dans le phagédénisme, comme topique cicatrisant et anesthésique local, et Profeta, dans une « Lettre à M. le Dr Doyon »,relatait son emploi dans une série de treize observations d’ulcères vénériens, dont plusieurs phagédéniques. Bonalumi l’emploie comme topique dans le traitement du chancre simpleet des bubonset,en 1889, Eichstorff, dans sa thèse, préconise les injections d’éther iodoformé contre les bubons, en même temps que Wiliam Otis emploie lesinjections d’onguent iodoformé chaud à 10 °,, après ouverture aseptique de l’abcès et lavage au sublimé à 1/1000.

Enfin en 1895, Henric publie une thèse, inspirée par Fontan, médecin principal de la marine, sur le traitement du bubon suppuré par l'injection de vaseline iodoformée et le pansement occlusif. Nous pouvons résumer ainsi la méthode employée par l'auteur : après avoir rasé et désinfecté la région, ponctionner l’abcès, évacuer le pus, laver avec une

Sie solution de sublimé à 1/1000, remplir la cavité avec de la vaseline iodoformée à 1/10, liquéfiée au bainmarie et recouvrir de compresses sublimées et de gaze et collodion iodoformés. La douleur disparait rapidement,la plaie se réunit par première intention en deux ou trois jours et la guérison est obtenue en dix à douze jours, en moyenne.

Voici d’ailleurs la statistique de M. Fontan.

Sur 183 bubons traités à St-Mandrier, de 1889 à 1894, par cette méthode :

123 ont guéri en moins de10 jours

30 — — 10 à 15 jours 8 — — 45 à 20 — 6 - -— 20 à 30 —

soit une moyenne de 12 jours.

Enfin, 16 rechutes pouvaient nettement être imputées à une faute opératoire.

D'autre part, sur 116 bubons traités par les autres méthodes :

10 ont guéri en moins de 10 jours

A = A0 4 15 JON 15àa 20 — 98 si 0 ADN Ce 41 3 Es 30 à 490 —

soit une moyenne de 50 jours.

Acide salicylique. — L'acide salicylique a joui d'une certaine réputation dans le traitement abortif du chancre simple. Hebra avait même prétendu que

or e— deux ou trois applications d'acide salicylique suffisaient pour détruire ses propriétés spécifiques et le transformer en une plaie simple et de bonne nature, pouvant se cicatriser en 24 ou 48 heures. Szadek, ayant repris les expériences d'Hébra, conclut en reconnaissant les avantages de l’acide salicylique employé notamment en pommade, dans le traitement du chancre simple, bien que, d’après lui, cette substance ne soit pas supérieure à d’autres, l'iodoforme et l’iodol par exemple. Employé en poudre, il peut déterminer un peu d’irritation et son application est souvent douloureuse.

Perez Ortis conçoit de la façon suivante le traitement du chancre simple: pour lui, il y a trois indications à remplir : 1° traiter la vésico-pustule initiale et la faire avorter, si c’est possible; 2% atténuer la période d'état; 3 veiller au processus de réparation. I les remplit ainsi qu'il suit :

1° Laver et saupoudrer avec :

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2% L’ulcération étant confirmée, panser avec :

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ou avec une pommade salicylée à 10/30.

3 Enfin, pour la cicatrisation, panser avec une poudre au salicylate de bismuth.

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