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Les principales indications du traitement thyroïdien seront réalisées au maximum en présence d’un syndrome thyroïdien net. Et nous entendons ici par syndrome thyroïdien, non seulement le myxædème, la maladie de Basedow, mais encore certaines formes du rhumatisme chronique, de l’asthme, des maladies de Dercum et de Parkinson. L'on devra s'attacher à dépister les petits signes de l’insuffisance thyroïdienne signalés par Lévi : les œdèmes transitoires, blancs, indolents, fermes, la frilosité, l’abaissement de température, l’anorexie, la constipation, les douleurs rhumatoïdes, la calvitie précoce, la canitie prématurée, l'absence ou chute du sourcil, surtout au tiers externe, la migraine, la somnolence, l’apathie. Signalons également la tendance à l’obésité, l’acro-asphyxie des extrémités, le livedo, les engelures. On accordera surtout de l'importance aux troubles de la calorification et aux troubles pilaires.
Mais lorsque ces signes seront absents, il faudra quand même employer le traitement thyroïdien qui peut donner des succès complets (Nicolas et Moutot). Dans toutes ses formes, le traitement doit être tenté ; la statistique prouve que ses résultats sont supérieurs à ceux de toutes les autres médications.
Des syndromes surrénaux, ovariens, pituitaires commanderont l’opothérapie polyglandulaire. Le clinicien portera donc son attention sur la pigmentation, la pression sanguine, l’asthénie, etc. Notons que la glande surrénale a donné des résultats, là, où l’adrénaline a échoué.