‹ Du Vardar à la Sotcha 1923Chapitre 2 sur 42 · DU MÊME AUTEUR · texte numérisé non relu

DU MÊME AUTEUR

r. Huss et la guerre des Hussites (thèse de doctorat). (Paris, 1878. Grand in-8° de 500 pages.) Ouvrage couronné par l’Académie française. Prix Thérouanne.

2. Histoire des littératures slaves, de Pypine à Spasovitch. — Tra- à . <

duit du russe (Paris, 188r. Grand in-8° de 628 pages.)

3. La fin de l'Indépendance bohème. 1°* volume : Georges de Podiébrad. ;

Les Jagellons (Paris, 1890. Grand in-8° de 434 pages. ) 2° volume : Les premiers Habsbourgs. La Défénestration de Prague (Paris, 1890. Grand in-8° de 560 pages).

h. La Bohème depuis la Montagne Blanche. 1°* volume : Le Triomphe de l'Eglise. Le centralisme (Paris, 1903. Grand in-8° dé 644 pages.)

2° volume : La Renaissance tchèque. Vers le fédéralisme (Grand in-8°

de 675 pages.) Ouvrage couronné par l’Académie française. Prix Thérouanne,

. L'Allemagne de 1789 à 1810 (Paris, 1896. In-8° de 346 pages.)

. L'Allemagne de 1810 à 1852 (Paris, 1899. In-8° de 312 pages.)

7. La Fondation de l’Empire Allemand (1852 à Jen. ) Paris, 1906, in-8° de 578 pages. Ed -A. Colin )

8. La Guerre. Causes immédiates et lointaines. L’intoxication d'un pexpie, -Le traité (Paris, 1915, in-18 de 356 pages. Ed. Delagrave.)

9. La Grande Serbie (Paris, 1915, in-18 de 336 pages. Ed. Delagrave.)

10. Les Slovaques. La Question d'Autriche (Paris, tre in-18 de 283 pages. Ed. Delagrave.)

11. L'Allemagne et la Paix (Paris, 1018 in-18 de 341 pages. Ed. és grave.)

32. Du Vardar à la Sotcha (Paris, 1923, in-8° de ve pages. Editions | He

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EVANT'moi se dresse dans toute sa grandeur la figure d’Ernest Denis. Chez lui Pesprit dominait

toujours la matière, la justice l’emportait sur l’injustice et

le bien sur le mal. Il ne s’est point laissé toucher par tant de contradictions de l’horrible guerre ; il a opposé une

ferme et belle sérénité aux alarmes pessimistes, et il est resté inébranlable au milieu de toutes les épreuves que ces luttes si longues et presque surhumaines ont imposées à sa nation et à son propre foyer.

Ernest DENIS n’était pas l’érudit sec,le savant distant, dont la science se réduit volontairement à l’horizon de ses livres, de son auditoire universitaire et de son cabinet de travail. De même qu’il mettait de la vie dans les résurrec-

tions et les tableaux du passé, de même il apportait le souffle multiple de ce passé dans les réalités vivantes d’aujourd’hui. Pour lui, la vie des peuples et des sociétés formait dans le passé et dans le présent un tout indivisible. Il avait un sens

égal de l’un et de l’autre et, tantôt, il projetait le présent

dans le passé, tantôt, au contraire, is

l’avenir. Fee 2 représentaient Hs doi ka:

lectuel et matériel. ; Fos un home de cette Fa et de È

5 nee aux amis et aux alliés de la ae lorsque e ceu ee s ‘apprétaient à commettre quelque i injusnee de x:

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Mais ce qui nous est le plus cher dans cés inc

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notre nation et la foi qu’il avait dans sa vitalité et dans son “progrès. Toutes ses souffrances de jadis et toutes les peines qu’elle a endurées pendant la Guerre Mondiale n’ont été, à ses yeux, qu’une preuve de plus de notre indomptable vitalité. Aussi s’est-il donné,pour mission de révéler la valeur de notre peuple et de montrer quel crime est commis contre la civilisation! et la liberté lorsque, cédant aux combinaisons politiques, à l’appétit de territoires et de populations de nos voisins, ou d’autres mirages vains et mensongers, on essaie de barrer la route à cette jeune force civilisatrice. Dans le grouillement politique de. Parrière, dans le vacarme que soulevait le partage de l'Europe et où nos ennemis même s’efforçaient au triomphe de leurs prétentions injustifiables, sa claire voix se faisait entendre et ré- -sonnait en notre faveur, proclamant les solutions indispensables, non seulement pour nous, mais aussi dans l’intérêt de tous ceux qui combattaient avec nous la tyrannie dans PEurope et dans le monde entier... rer

Le lecteur ne pourra pas ne pas sentir les vérités qui se

dégagent souverainement de ces études éloquentes, em- preintes d’un sens de la juste mesure pareil à celui des anciens, d’une ciraté cristalline, attirantes parce qu’elles sont -écrites dans une prose lumineuse et ondoyante qui tient à la fois de la philosophie et de la poésie.

Ce livre où sont réunis ceux des écrits de DENIS qui nous ‘concernént évoque dans notre mémoire les heures où notre pays fut à nouveau délivré et où notre’ nation entière ressus-” cita dans la liberté. L'image de la France en est inséparable.

Pleins de gratitude, nous revoyons en imagination les glorieuses théories de ses fils qui, luttant pour leur liberté et leur civilisation, ont donné’de leur sang et de

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ACCRA TA LA A TATTA CA TT \YATYATYATTATTATT: AUTATTAUTATTATTATYAT AT ATTATTATTS

ET LA YOUGOSLAVIE

On trouvera pour la première fois réunis dans ce volume les articles que M. Ernest Denis a, pendant et après la guerre, consacrés aux pays et au peuple yougoslaves. C’est le complément de sa Grande Serbie, parue en 1915, qui a conquis . aux Serbes, à tous les Yougoslaves, tant d'admirateurs enthoustastes et d'amis ardents.

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