‹ Du typhus de l'armée d'OrientChapitre 65 sur 83 · III. D«>lmt · texte numérisé non relu

III. D«>lmt

r Marine. — Il a beaucoup varié. M. Arnoud, qui a étudié avec le plus grand soin le début des différentes épidémies qui ont sévi sur les navires de la marine impériale, a constaté de grandes différences, et il est parvenu à en rattacher quelques-unes, la forme catarrhale, par exemple, aux conditions dans lesquelles les hommes s'étaient trouvés. Sur le Vauban, le début est catarrhal (Arnoud). Sur le Fleurus le début simule la grippe, avec son état catarrhal et ses sensations douloureuses. {Lettre de M. Charpentier, chirurgien du bord, à M. Arnoud.) M. Simon, chirurgien du Magellan, croit pendant quelques jours qu'une simple épidémie grippale et catarrhale sévit sur les marins, et M. Macret, médecin en chef de l'hôpital de la marine à Kalk, constate les mêmes phénomènes ; mais c'est le vrai typhus, ainsi que la suite le prouve. Sur le Sané, les débuts sont également lents, graduels et ne présentent d'abord que d'insignifiants symptômes , comme courbature, fièvre, céphalalgie très-légère, langue humide et blanchâtre. {Lettre de M. Remiel,

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chirurgien du bord, à M. Arnoud.) Sur \ Eldorado, d'après une lettre de M. Lemaire, chirurgien du bord, le début se serait rapproché de celui que nous avons donné comme la règle dans les typhus sévissant sur des hommes sains : la congestion et la réaction pouvaient faire croire à une fièvre synoque.

2° France. — A Avignon, d'après M. Chauffard, le début a présenté un signe pathognomonique, ce sont les bourdonnements et les tintements d'oreille tout à fait à l'origine ; puis viennent bientôt l'embarras de la parole, le tremblement des mains, etc. Les hommes observés par M. Godelier venaient de voyager par le froid humide, et sans moyens de protection suffisants : pendant trois ou cinq jours, avant la déclaration de la maladie, ils ont présenté de l'embarras gastrique, quelques troubles dans la calorification et dans le sommeil, de la lassitude, quelques douleurs, etc. Les débuts intermittents disparaissent, dans le typhus dépaysé, pour faire place aux débuts continus ; cependant quatre sujets, sur neuf typhiques, ont présenté des accès intermittents à M. Garcin. M. Billot, à l'hôpital du Lazaret du Frioul , écrit que le typhus débute brusquement et arrive vite à sa plus haute période d'acuité.

3° Crimée. — Les débuts y ont été lesplus divers : tantôt très-brusques, tantôt graduels à forme adynamique ou à forme catarrhale, tantôt continus,

tantôt rémittents, tantôt intermittents. M. Moucliet assigne au début ou à la période d'invasion une durée qui flotte entre moins d'un jour et cinq jours. Ces prodromes sont ainsi caractérisés : « malaise subit, lassitude générale, céphalalgie, insomnie ; presque tous les malades déclarent le même fait ; fièvre d'abord intermittente dont les accès reviennent avec régularité, se rapprochent et deviennent bientôt continus ; presque tous les malades ont de l'embarras gastrique. »

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