A. DIFFÉRENTES PHYSIONOMIES SYMPTOMATIQUES GÉNÉRALES DE LA MALADIE
A. La forme sera nerveuse et ataxique, quand le
(1) L’auteur ne parle pas avec plus de détail de ces accidents nouveaux auxquels il était sujet depuis son retour de Crimée. Ils consistaient en un amaigrissement notable, une excitabilité plus grande que de coutume, un affaiblissement marqué, un besoin de repos plus grand. Cette série de symptômes dura pendant tout l’été de 1857. F. Jacquot, pour les conjurer, s’était soumis à un traitement énergique consistant en douches froides prolongées. C’est à la fin de ce traitement que se déclara la double pneumonie qui en six jours l’emporta.
délire , l’agitation , les grands spasmes débuteront et continueront pendant le cours delà maladie avec persistance et intensité.
Forme inflammatoire, quand la réaction sera trèsvive, que diverses phlegmasies s’établiront dans les organes, que la fièvre se maintiendra intense pendant la période nerveuse, que les phénomènes de réaction l’importeront par leur intensité sur les phénomènes nerveux.
Forme adynamique, quand le collapsus et l’hyposthénie se manifesteront de bonne heure, même en pleine première période, et se maintiendront avec continuité. La forme lente nerveuse se rapproche de la forme adynamique.
Forme muqueuse, quand la réaction sera modérée, qu’il y aura de l’embarras gastrique, et en général un état catarrhal des muqueuses.
Forme sidérante, quand le typhus se terminera par la mort en deux ou trois jours.
Forme continue, quand la maladie aura une intensité pareille à toutes les heures de la journée, ou de simples exaspérations banales, vespériennes et nocturnes.
Forme rémittente, quand ces exaspérations seront très-marquées et que tous les symptômes présenteront une notable diminution dans la matinée et une partie de la journée. Cette rémittence est assez souvent très-prononcée au commencement, mais sou-
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veut au déclin, bien rarement pendant la période d’étal du typhus.
Forme intermittente, c’est-à-dire accès à trois stades séparés par des intervalles de santé. Cette forme existe quelquefois au début, et plus rarement à la fin de la maladie, jamais pendant sa période d’état.
Forme irrégulière, quand il y a des alternatives de mieux et de pis, de réaction et d’affaissement.
B. FORMES DUES AUX LESIONS ORGANIQUES OU FONCTIONNELLES DES DIVERS APPAREILS.
Forme ictérode, qu’il ne faut pas mettre trop exclusivement sous la dépendance du foie, car une influence plus générale y contribue également. Ictère, langue chargée de mucus jaune, bouche amère, vomissements bilieux répétés, diarrhée bilieuse, ou quelquefois constipations ; les déjections contiennent quelquefois du sang ; douleur ou tension à la région hépatique, souvent aussi à l’hypocondre gauche.
Forme céphalique, la physionomie du typhus est alors différente, selon que la lésion consiste dans la congestion cérébrale ou méningienne, dans un épanchement qui amène le coma, dans une inflammation des méninges, etc. Notons ici que certains typhus comateux ne s’expliquent pas par les lésions trouvées à l’autopsie; le coma est sous la dépen-
HISTOIRE ET DESCRIPTION DE l/ÉPIDÉMIE.
dance d’une atteinte portée aux forces radicales.
Forme pectorale, qui est sous la dépendance d’une forte congestion pulmonaire, d’une pneumonie, d’une pleurésie, d’un sentiment de suffocation, etc.
Forme cardiaque et syncopale, douleurs cardialgiques vives, angoisse, suffocation, battements tumultueux et irréguliers. Cette forme est due, soit à une lésion de l’innervation, soit à. diverses lésions du péricarde, de l’endocarde, au ramollissement des fibres musculaires du cœur, aux concrétions qui se forment, du vivant même probablement, dans les cavités cardiaques et à l’origine des gros vaisseaux, enfin à des troubles purement nerveux.
Forme abdominale, douleurs abdominales, plus ou moins vives, diarrhée, dyssenterie, météorisme, péritonite, épanchement. Cette forme a été rare.