‹ Du vaginismeChapitre 6 sur 26 · DIVISION · texte numérisé non relu

DIVISION

Tous les auteurs, Sims en tête, ont admis un vaginisme essentiel et ont considéré cette affection comme une névrose. Un peu plus tard, Scanzoni s’est attaché cà démontrer que l’hypéresthésie et la contraction n’étaient que l’effet de l’inflammation le plus souvent traumatique de l’orifice du vagin; nous nous rangeons à ce dernier avis, et malgré l’opinion contraire de plusieurs hommes éminents, parmi lesquels nous plaçons M. le professeur Courty, nous croyons que, relativement à sa nature et à ses causes, le vaginisme est toujours symptomatique. La douleur rend l’examen local très-difficile, c’est ce qui explique comment, dans un hon nombre de cas, la lésion initiale a pu passer inaperçue.

Relativement à son siège, le vaginisme a été divisé . par M. Péan en inférieur et supérieur. Dans le premier cas, il occupe plus spécialement le sphincter vulvaire; dans le second, les symptômes se manifestent à la partie supérieure du conduit vaginal. Le vaginisme inférieur, appelé aussi vulvo-vaginisme, est de beaucoup le plus fréquent.

Relativement à sa durée, le vaginisme a été divisé en continu et en intermittent. MM. Courty et Occhini,

de Florence, ont publié des observations qui tendraient à faire admettre cette dernière variété. Mais nous croyons que ces faits doivent être rapportés à un vaginisme symptomatique qui disparaissait avec la lésion primitive et reparaissait chaque fois que celle-ci se reproduisait de nouveau. Cependant, il est assez naturel d’admettre, avec M. Yisca, un vaginisme passager et un vaginisme persistant.

Pourrait-on diviser le vaginisme en aigu et en chronique ? Nous ne le croyons pas. D’une part, cette affection revêt presque toujours une certaine acuité, et, d’autre part, elle est souvent d’une trèslongue durée. Cette division n’a pas, du reste, une grande importance au point de vue clinique.

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