DES EFFETS PHYSIOLOGIQUES DE L’EAU DE HER SUR L'ORGANISME
Toute la thérapeutique répondant à l’action physiologique des remèdes, l’étude de ces derniers effets est le fondement de la médecine, 21. — C'est én changeant les matériaux de notre corps molécule par molécule que s’o -
pèrent les résolutions comme les reconstitutions, 22.
■DBS EFFETS’ PHYSIQUES BT PAR SUITE VITAUX DES EAUX DE MER SUR I. OR- .
. • - ‘ ' > - , ' ganisme,23.
§ 1. Effets de Vair et des lieux , 23. — L’air qu’on respire, qui baigne et pénètre le corps détruit les incommodités et les maladies, 23. — Un air chaud et sec porte les fluides à la peau et excite le système nerveux encé- , phalo-rachidien, 23. — Mais il diminue la puissance digestive, 26. — L’activité fonctionnelle de la peau n’est dans ces circonstances que le résultat de t’expansiou générale des liquides, 27. — Les sécrétions sont facilitées par la dilatation générale des tissus, 28. — L’activité de la circulation capillairc en est la conséquence, et de ce fait et du calorique introduit , résulte qu’une nourriture substantielle est moins indispensable, parce qu’il y a moins d’aliments brûlés dans les capillaires, 28 ; — le calorique com- , muniqué dispense la faculté caiorigéaésique de produire du calorique, 29.
— De cette couditjon de la circulation capillaire dans lès, climats chauds , résulte une foule d’applications dans la pratiqué, puisque c’est là que s’ o- A pèrent les principales transformations delà nutrition, -30-33. — Les vents
DE L’ENSEMRLE DK L’OUVRAGE.
1 qui régnent dans les climats secs et chauds activent la contractilité organique, de manière que les sécrétions et les élaborations sont plus parfaites, 33; — ce qui le prouve, c'est le moins grand nombre de maladies dyscrasiques, la rareté des épidémies, 34-42. — Toutes les actions organiques et fonctionnelles tendent à s'épurer et à s’élever par la respiration d’une part et la contractilité organique de l’autre, 43-47. — Un air hnmide et raréfié, déterminant des effets contraires, procure diverses maladies, 48. — Les bains de mer de la Méditerranée ont donc une prééminence sur ceux du Nord , à cause, des conditions climatériques qui les entourent, 52. — Avec de telles conditions climatériques et hygiéniques, on peut modifier en entier I’orgauisrac, par des actions physiologiques manifestes , agissant le plus directement possible sur les éléments de la vie, 53. — Voilà comment nous atteignons cede vie par un impetum faciens que nous désignons, 54 ; — cela, en conciliant les principes d’Hippocrate et de l’École de Montpellier avec les travaux anatomo-pathologiques de l’École de Paris, 55. — C'est ainsi que nous matérialisons presque le dogmatisme d Hippocrate et de Galien, 41-51 ; — car, toute résolution et toute régénération ne peuvent être que la conséquence du mouvement de composition et de décomposition que nous pouvons déterminer dans notre consensus organique, 57.
la densité de l'eau à l’extérieur du corps ne sont pas différents de ceux de l’air, 58. — Par l’action du bain froid le sang est poussé dans les organes
* Intérieurs, CO; — il est expulsé de la périphérie; expérimentations qui le prouvent, 6 1 -63. — Il est dans les capillaires des organes intérieurs, 64. — Pur cette double action, la respiration est modifiée, plus complète, 65 ; — et de ce double effet : circulation capillaire intérieure plus active, respirait lion plus complète, résulte p.us de perfection dans i’hémaiose, 65 ; —
cela, parce que cette circulation capillaire plus active, étant devenue plus pai faite avec l'hématose, modifie les conditions fonctionnelles du système nerveux, du foie, des reins, des organes digestifs, 66. — De la, le retentissement modificateur des fluides modifiés sur tout l’organisme, 68.
