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À comparer le texte de ce recueil à celui qui a paru dans les revues, on apercevra quelques différences. C’est la censure qui enest cause. Elle n'épargnait pas plus un Denis qu’un Gauvain. Faut-il admirer davantage sa naïveté, ou son audace ? « L'emploi donne l'esprit », dit un proverbe allemand. Il n'y paraît point aux coups de la censure. Au reste, elle se montrait,
comme à son ordinaire, « plus bête que méchante » — pour parler avec le dicton — ou, en termes plus choisis, moins dure et malintentionnée que peureuse et ridicule. M. Denis en souriait ; ses collaborateurs, moins indulgents, s’en irritaient : tant de sottise les exaspérait. Maïs il se retrouvait d'accord avec eux pour déplorer le mal que certains silences imposés pouvaient faire à la France. Les passages censurés sont, dans ce hvre, clairement marqués. On verra ce qui mettait en éveil les scrupules ou les craintes de l'autorité, et on jugera.
Les articles recueillis ici sont rangés non dans l’ordre chronologique où ils ont été publiés, mais dans un ordxe logique, selon : aspect qu'ils éclairent dans l’ensemble de la question yougoslave. Si, au cours de la guerre, la pensée de M. Dems avait évolué, si elle s'était modifiée, précisée, élargie ou restreinte au
influences était, aux yeux de M. Denis, celle du sentiment de
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