‹ Du trésor caché dans les maladies et les afflictionsChapitre 5 sur 45 · XII VIE ABREGEE DU V. P, LOUI? DU PONT · texte numérisé non relu

XII VIE ABREGEE DU V. P, LOUI? DU PONT

EQSuite, il se rendait à l'hôpital d'Esgueva, pour y servir les malades, et il le faisait avec beaucoup de ferveur ; il les traitait avec une grande charité, avec toute la tendresse d'un fidèle disciple de Jésus-Christ.

Le Seigneur lui avait en outre fait don d'une vive intelligence el d'un grand discernement, parce qu'il le destinait à être une lumière éclatante dans l'Eglise. Après avoir appris en fort peu de temps la grammaire latine, il fit ses études de philosophie à Yalladolid, puis celles de théologie au collège Saint-Grégoire, chez les Pères Dominicains ;

et il les acheva au collège de Saint-Ambroise, dirigé par le:

Pères de la Compagnie de Jésus.

Louis avait dix-neuf ans, quand, frappé de la modestie du P. Suarez et touché par les prédications du P. Martin Gutierrez, il commença à sentir clairement l'appel de Dieu ; et son amour pour la sainte et immaculée Conception de la très sainte Vierge Marie le décida à embrasser llnstitut de^aint Ignace. Il fut reçu dans la Compagnie de Jésus le 2 décembre 1374. Il avait vingt ans.

C'est au noviciat de Médina et sous la direction du P. Balthazar Alvarez qu'il fit ses premiers pas dans la vie religieuse.

Il se mit avec une telle ardeur à la pratique de la perfection qu'il ressemblait à un séraphin et que, en écrivant plus tard la vie du P. Balthazar Alvarez, il put dire: « Il me semble que si j'avais vécu pendant huit ans de la vie que j'ai menée au noviciat, je serais devenu un grand saint. »

Dans le fait, la vertu de ce novice croissait d'une manière admirable. Il devançait ses frères par sa prompte et exacte observation de toutes les règles, même des moindres, par son abnégation et par sa charité envers les infirmes. Les malades dont le caractère était difficile étaient ceux qu'il préférait. 11 contemplait toujours en eux l'image du Rédempteur, et il les soignait par amour pour ce divin Maître.

Avant la fin de son noviciat , les supérieurs voulurent éprouverjusqu'où allait sa vertu et ils lui ordonnèrent d'aller continuer ses études à Yalladolid; c'était le rapprocher de sa famille ; mais cette circonstance, qui pouvait nuire à sa perfection, ne lui inspira qu'une plus grande vigilance sur lui-

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