‹ Du tubercule du testicule et de l'orchite tuberculeuseChapitre 29 sur 34 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

Atrophie du testicule gauche survenue à la suite d’un varicocèle volumineux de date très-ancienne. (Obs. personnelle.)

Caléat, Alexis, mégissier, âgé de 40 ans, entré dans le service de M. Labbé pour y être soigné d’une brûlure de jambes au second degré.

Il est porteur d’un double varicocèle ; celui de droite est peu volumineux, celui de gauche, au contraire, est véritablement énorme, et les plexus veineux qui le constituent, acquièrent pendant les efforts que fait le malade, la grosseur de l’éminence tnénar. Il est difficile de connaître exactement l’époque où la tumeur a débuté; c’est peut-être vers l’âge de. dix ans quelle a fait son apparition. A cette époque, d’ailleurs, notre malade n’en ressentait aucune gêne, et ce n’est que vers l’âge de quatorze ans, lorsqu’il entra en apprentissage, qu’il commença à en souffrir. Depuis ce moment, il éprouve de la pesanteur et parfois quelques douleurs assez vives, mais jamais les souffrances n’ont été ni assez fortes ni assez continues pour qu’il songeât à réclamer une opération chirurgicale quelconque.

Lorsqu’on examine les parties génitales, on constate que le testicule gauche mesure à peine la moitié du volume du testicule droit; il est en partie perdu au milieu des varicosités, t*t comme il est non-seulement moins gros, mais encore moins résistant que l’autre, on éprouve quelques difficultés à le sentir nettement. L’éuididyme paraît normal; la tête en est certainement aussi volumineuse de ce côté qu’à droite ; mais, pour le corps et pour, la queue de cet organe, ils sont tellement enlacés par les gros faisceaux variqueux des plexus pampiniformes, qu’on ne saurait les isoler ou les séparer d’une façon précise. On ne sait trop où les reconnaître.

Page 1