EN
Mais si la répression est urgente en pareille matière, elle a cependant ses limites. Si elle est nécessaire contre un oisif incorrigible et dangereux, elle serait inhumaine contre l’homme que ies nécessités sociales ou des accidents de la vie ont, malgré ses efforts, laissé seul et désemparé. C’est là le côté vrai de la théorie soutenue par les partisans de la suppression du délit de vagabondage, que prétendre à l'assistance en faveur de l’individu involontairement vagabond. La misère n’est ni un crime ni un délit, c'est un malheur pour celui qu’elle atteint; on ne punit pasle malheur, on le soulage, quand on n’a pu le prévenir.
Une distinction s'impose donc : seuls doivent être punis ceux qu’on à justement appelé les vagabouds professionnels; seuls doivent être secourus ceux qui, en raison d'une situation indépendante de leur volonté, sont vagabonds accidentels.
Assistance d'un côté, répression de l’autre. Ce sont là les deux facteurs essentiels d’une bonne législation sur le vagabondage.
Telles sont les remarques que nous devions faire au
début même de notre étude.