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alloués par un conseil composé de guardhans élus par les contribuables spéciaux ; les détails du service sont confiés à des relieving officers payés.
Ges indications nous ont paru indispensables pour faire comprendre les mesures préventives assurant des secours aux individus sans ressources et valides.
La maison de secours en Angleterre est le workhouse, qui est en même temps un établissement de travail pour les gens valides et un hôpital pour les vieillards et les invalides. Chaque union à son workhouse.
Le workhouse date de 1788, époque à laquelle existait le mode d’assistance par le travail à domicile. Les inspecteurs des pauvres distribuaient aux pauvres valides, à domicile, des matières premières propres à être travaillées par eux; ceux qui n’accomplissaient pas leur tâche étaient emprisonnés dans les workhouses. En 1834 on opéra une réforme et on substitua à ce mode d'assistance celui de l’assistance exclusive par le travail dans le workhouse. C’était remplacer un mal par un autre, puisque avec ce régime le travail devenait pénal.
Ge système persisteencore. En principe tousles secours doivent être donnés au workhouse, mais nous venons de voir qu'il y a dérogation à cette règle avec les unions des paroisses. Toutefois il n’a pas été possible de maintenir ce principe dans toute sa rigueur ; et petit à petit ces dérogations sont devenues très nombreuses, si bien qu'aujourd'hui le nombre des gens secourus à domicile est triple de celui des secourus au Workhouse, Chaque
workhouse se compose de deux divisions : l’une pour les pauvres domiciliés dans la circonscription de l’union, l’autre, le casual ward, où sont admis les pauvres non domiciliés qui ne possèdent pas une somme de 4 pences.
La division des pauvres domiciliés a un règlement sévère : séparation complète du dehors, régime alimentaire frugal et uniforme. Gette sévérité a pour but d’empêcher les paresseux de recourir trop souvent au workhouse. Le domicile de secours s’acquiert par trois ans, mais au bout d’un an de résidence, le pauvre ne peut plus être forcé de laisser la localité pour retourner à son domicile antérieur.
La division des pauvres non domiciliés a été créée d’abord par les paroisses de Londres, par la loi de 1864, et elle a été ensuite étendue à toute l'Angleterre et le pays de Galles, par la loi de 1871. Enfin une loi spéciale, le Casual pauper act de 1882, commentée par un Ordre général du 18 décembre de la même année, en a réglé l’organisation.
Le régime du casual ward est encore très suivi tout individu admis, soit sur un ordre du Reheving officer ou du bureau de police, soit sur sa demande directement par le directeur de l'asile, doit travailler jusqu’au surlendemain à neuf heures du matinet, s’il revient une seconde fois dans le mois, jusqu’au quatrième jour, à la même heure. Le travail consiste à briser des cailloux ou à effiler de vieux cordages pour faire de l’étoupe. L’hospitalisé ne reçoit aucun salaire. Les infractions à la dis-
cipline sont sévèrement punies et déférées au tribunal de police.
Autant que possible il n’y a pas de dortoirs, mais des cellules individuelles existent pour la nuit. Enfin les
casuals wards sont placés sous la surveillance de la police.
Ces établissements ontété l'objet de justes critiques en raison de la sévérité du régime et de l’absence de toute préoccupation de relèvement de l'individu hospitalisé.
Cette sévérité dans le régime et la discipline ont fait fuir les casuals wards et ont aussi amené à côté des workhouses une création d’un genre particulier due à des sociétés privées, le plus souvent avec un caractère confessionnel (1). Nous voulons parler de ces nombreux refuges désignés sous le nom de Common Lodging houses ouverts dans les villes importantes ; pour sa part Londres en possède neuf, Ce sont des auberges de pauvres tenues par des particuliers, ouvertes de novembre à avril, à ceux qui ont sur eux au moins deux pences pour y passer la nuit. Les clients habituels de ces auberges sont désignés sous le nom de {ramps par opposition avec les vagrants qui forment le minuto popolo. D'après une enquête faite sur le vagabondage en Angleterre par M. Boulaire (2), les trois quarts des vagabonds se composeraient de éramps et le dernier quart de
(1) L'Armée du Salut à créé cinq auberges pouvant loger un millier de personnes et où, moyennant 4 pences, on fournit le lit et deux repas. (2) Voir Bulletin de la Sociélé générale des prisons, 1886, p. 1822.
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vagrants. Ce serait ce dernier quart qui constituerait l'élément dangereux.
Une nouvelle organisation mieux comprise que les précédentes a été créée en 1878 par les administrateurs des Unions du comté de Berk en vue de venir en aide à l'ouvrier vraiment sans ressources : c'est le Berkshire system. Tout vagabond se présentant dans un des casuals wards de la circonscription est reçu, logé, nourri et doit exécuter le lendemain une tâche déterminée. S'il s’en acquitte convenablement il reçoit à son départ une feuille de route, way-ticket, portant son nom, son signalement et l'indication du lieu où il se rend. S'il présente, le soir, sa feuille à un workhouse situé à dix milles plus loin dans la direction indiquée, il est hospitalisé gratuitement et sans travail; de même le lendemain, pourvu qu’il soit arrivé à vingt milles du point de départ, à midi, en présentant sa feuille à un bureau de police intermédiaire, il recevra une livre de pain.
C'est là un système très ingénieux et très pratique qui n'est malheureusement étendu qu'aux trois comtés de Berk, Wilts et Glowcester, dans lesquels il a donné d'excellents résultats.
D'ailleurs, il convient de signaler les efforts faits par quelques sociétés et notamment La Charity organisation society et la société Howard (1) pour arriver à introduire de nouvelles modifications en pareille matière.
(1) Bulletin de la sociélé générale des prisons, 1883, p. 248.