TUE
portées. Elle est amenée d'urgence dans le service pour une nouvelle hémorragie violente, celle-là, amenant une accélération du pouls à 110 et, bientôt, un état syncopal marqué, nécessitant une intervention d'urgence.
Cette histoire se renouvelle dans l’observation N° 10 mais, ici, c’est une reprise légère de l'écoulement sanguin que la femme saignée, ne peut supporter, qui va déterminer l’atteinte brutale de l’état général.
Dans ces quelques exemples, nous voyons donc bien
que l’hémorragie peut être
ou, importante d'emblée, ou récidivante, et d’abondance progressive.
Elle a toujours entraîné une chute rapide de l’état général. Mais celui-ci, qui jusqu’à un certain moment semblait bien conservé, fléchit brutalement, par une nouvelle perte sanguine dont, parfois, l'importance minime contraste avec la gravité de l’état général.
Ces cas graves sont de beaucoup les plus intéressants. Ce sont eux qui nous occuperont, essentiellement, dans la discussion du traitement du placenta vicieusement inséré.
Telles sont donc les hémorragies dues à l'insertion du placenta sur le segment inférieur, dont il nous a été possible de suivre l’évolution à la Maternité de l'Hôpital Tenon.
Nous allons voir, maintenant, le traitement qui leur a été opposé.
LE TRAITEMENT OBSTÉTRICAL
Nous avons fait appel au traitement obstétrical dans D1 cas, ce qui correspond à une moyenne de 85 %.
Certaines méthodes n’ont jamais été employées à la Maternité de l'Hôpital Tenon, ce sont :
Le tamponnement,
La dilatation forcée du col, soit manuelle, suivant la méthode de BONNAIRE, soit instrumentale, suivant la méthode de Bossr.