SECTION VII
LES EAUX DE MER PERDENT-ELLES DE LEUR ÉNERGIE Oü DEVIENNENT-ELLES PLUS ACTIVES EN LES FAISANT CHAUFFER ?
Nous ferons un chapitre particulier de cette proposition de la Société de Médecine de Marseille, parce que l’idée qu’elle renferme résume parfaitement les besoins de la science et de la pratique sur la question générale des eaux de mer. D’après la savante assemblée et le sens véritable de la raison, nous n’avons pas à nous occuper des résultats thérapeutiques obtenus par l’eau de mer chaude, mais nous devons déterminer si, dans les maladies qui réclament les bains de mer, la chaleur augmente ou diminue les propriétés de l’eau , proposition admirablement posée et toujours conséquente avec le problème capital : rechercher le véritable mode d’action de Veau de mer. En effet, résoudre la queslion de savoir si ces eaux perdent de l’énergie ou gagnent de l’activité en les faisant chauffer et en les renfermant dans une baignoire , c’est encore démontrer particulièrement, si l’eau de mer agit par ses sels absorbés ou par sa température froide et les vagues.
Aussi pouvons-nous établir de suite en principe que s’il restait encore le moindre doute sur le véritable mode d’action de l'eau de mer , l’observation des effets du bain de mer chaud le dissiperait entièrement ; car il a été constaté par l’expérience générale .*
1° Que les constitutions les plus réfractaires aux bains de mer pris au rivage supportent parfaitement le bain de mer chaud.
2° Que les malades trop affaiblis ou dont la maladie est encore trop irritable pour supporter les bains à la lame, preu-