‹ Du traitement moral de la folieChapitre 11 sur 80 · DES PLANS FIBREUX DU CERVEAU · texte numérisé non relu

DES PLANS FIBREUX DU CERVEAU

core publié les recherches auxquelles il s’est livré sur la structure du cerveau , trois plans fibreux ayant chacun une destination spéciale, composent le pédoncule cérébral et vont former, l’un quelques-unes des parties internes des ventricules, le second le corps calleux, le troisième le lobe du cerveau. Sous l’influence de certaines causes morbides, ces plans fibreux, et notamment le second avec le troisième, contracteraient des adhérences qui altéreraient les fonctions de l’entendement et produiraient la folie. Mes recherches sur la structure du cerveau (i) ne me permettent pas de partager la manière de voir de M. Foville; je m’abstiendrai néanmoins de combattre son opinion , parce qu’il ne l’a pas publiée assez complètement pour que je sois assuré de ’ l’avoir bien comprise.

Au reste, cette opinion n’a pas encore eu d’influence sur la pratique, et je ne sais si elle est appelée à en exercer aucune; dans le cas où elle serait fondée , le talent bien connu de son auteur la ferait certainement prévaloir.

Outre les diverses altérations que je viens de mentionner, il en est encore plusieurs autres

(0 Anatomie comparée du système nerveux, considérée dans ses rapports avec l’intelligence , etc. Paris, i8.'*o, a vol. 1,1 ® el un allas in-folio de 33 planches gravées-

que l’on trouve clans le cerveau des aliénés : ce sont des épanchemens plus ou moins considérables de sérosité, dans la cavité des ventricules cérébraux, et autour des circonvolutions; ce sont des hémorrhagies , des ecchymoses sous-arachnoïdiennes, des végétations dans quelques points de l’arachnoïde, des ossifications des artères cérébrales, etc. La part que prennent ces altérations dans la production de la folie, est encore inconnue, et ce que l’on a pu constater, c’est qu’elles coïncident quelquefois avec le dérangement de l’esprit.

§ XI. Tous les auteurs s accordent à dire qu’il est des aliénés dans le cerveau desquels on ne trouve aucune altération .

Les partisans même les plus exclusifs de la localisation de la folie, ceux qui prétendent que cette maladie dépend nécessairement d’une altération du cerveau, et qui, par là, tiennent compte de la plus petite anomalie qu’ils croient rencontrer dans l’apparence de cet organe, conviennent presque tous, qu’il est des cas ou l’on ne trouve rien de particulier dans le cerveau des aliénés; mais pour se montrer conséquens avec eux-mêmes, ils assurent que l’on trouvera ce que l’on cherche vainement aujourd’hui,

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