‹ Du typhus de l'armée d'OrientChapitre 50 sur 83 · B. TRAITEMENT DE LA SECONDE PÉRIODE · texte numérisé non relu

B. TRAITEMENT DE LA SECONDE PÉRIODE

Rappelons, parce que de là découlent les indications capitales, que nous abordons la période ner-

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veuse, la période de collapsus, succédant à la période d'excitation , de congestion. Ces congestions diminuent, ou s'aggravent et amènent des lésions profondes. Ici , il faut donc diriger un double traitement , contre la maladie en général et contre les lésions qu'elle a produites.

Les toniques apparaissent avec cette période ; le quinquina et le vin marchent en tête, sans oublier les bouillons. Souvent aussi les excitants doivent intervenir, mais moins fréquemment que dans la troisième période : le café et les substances aromatiques sont des meilleurs. Les antispasmodiques sont indiqués aussi, quand le système nerveux se livre à des manifestations désordonnées : camphre avec extrait de quinquina, camphre et opium, extrait de quinquina et éther , telles sont les potions composées auxquelles nous avions le plus souvent recours. L'acétate d'ammoniaque est surtout utile quand la peau est sèche et les réactions molles.

Les révulsifs sont essentiellement indiqués pour réveiller la vitalité et pour conjurer les lésions internes. H faudrait les mettre à demeure, si on ne craignait les dégénérescences ; pour nous , nous osions rarement dépasser les vésicatoires volants. On ne négligera pas les sinapismes , souvent répétés dans la journée.

Les boissons seront vineuses ou aromatiques.

Le malade, même en pleine deuxième période, a

souvent faim; ne lui refusez pas des bouillons. Un peu de bordeaux, ou, s'il a besoin de plus d'excitation , un peu de porto , rendent de réels services.

Le temps des purgatifs est généralement passé, à moins d'indications spéciales, de prolongation delà constipation. Une poussée diarrhéique doit être d'abord respectée; si elle n'amène pas un changement favorable, recourez aux lavements amylacés opiacés, et, si l'état du ventre l'indique, aux applications émoliientes.

■ -iLa thérapeutique est trop souvent impuissante contre les lésions qui se préparent ou qui s'effectuent dans les viscères ; on peut agir activement avec les révulsifs, mais toute autre activité est ordinairement contremandée par l'état général d'hyposthénie du sujet. Dans ce cas, malgré la contradiction qu'une telle méthode indique, il faut parfois tonifier l'individu, et agir différemment sur l'organe o-ù siège une congestion active ou une phlegmasie. Il nous est arrivé bien des fois de mettre quel- (jues ventouses , quelques sangsues à des malades qui prenaient vin, quinquina et bouillons. > Si c'est la tête qui est surtout prise, on continuera les compresses sédatives ; si c'est la poitrine, on pourra dans quelques cas essayer l'émétique , dans d'autres le kermès minéral, qui ne nous a pas semblé bien efficace. Les révulsifs et , dans quel-

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ques cas, des évacuations sanguines Ircs-modérées confipléteront le traitement. Des loochs, des boissons pectorales, etc. , remédient plutôt au symptôme toux qu'à la maladie elle-même.

Nous parlerons, à propos de la période suivante, des moyens à employer contre les congestions passives et torpides,

La position, le décubitus, sont importants; variezles , pour éviter les stases sanguines. Ce précepte est d'une grande valeur.

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