CONTENUES DANS CE VOLUME
Avant-propos Page
Discours d'ouyertnre : De la Philosophie ad iix* siècle 1
Esprit et principes généraux du cou^s. — Objet des leçons de cette année : application des principes exposés aux trois problèmes du vrai, du beau et du bien.
I" PAHTiB : DU VRAI.
Ire Leçon : De l'existence de principes universels et n^essaires. 19
Deux grands besoins, celui de vérités absolues, et celui de vérités absolues qui ne soient pas des chimères. Satisfaire ces deux besoins est le problème de la philosophie de notre temps. — Des principes miiversels et nécessaires. — Exemples, de tels principes en différents genres. — Distinction des principes universels et nécessaires et des principes généraux. — Que l'expérience est incapable d'expliquer toute seule les principes universels et nécessaires, et aussi de s'en passer même pour arriver à la connaissance du monde sensible. — De la raison comme étant celle de nos facultés qui nous découvre ces principes. — Que Tétude des principes universels et nécessaires nous introduit dans les parties les plus hautes de la philosophie.
II « Leçon : De l'origine des principes universels et nécessaires. 36
Résumé de la leçon précédente. Question nouvelle : de l'origine des principes universels et nécessaires. — Danger de cette question et sa nécessité. — Des diverses formes sous lesquelles se présente à nous la vérité, et de l'ordre successif de ces formes : théorie de la spontanéité et de la réflexion — De la forme primitive des principes; de l'abstraction qui les en dégage et leur donne leur forme actuelle. — - Examen et réfutation de la théifUe qui tente d'expliquer Torigine des principes par une induction Tondée sur des notions particulières.
III« Leçon : De la valeur des principes universels et nécessaires. 54 Examen et réfutation du scepticisme de Kant — Retour sur la théorie « de la spontanéité et de la réflexion.
IV^ Leçon : Dieu principe des principes 67
Objet de la leçon : Quel est le dernier fondement de la vérité absolue ? — Quatre hypothèses : La vérité absolue peut résider ou dans ' nous , ou dans les êtres particuliers et dans le monde , ou en ellemême, ou en Dieu. !• Nous apercevons la vérité absolue, nous ne la constituons pas. 2° Les êtres particuliers participent de la vérité absolue, mais ils ne l'expliquent pas; réfutation d'Aristote. 3» La vérité n'existe pas en elle-même ; apologie de Platon. 4o La vérité réside en Dieu. Platon; saint Augustin; Descartes; Malebranche; Fénelou;
Bossuet; Leibnitz. — La vérité médiatrice entre Dieu et l*homiiie. — Distinctions essentielles.
V« Leçon : Du mysticisme 103
Distinction de la philosophie que nous professons et du mysticisme. Le mysticisme consiste à prétendre connaître Dieu sans intermédiaire. —Deux sortes de mysticisme. — Mysticisme du sentiment. Théoiie de la sensibilité. Deux sensibilités, l'une extérieure, l'autre tout intérieure et qui correspond à Tàme comme la sensibilité extérieure correspond à la nature. — Part légitime du sentiment. — Ses égarements. — Mysticisme philosophique. Plotin : Dieu, ou Tunité absolue aperçue sans intermédiaire par la pensée pure. — Extase. — Mélange de la superstition et de Tabstraction dans le mysticisme. — Conclusion de la première partie du cours.
Il* PARTIE : DU BEAU.
VT« Leçon : Du beau, dans l'esprit de l'homite. 133
Méthode qui doit présider aux recherches sur le beau et sur Tart : Ici, comme dans la recherche du vrai, commencer par la psychologie. — Des facultés de l'âme qui concourent à la perception du beau. — Les sens ne donnent que l'agréable, la raison seule donne l'idée du beau. — Réfutation de l'empirisme , qui confond l'agréable et le beau. — Prééminence de la raison. — Du sentiment du beau; différent de la sensation et du désir, —r Distinction du sentiment du beau et de celui du sublime. — De l'imagination. — Influence du sentiment sur l'imagination. — Influence de l'imagination sur le sentiment. — Théorie du goût.
VII^ Leçon : ï)u beau dans les objets. 156
Réfutation de diverses théories str la nature du beau : que le beau ne peut pas se ramener à ce qui est utile. — Ni à la convenance. — Ni à la proportion. —Caractères essentiels du beau. — Difi'érentes espèces de beauté. Du beau et du sublime. Beauté physique. Beauté intellectuelle. Beauté morale. — De la beauté idéale : qu'elle est surtout la beauté morale. — Dieu, premier principe du beau. — Théorie de Platon.
VIII® Leçon : De l'art » , 174
Du génie : son attribut est la puissance créatrice. — Réfutation de l'opinion que l'art est Timitation de la nature. — M. Émeric David et M. Quatremère de Quincy. — Réfutation de la théorie de l'illusion. Que l'art dramatique n'a pas seulement pour but d'exciter les passions de la terreur et de la pitié. — Ni même directement le sentiment moral et religieux. — L'objet propre et direct de l'art est de produire l'idée et le sentiment du beau; cette idée et ce sentiment épurent et élèvent l'âme par l'affinité du beau et du bien, et par le
rapport de la beauté idéale à son principe qui est Dieu. — Vraie mission de l'art.
