‹ Du Traitement Thyroïdien et de la Sclérodermie en PlaquesChapitre 32 sur 33 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Il semble y avoir, au point de vue pathogénique, comme au point de vue clinique, non pas une mais des sclérodermies.

II. — Quelques cas de sclérodermie peuvent relever de l'insuffisance endocrinique, et particulièrement, thyroïdienne.

Cette opinion s'appuie :

1° Sur les bons effets du traitement thyroïdien.

2° Sur les associations cliniques fréquentes, de la sclérodermie et des syndromes attribués aux perturbations des fonctions endocriniques, et principalement thyroïdienne (myxædème ; goître; maladie de Basedow ; rhumatisme chronique ; tétanie ; maladie de Dercum ; Asthénie surrénale ; Acromégalie).

3° Sur les altérations anatomo-pathologiques des glandes vasculaires sanguines, surtout thyroïdienne (atrophie ; absence ; goitre, corps calcaires ; lésions

diverses. — Altérations de la pituitaire ; des surrénales. — Atrophie des organes génitaux).

IT. — La morphologie et la topographie des éléments sont insuffisantes pour poser ce diagnostic pathogénique.

Le clinicien portera son attention sur les symptômes associés. Il examinera le corps thyroïde ; recherchera les syndromes thyroïdiens ; dépistera l'insuffisance de la glande en découvrant les petits signes de Lévy.

IV. — Même si cet examen est négatif, le traitement thyroïdien peut donner d’excellents résultats ; on aura tout avantage à le tenter.

En dehors de l'insuffisance thyroïdienne, il peut agir par suppléance ; par ses propriétés antitoxiques ; stimulantes ; fibrolytiques.

Les résultats de ce traitement, — lorsqu'il agit — sont supérieurs à tous les autres.

En cas d'échec, on pourra tenter la médication polyglandulaire.

V. — On suivra pour le traitement les règles bien précisées aujourd’hui de l’opothérapie classique.

Tous les douze ou quinze jours, le traitement sera coupé d’une période de repos égale. On commencera par de petites doses, et l’on continuera l’administration du médicament, d’abord jusqu’à disparition complète des lésions, ensuite, à titre préventif, pour maintenir la guérison.

Au reste, il est évident que cette administration

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variera avec la tolérance du sujet et l'efficacité du traitement. — Tout signe d'intoxication commandera l’abstention.

VI. — Le jeune âge du sujet ne contre-indique pas le traitement thyroïdien, mais commande la

prudence.

VII. — Les meilleurs résultats ont été obtenus dans les formes localisées (type morphée), fau stade œdémateux ou hypertrophique.

Vu :

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