IV. Marche et périodes
Quelques chirurgiens de la marine parlent de (yphus arrêtés dans leur marche par une solution naturelle ou provoquée : ainsi M. Arnoud compte des typhus de courte duréeàThérapia, et M. Arnoux, du Marengo, où le typhus venait d'éclater en sévissant d'emblée sur des masses, dit avoir enrayé le mal chez quarante hommes en administrant un vomitif le matin, et 75 centigr. de sulfate de quinine le soir. Mais, plus souvent, la maladie une fois déclarée poursuit son cours. M. Chauffard dit que le typhus déclaré ne peut être enrayé dans son développement; et nous croyons qu'au Yal-de-Gràce les typhus observés par M. Godclieront tous eu une certaine durée. M. Montgrand déclare aussi que, dans le typhus, il y a nécessité d'une évolution
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complète, en parcourant certaines périodes. Avant d'aller plus loin, demandons-nous si les typhus légers et de courte durée n'auraient pas passé inaperçus comme typhus.
Les périodes inflammatoire ou de réaction, et nerveuse ou de dépression, sont indiquées par plusieurs observateurs : MM. Godelier,Montgrand, Lemaire, etc.
Peu de médecins de la marine ou des hôpitaux de France ont signalé ce fait, sur lequel on a insisté à Constantinople : qu'au milieu du cours généralement soutenu et assez régulier du typhus, il survient néanmoins assez souvent, soit des solutions favorables brusques, soit des aggravations et des décès imprévus, ce qui nous a fait dire que le typhus est la maladie des surprises. M. Chauffard a même constaté le contraire à Avignon, comme en témoigne le passage suivant de ses conclusions; « Le typhus présente pendant toute sa durée une remarquable fixité dans l'énergie des symptômes ; la période d'état de la maladie se prolonge presque sans adoucissement jusqu'au moment où apparaît la rémission. »