‹ Du vaginismeChapitre 4 sur 26 · DÉFINITION, SYNONYMIE · texte numérisé non relu

DÉFINITION, SYNONYMIE

La définition complète d’un état morbide doit nécessairement résulter de l’exposition des symptômes. C’est donc à la fin de ce travail et non ici qu’elle devait être placée. Néanmoins nous définirons, dès à présent, le vaginisme : Une affection caractérisée par une hypéresthésie excessive de la vulve et du vagin, le plus souvent accompagnée de contracture spasmodique, reconnaissant pour cause des lésions variables de ces organes et s’opposant au coït.

Cette définition ne diffère pas beaucoup de celle qui avait été donnée par M. Sims ; nous avons cru cependant devoir la modifier quelque peu. En effet, cet auteur et la plupart de ceux qui ont écrit après lui sur le sujet, avaient fait du spasme et de la contracture involontaire le caractère sine qua non de cette affection; sans vouloir refuser à ce symptôme son importance, nous croyons qu’il peut manquer et que, dans tous les cas, il est consécutif a la douleur et à la lésion. Nous avons également parlé, dans notre définition de la lésion initiale, ce

que n’avaient pas fait les auteurs précédents qui croyaient à un vaginisme essentiel.

Mais alors, nous dira-t-on, à quoi bon employer une expression nouvelle pour désigner une simple hypéresthésie vulvaire plus ou moins intense? A cela nous répondrons que nous aurions préféré tout autre terme que celui de vaginisme, qui semble se rattacher spécialement à une névrose ; la dénomination d e vaginodynie, entreautres, nous semblait préférable, mais que, d’un autre côté, nous ne saurions conserver le nom d’hypéresthésie, qui désigne une douleur passagère et non caractéristique, à un état morbide dont la nature, la persistance et la gravité assignent une place importante parmi les affections de l’appareil génital de la femme.

Le mot vaginisme a, du reste, été accepté par la plupart des auteurs; il est aujourd’hui journellement employé dans la pratique ; ces titres nous paraissent suffisants pour lui donner droit de cité dans la science.

Quelques auteurs désignent encore le vaginisme une contracture spasmodique du sphincter vaginal; d’autres, M. Gosselin entre autres, en parlent sous le nom d' hypéresthésie vulvaire. Nous reviendrons plus loin sur la valeur de ces définitions ; nous ne faisons que les signaler maintenant à propos de la synonymie.

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