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« soit 6 *, représentant le contingent des malheu- «preuxs(T):
Si au lieu d'envisager seulement les arrestations faites à Paris, on généralise et on étudie la criminalité de la France, la même constatation s'impose et on arrive à la même conclusion. Il nous paraît intéressant de signaler les proportions relevées, depuis 1826 jusqu'à 1896, du nombre des vagabonds accusés de crimes, que nous empruntons à la statistique du ministère et qui résultent du tableau suivant :
Nombre proportionnel des vagabonds sur 100 accusés :
De | De | De | De 1826 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 1856 | 1861 | 1866 | 1871 | 1876 | 1881 à ‘à à ET à ;
En 1890, sur 4,078 accusés de crimes, 295 étaient des gens devenus sans aveu.
En 1896, sur 3,450 accusés de crimes, 267 étaient des gens sans aveu.
Dans le ressort de la Cour d’appel de Poitiers, il y a eu soixante-dix-huit accusés de crimes parmi lesquels se trouvaient cinq vagabonds.
(1) Journal officiel du 14 février 1885, Débats parlementaires. Sénat, p.144.
De; 00e
Nombre des récidivistes vagabonds ayant subi précédemment les travaux forcés, la réclusion, un emprisonnement correctionnel de plus d’un an.
1,787 2,712 2,548 sur 15,710 récidivistes |sur 14,692 récidivistes | sur 12,507 récidivistes
IT
Nombre des récidivistes vagabonds qui avaient précédemment subi un emprisonnement à une détention correctionnelle d'un an au moins.
6,193 19,277 9,909 sur 48,969 récidivistes|sur 71,738 récidivistes|sur 69,560 récidivistes
Ces chiffres et ceux que nous avons donnés plus haut indiquent une légère diminution du nombre des vagabonds, mais la proportion au point de vue criminel reste sensiblement la même, puisqu’'en 1835 et en 1890 elle est de 8 vagabonds par 100 accusés.
Ce sont donc autant de preuves matérielles et malheureusement trop concluantes apportées à l'appui de l'opinion que nous soutenons, et, il est juste de dire avec M. Garraud, que le vagabondage est en rapport direct avec la criminalité (1).
(1) GarrauD, Trailé du Droil Pénal, t. IV. Du vagabondage.