CONCLUSIONS
L’hystérectomie vaginale est indiquée toutes les fois qu'il existe une lésion de l'utérus, telle que gangrène, filbrome, cancer, suffisante à elle seule pour motiver l'intervention. Le prolapsus concomittant n’est pas ici en cause et présente seulement l'avantage de rendre l'opération plus facile. Les lésions des annexes ne sont une indication que quand elles sont nettement bilatérales.
Dans tous les autres cas l’hystérectomie est discutable. Elle paraît être une bonne opération contre le prolapsus total de l’utérus chez des femmes ayant atteint la ménopause ou sur le point de l’atteindre, principalement quand il s’agit de femmes dont la condition sociale nécessite une vie active, spécialement lorsque l’état du périnée et du vagin ne laisse aucun doute sur la possibilité de restaurer utilement l’appareil de soutènement.
S'il s’agit de femmes jeunes, et sauf dans les cas
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très rares d'irréductibilité absolue, il est préférable de faire l’hystéropéxie abdominale antérieure.
L'hystérectomie n’est donc qu'une opération exceptionnelle. Elle ne doit pas, én outre, être regardée comme une des méthodes de traitement du prolapsus. Elle n’est, en effet, qu’une opération complémentaire destinée à faciliter et à rendre plus efficace les opérations plastiques pratiquées sur le vagin et le périnée, opérations qui ne doivent donc pas lui être comparées. A cette seule condition, l’hystérectomie donne dé bons résultats.
Les différents procédés employés sont bons. Signalons, outre le procédé de la sangle de Mac Monagle et Quénu avec ou sans fixation du vagin, celui de Fritsch heureusement modifié par Pozzi.
Le pronostic de l'opération ainsi pratiquée est peu grave, si on a soin de se mettre dans de bonnes conditions d’antisepsie,
On se contentera des moyens palliatifs ordinaires employés contre le prolapsus, quand on aura reconnu l'existence de lésions organiques assez marquées pour aggraver le pronostic de l'intervention.