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que l'on retrouve toujours identique à l'examen microscopique (voir plus haut la définition de Pérus). Cette conception méconnait les parentés cliniques évidentes qui existent entre les atrophies cutanées et certaines formes de sclérodermie. Nous voulons parler ici des cas de passage signalés par Janselme et Brocq. Ce dernier rapporte une observation ou des plaques de morphée non indurées, coexistaient avec de l’acroasphyxie. On a souvent noté des cas d’atrophie en bandes symétriques réparties comme la sclérodermie. Dans la sclérodactylie, on note souvent un processus atrophique primitif de la peau des doigts, en même temps qu'un processus d'induration domine dans d’autres régions. La conception française ignore également les parentés de la sclérodermie avec les maladies pigmentaires (association fréquente du vitiligo). Enfin, chose plus grave, on sait aujourd'hui qu'une même lésion anatomique peut relever de pathogénies diverses et que le seul penser anatomique peut grouper artificiellement des maladies très différentes. Doit-on démembrer définitivement le groupe des sclérodermies ? Les formes cliniques admises actuellement ne le permettent pas : une même forme peut admettre plusieurs pathogénies ; d'autre part, diverses modalités peuvent avoir la même origine. Les observations le démontrent surabondamment : coexistence de types divers (observations Nicolas et Moutot) ; évolution des types localisés, en types généralisés et réciproquement (Garkoin ; Quenfeld).
Le penser anatomique est donc impuissant à lui
te
seul à fonder l’unité réelle de la sclérodermie, à en embrasser les formes cliniques variées, à les expliquer ; il ne peut nous faire comprendre les termes de passage entre cette affection et les maladies voisines et surtout, il ne nous renseignera pas sur la luxuriante variété des symptômes associés à la sclérodermie. Nous ne devons demander tout cela qu’à une conception physiologique de la question. Le penser physiologique seul peut nous livrer le secret de la topographie et de la systeinatisation des lésions, la raison de leur association constante aux troubles vaso-moteurs, à la pigmentation, à l’'œdème, à l’atrophie cutanée ou profonde (muscles et os).