Rép. , livre VI, t. X de notre traduction, p
lei-absuge suivant, tiré auhsi de la Bépublique^l «Aux dernières limites du monde intellectuel, est l'Idée du Bien, .qu'on aperçoit avec peine, mais enûn qu'on ne peut apercevoir sans conclure qu'elle est la source de tout ce qu'il y a de beau et de ton ; que dans le monde visible elle produit la lumière et l'astre de qui la lumière vient directement, que dans le monde invisible elle produit directement la vérité et l'intelligence. » Qui peut produire directement d'un côté le soleil et la lumière, de l'autre la vérité et l'intelligence, sinon im être réel ? Mais tout doute disparaît devant ces passages du Phèdre, négligés, comme à dessein, par les détracteurs de Platon : a Dans^ ce trajet, (l'âme) contemple la justice, elle contemple la sagesse, elle contemple la science, non point celle où entre le changement, ni celle qui se montre différente dans les différents objets qu'il nous plaît d'appeler des êtres, mais la science telle qu'elle existe dans ce qui est l'être par excellence... » — « Le propre de l'âme est de concevoir l'universel ^ c'est-àdire, ce qui dans la diversité des sensations peut être compris sous une unité rationnelle. C'est là se ressouvenir de ce que notre âme a vu dans son voyage à la suite de Dieu, lorsque, dédaignant ce que nous appelons improprement des êtres, elle élevait ses regards vers le seul être véritable. Aussi est-il juste que la pensée du philosophe ait seule des ailes : car sa mémoire est toujours autant que possible avec les choses qui font de
i. Rép., liv. Vll,p. 70.
% Phèdre, t,\l,i^, 51.