‹ Du typhus de l'armée d'Orient [electronic resource]Chapitre 20 sur 91 · F. SÉCRÉTIONS · texte numérisé non relu

F. SÉCRÉTIONS

Toutes les muqueuses présentent généralement un état plus ou moins catarrhal : elles sécrètent du mucus, elles sont humides et les ouvertures s’embarrassent parfois de ces mucosités concrétées en filaments. Le coryza, le catarrhe bronchique, l’humidité de l'œil, etc., tiennent à l’état catarrhal de ces muqueuses. Le catarrhe général des muqueuses paraît avoir été plus prononcé chez les Russes que chez nous, d’après MM. Alferief et Mœring. Beaucoup d’auteurs de la fin du dix-huitième et du commencement du dix-neuvième siècle décrivènt également des épidémies où ces symptômes étaient beaucoup plus marqués que chez nous.

L’épithélium, dans cette période et dans la suivante, se desquamme parfois et sème de son débris la surface muqueuse de la vessie, de l’estomac, de l’intestin, des calices, etc., phénomènes observés aussi par les médecins russes, et qu’on retrouve dans les descriptions de typhus-fever de Jenner.

La peau est généralement moite, et assez souvent couverte d’une sueur abondante.

Les urines sont d’ordinaire peu copieuses, rouges, parfois sédimenteuses. M. Mœring y a constaté delà substance épithéliale, indice du catarrhe vésical.

DU TYI’IIUS DE L.’ ARMÉE d’ ORIENT.

2° Période nerveuse.

Elle dure à peu près comme la première, c’est-àdire cinq ou six jours. On comprend, du reste, que ces démarcations n’ont rien de rigoureux, puisque la transition de l’une à l’autre est ordinairement ménagée et que sur les confins des deux périodes, les caractères sont mixtes. Les phénomènes nerveuxqui deviennent prédominants, donnent leur nom à cette période. Elle est essentiellement caractérisée par ces phénomènes nerveux et par les conséquences diverses des congestions sanguines qui ont eu lieu dans la première période. Ces conséquences, les voici : Ou bien les congestions continuent, avec le caractère actif, et alors la réaction se maintient plus ou moins vive, mais modifiée par l'accroissement des phénomènes nerveux et par l’affaiblissement, par la chute progressive des forces générales : ou, bien diverses phlegmasies, notamment des poumons, succèdent aux congestions. Ou encore, 1 hyposthénie est telle que les parenchymes commencent à se laisser engorger passivement, et que les réactions sont devenues molles, paresseuses. L’atteinte profonde portée aux forces radicales, entraîne souvent la mort, dans cette période, sans qu’on puisse trouver de lésions des organes assez graves pour les accuser de cette issue funeste.

Dans cette période l’état catarrhal des muqueuses

persiste ou diminue, ou se termine par une hypersécrétion plus abondante momentanée, ou fait place à la sécheresse de ces membranes qui s’encroûtent de mucosités épaisses au pourtour de certaines ouvertures. Nous serons plus bref ici, dans la description des symptômes, qu’au sujet de la première période, beaucoup de traits de celle-ci se rapportant plus ou moins à la deuxième.

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