‹ Du vrai, du beau et du bien. --Chapitre 20 sur 76 · liép., liv. VII. p. 7n, s. Phèdre, t. VI, p · texte numérisé non relu

liép., liv. VII. p. 7n, s. Phèdre, t. VI, p

qu'elle existe dans ce qui est l'être par excellence... i — « Le propre de l'âme est de concevoir l'universel ', 6'est-à-dire, ce qui dans la diversité des sensations leut être compris sous une unité rationnelle. C'est là se ressouvenir de ce que notre âme a vu dans son voyage à la suite de Dieu, lorsque, dédaignant ce que nous appelons improprement des êtres, elle élevait ses regards vers le seul être véritable. Aussi est-il juste que la pensée du philosophe ait seule des ailes : car sa mémoire est toujours autant que possible avec les choses qui font de Dieu un véritable Dieu^ en tant quil est avec elles. »

Ainsi les objets de la contemplation du philosophe, c'est-à-dire les Idées, sont en Dieu, et c'est par elles, c'est par son union essentielle avec elles, que Dieu est le Dieu véritable, le Dieu qui, comme parle admirablement Platon dans le Sophiste, participe à Y auguste et sainte intelligence"^.

Il est donc assuré que dans la vraie théorie platonicienne les Idées ne sont pas des êtres au sens vulgaire du mot, des êtres qui ne seraient ni dans notre esprit, ni dans la nature, ni dans Dieu, et qui subsisteraient par eux-mêmes. Non, Platon considère les Idées comme étant à la fois les principes des choses sensibles dont elles sont les lois, les principes aussi de /a connaissance humaine qui leur doit sa lumière, sa règle et sa fin, et les attributs essentiels de Dieu, c'est-à-dire Dieu même.

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