‹ Du vrai, du beau et du bien. --Chapitre 52 sur 76 · Voyez la leçon précédente, et les leçons xiv etXT · texte numérisé non relu

Voyez la leçon précédente, et les leçons xiv etXT

craindre qu'elle soit contredite ni par l'analyse, m par la dialectique : la doctrine de l'intérêt est incompatible avec les faits les plus certains, avec les convictions les plus assurées de l'humanité. Ajoutons que cette doctrine n'est pas moins incompatible avec l'espérance d'un autre monde où le principe de la justice sera mieux réalisé que dans celui-ci.

Nous ne rechercherons pas si la métaphysique sensuaUste peut arriver à un être infini, auteur de l'univers et de l'homme. Nous sommes très-persuadé qu'elle ne le peut. Car toute preuve de l'existence de Dieu suppose dans l'esprit humain des principes dont la sensation ne rend pas compte : par exemple, le principe universel et nécessaire des causes, sans lequel on n'aurait pas le besoin de chercher ni le pouvoir de trouver la cause de quoi. que ce soit'. Tout ce que nous voulons établir ici, c'est que dans le système de l'intérêt, l'homme, ne possédant aucun attribut vraiment moral, n'a pas le droit de mettre en Dieu ce dont il ne trouve aucune trace ni dans le monde ni en lui-même. Le Dieu de la morale de l'intérêt doit être analogue à l'homme de cette même morale. Comment lui attribuerait-elle la justice et l'amour, j'entends l'amour désintéressé, dont elle n'a pas la moindre idée? Le Dieu qu'elle peut admettre s'aime lui-môme et n'aime que lui. JRt réciproquement, ne le considérant pas comme le principe suprême de la charité «t de la justice, nous ne pouvons ni l'aimer ni i'ho-

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