IX^ Leçon : Des différents arts 189
L'expression est la loi générale de l'art. — Division des arts. — Distinction des arts libéraux et des métiers. — L'éloquence elle-même ^ la philosophie et Thistoire ne font pas partie des beaux-arts. — One les arts ne gagnent rien à empiéter les uns sur les autres, et à usurper réciproquement leurs moyens et leurs procédés. — Classification des arts : sod vrai principe est l'expression. — Comparaison des arts entre eux. — La poésie le premier aes arts.
X« Leçon : De l'art français au xvii« siècle 207
Que l'expression ne sert pas seulement à apprécier les différents arts* mais les différentes écoles. Exemple : l'art français au xviie siècle.
— Poésie fran93,ise : Corneille. Racine. Molière. La Fontaine. Boileau. — é^eintute : Lesueur. Poussin. Le Lorrain. Champagne. — Gravure. — Sculpture : Sarrazin. Les Anguier. Girardon. Puget. — Le Nôtre. — Architecture.
nie partie : DU BIEN.
XI* Leçon : Premières notions du sens commun 257
De rétendue de la question du bien. — Position de la question selon Ja méthode psychologique : Quelle est, relativement au bien, la croyance naturelle dn genre humain? — Qu'il ne faut pas chercher les croyances naturelles de l'humanité dans un prétendu état de nature. — Étude des sentiments et des idées de Thomme dans les langues, dans la vie, dan la conscience. — Du désintéressement et du dévouement. — De la liberté. — De l'estime et du mépris. — Du respect. — De l'admiration et de l'indignation. — De la dignité. — De l'empire de Topinion. — Du ridi^tile. — Du regret et du repentir.
— Fondements naturels et nécessaires de toute justice. — Distinction du fait et du droit. — Le sens commun , la vraie et la fausse philosophie,
XII® Leçon : De LA MORALE DÉ l'intérêt 276
Exposition de la doctrine de l'intérêt. — Ce qu'il y a de vrai dans cette doctrine. — Ses défauts. !<> Elle confond la liberté et le désir, et par là abolit la liberté. 2° Elle ne peut expliquer la distinction fondamentale du bien et du mal. 3° Ni l'obligation et le devoir. 4° Ni le droit. S® Ni le principe du mérite et du démérite. — Conséquences religieuses et politiques de la morale de l'intérêt : qu'elle ne peut admettre une Providence, et qu'elle conduit au despotisme.
XllI*^ Leçon . Autres principes défectueux 311
De la morale du sentiment. — De la morale fondée sm' le principe de
l'intérêt du plus grand nombre. — De la morale fondée sur la seule volonté de Dieu. — De la morale fondée sur les peines et les récompenses futures.
XlVe Leçon : Vrais principes de la morale 336
Description des faits divers qui composent le phénomène moral. — Analyse de chacun de ces faits : l® Du jugement et de l'idée du bien. Que ce jugement est absolu. Rappoits du vrai et du bien..— 2» De Tobligation. Réfutation de la doctrine de Kant qui tire Tidée du bien de l'obligation au lieu de fonder l'obligation sur l'idée du bien. — 3» De la liberté, et des notions morales attachées à celle de la liberté.
— 40 Du principe du mérite et du démérite. Des peines et des récompenses. — 50 Des sentim€nts moraux. — Harmonie de tous ces faits dans la nature et dans la science.
XV* Leçon : Morale privée et publique 373
Application des principes précédents. — Formule gJlérale du devoir : obéir à la raison. — Règle pour juger si une action est ou n'est pas conforme à la raison : élever le motif de cette action à une maxime de législation universelle. — Morale individuelle. Ce n'est pas envers l'individu, mais envers la personne morale qu'on est obligé. Principe de tous les devoirs individuels : respecter et développer la personne morale. — Morale sociale : devoirs de justice et devoirs de charité.
— De la société civile. Du gouvernement. De la loi. Du droit de punir.
XVI« Leçon : Dieu principe de l'idée du bien 405
Principe sur lequel repose la vraie ihéodicée. Dieu dernier fondement de la vérité morale, du bien et 'de la personne morale. — Liberté de Dieu. — Justice et charité divine. — Dieu, sanction de la loi morale. Immortalité de Tâme; argument du mérite et du démérité; argument de la simplicité de l'àme ; argument des causes finales. — Du sentiment religieux. — De Tadoranon. — Du culte. — Beauté morale du christianisme.
.XVII« Leçon : Résumé de la doctrine 433
Revue de la doctrine contenue dans ces leçons, et des trois ordres de faits sur lesquels cette doctrine repose, avec le rapport de chacun d'eux à l'école" moderne qui l'a reconnu et développé, mais presque toujours exagéré. — Expérience et empirisme. — Raison et idéalisme. — Sentiment et mysticisme. — Théodicée. Défauts des divers systèmes connus. Du procédé qui conduit à la vraie théodicée et du caractère de certitude et de réalité que ce procédé lui donne.
Appendice a la leçon dixième sur l'art français au xvii« siècle. 465
fin de la table. des matières.
-^ 'l PARIS. — IMPRIMERIE DE J. CLAYE, RUE SAINT-BEHOIT, 7.
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