‹ Du Traitement Opératoire de l'HydarthroseChapitre 22 sur 23 · TRE RS ERP US · texte numérisé non relu

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tions particulières et nous sommes loin de partager l'avis de Carbou qui dans sa thèse s’appuyant sur les résultats obtenus par des chirurgiens tels que Lister, Panas, Nicaise en veut faire une méthode générale de traitement de l’hydarthrose chronique, préférablement à toutes les autres méthodes opératoires. Pour juger de la valeur d’une méthode, il faut pouvoir asseoir son Jugement non pas seulement sur des noms, mais encore sur des faits et plus cette méthode est simple plus elle acquiert de valeur. Or l’arthrotomie n’est pas à la portée de tous les patriciens, les résultats peuvent être désastreux quand elle est pratiquée par des mains inhabiles, tandis que tous les praticiens peuvent faire la ponction avec le lavage antiseptique.

Au reste, pourquoi faire l’arthrotomie quand on peut arriver au même but par la ponction antiseptique, c’est-à-dire quand on peut vider l’articulation et en faire le lavage. Or on arrive à ce but quand dans l’hydarthrose simple, après la ponction, on malaxe l’articulation après avoir préalablement injecté la solution phéniquée.

M. Jules Bæckel et M. le professeur agrégé Weiss, préfèrent à l’arthrotomie la ponction antiseptique qu’ils considèrent comme beaucoup plus simple et comme aussi prompte dans ses effets. Et pourquoi exposer le malade à un traumatisme tel que l’ouverture d’une articulation dont le traitement exige beaucoup plus de soins et souvent beaucoup plus de temps que la ponction ; car bien que nous n’ayions pas relevé d’accidents parmi les observations que nous rapportons, il n’en est pas moins vrai, de l’avis de tous les chirurgiens, que l’arthrotomie est une opération beaucoup plus grave que la ponction.

L’arthrotomie n’est indiquée que quand les autres modes de traitement sont insuffisants de prime abord ou quand ils ont été employés et n’ont pas été couronnés de succés. Ces conditions se rencontrent quand l’hydarthrose est symptomatique de corps étrangers, car au moyen de la ponction seule, on n’arrive pas à vider la cavité articulaire et l’agent irritant subsistant, lors même qu'on a retiré le liquide, le malade est toujours sous le coup d’une récidive. Seule l’arthrotomie peut répondre au but que l’on se propose et c’est à elle qu’il y aura lieu de recourir.

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On se trouve dans des conditions analogues lorsque l’épanchement est symptomatique d’une lésion articulaire, telle qu’une arthrite fongueuse, la ponction dans ce cas ne peut que retirer le liquide et toutes les injections de quelque nature qu’elles soient ne modifieront pas les lésions articulaires proprement dites.

Non seulement elle est insuffisante, mais elle est contre-indiquée : c'était déjà l’avis de Borelli. Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un coup d’œil sur nos observations et l’on verra que dans ce cas il y a presque toujours eu, à la suite des injections, une aggravation dans l’état local. Alors aussi l’arthrotomie est indiquée, comme dans le cas ou les injections phéniquées d’abord, iodées ensuite ont été employées et n’ont pas été suivies de succès pour une raison qui nous échappe. Ceci peut arriver quand la synoviale seule est malade mais celà arrive forcément dans les cas d’hydarthrose chronique où l’épanchement articulaire a produit une distension de la capsule telle qu’il s’est produit un relàchement des ligaments articulaires. La ponction suivie d'injection étant insuffisante, il faut recourir dans ces cas à l’arthrotomie.

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