AVANT-PROPOS. K
portons dans notre cœur, parce que vous êtes la semence et l'espoir de l'avenir. Nous vous montrons ici le principe de nos maux et leur remède. Si vous aimez la liberté et la patrie , fuyez ce qui les a perdues. Loin de vous cette triste philosophie qui vous prêche le matérialisme et l'athéisme comme des doctrines nouvelle» destinées à régénérer le monde : elles tuent, il est vrai, mais elles ne régénèrent point. N'écoutez pas ces esprits superficiels qui se donnent comme de profonds penseurs parce qu'après Voltaire ils ont découvert des difficultés dans le christianisme : vous , mesurez vos progrès en philosophie par ceux de la tendre vénération que vous ressentirez pour la religion de T Évangile. Soyez aussi très-persuadés qu'en France la démocratie traversera toujours la liberté, qu'elle mène tout droit au désordre , et par le désordre à la dictature. Ne demandez donc qu'une liberté modérée, et attàchezvous-y de toutes les puissances de votre âme. Ne fléchissez pas le genou devant la fortune, mais accoutumez-vous à vous incliner devant la loi. Entretenez en vous le noble sentiment du respect. Sachez admirer : ayez le culte des grands hommes et des grandes choses. Repoussez cette littérature énervante; tour à tour grossière et raffinée, qui se complaît dans la peinture des misères de la nature hu-. maine , q«i caresse toutes nos faiblesses , qui fait la cour aux sens et à l'imagination, au heu de parler