§ 3. Effets physiologiques de la température de Veau, 69. — La température froide de l’eau de mer ne fait qu’ajouter des qualités plus actives à sa densité, CD ; — en Impressionnant encore la contractilité par la sensibilité, 70. — La contractilité ainsi augmentée active le conflit vital des molécules des solides et des liquides; d'où ce phénomène, que s’il y a du ca-
• lorique enlevé par l’eau ambiante, il y en a aussi plus d’engendré par l’action physiologique relevée, qui se passe dans les capillaires, 71. — De là, la réaction t la chaleur que l’on éprouve après le bain froid, 71. — Par la natation ces effets sont encore plus actifs, 74 ; — donc les résultats diacritiques cl régénérateurs plus prononcés, 75. — Mais de tels effets sont la conséquence «les actions multiples des organes sécréteurs et élaborateurs, et non «le la simple réaction à la peau, comme on l'avait cru, 75-79. — Dès lors l’action des eaux de mer est dévoilée, 81; — car, par les fonctions du système lymphatique et les influences que lui apporte le bain froid, les transformations du sang sont expliquées, 82. — Les parties les plus séreuses de ce sang s’engagent dans les radicules des vaisseaux lymphatiques et se. transforment dans le trajet de ces vaisseaux, 83-85- — C’est ainsi qu’il résulte par les sécrétions des intestins, une dépuration albumi-
--<« neuse, par celles du foie, une dépuration carbonée, 86 ; — et par les éla-
$ 2. Des effets physiologiques de la densité de l'eau , 58. — Les effets de
TABLE ANALYTIQUE • -
borations du système lymphatique , la transformation de l’albumiue la mieux élaborée, en ûbrine, 81.
§ L Des effets physiologiques déterminés par les mouvements de la mer, 8L — Les vagues compriment aussi notre corps, 88, — Comme la densité et la température froide, elles excitent la contractilité ; d’une manière même intermittente qui double l’énergie de cette faculté, 89.— Cette action favorise la circulation capillaire intérieure et les transformations dans le système lymphatique , active aussi l’assimilation des éléments les mieux élaborés et la décomposition des matériaux les plus excrémentitiels, M, — Ces deux phénomènes opposés de la nutrition s’opèrent par les conditions de contractilité nouvelle des fibres et des cellules des tissus, et de telle sorte qu’ensuite le système lymphatique sert à l’élaboration, le système veineux à la décomposition : l’un pour ramener le sang dans le torrent circulatoire, l’autre pour le porter aux sécrétoires, 91. — L’action de la vague ne fait donc qu’activer les effets du bain froid, c’est-à-dire l'élimination carbonée et albumineuse, et les transformations azotées et fibrineuses , 92.
§ 5. Des effets physiologiques de la phosphorescence de l’eau de mer , 92. — Il n’est pas prouvé que la phosphorescence de la mer puisse agir sur la peau, 92. — Il est même impossible de l’admettre, 93. — Elle n’a donc aucune conséquence physiologique sur l’organisme, 96.
§ fi. Des effets physiologiques de l’électricité de l’eau de mer , 9fi, — Elle ue peut qu’activer l’action nerveuse, 96j — d’où les conséquences sur la contractilité, la nutrition, la caloricité, 97-103.
§ I. Des effets physiologiques des agents physiques des eaux thermales, 104. — Outre l’action du liquide, 105. — Leurs effets varient suivant la température, 109. — Par cette température, elles dilatent les liquides et par suite les tissus, contrarient l’accomplissement de la respiration, 110; — modifient la circulation capillaire, UU ; — de manière à faciliter la décomposition, 112 - 116 , —à laquelle participent souvent les principes minéraux, 1±3 , — sans cependant neutraliser l’effet de la thermalité qui les domine , 118. — Aussi , les eaux thermales minérales, surtout alcalines, salines et sulfureuses, sont hyposthénisantcs par les décompositions qu’elles sollicitent et les élaborations qu’elles empêchent, 122.
§ 8. Des effets physiologiques des agents chimiques de l'eau de mer, effets de l’odeur de la mer, 124. — L’air de la mer contenant des vapeurs salines, de l’iode, du brôme et du pétrole, agit sur la contractilité des tuyaux bronchiques qu’il traverse, 125. — Par ces diverses substances, par la colonne atmosphérique plus haute et la moindre quantité d’acide carbonique, il agit sur l’hématose, qu’il modifie, 126 ; — de manière à activer la transformation fibrineuse, 130.
§ 9, Des effets physiologiques des sels de l'eau de mer, 132. — Les sels doivent favoriser l’artérialisation du sang, 133. — Ils excitent les sécrétions albumineuses et carbonées, 135 ; — d’où résulte que, comme la médication marine extérieure, ils combattent la vénosilé et favorisent l’artérialisation, 139 ; — et, en finale, qu’ils aident encore les transformations de l’albumine en fibrine, 140.
§ 10. Des effets physiologiques des agents chimiques des eaux miner o* thermales, 140. — Déjà l’eau seule force toutes les sécrétions. 142. —