PE SES
zoster est dû à une lésion des ganglions spinaux ou à une lésion des rameaux cutanés; il reprend les diverses relations d’autopsies faites par Rayer, Danielsen, Esmarch, Bärensprung, Charcot et Cotard, Weidner, Wagner, Kaposi, etc., et que nous avons citées; mais il fait la remarque qu'on ne peut tenir un compte absolu de ces relations. En effet, tantôt l'examen a été fait à l'œil nu, tantôt les examens microscopiques un peu superficiels n’ont pas porté sur toutes les branches des nerfs intercostaux, el, pour les gros troncs, sur toute l'épaisseur du nerf; rarement les nerfs de la peau ont été examinés. Se fondant sur ses deux observations, Dubler conclut à la névrite des filets cutanés, intéressant les filets moteurs et les filets sensitifs ; il expliquerait de la sorte les paralysies dans le décours d’un zoster.
Leudet, en 1887, trouva, à l'autopsie d’un tuberculeux atteint huit mois avant sa mort d’un zona frontal, toutes les lésions d'une névrite ancienne parenchymateuse et interstitielle : dans la périphérie des ganglions de Gasser un groupe de tubes était dégénéré, les cellules étaient saines.
Pierre Leroux, reprenant les diverses théories apportées, accepte celle de MM. Pitres et Vaillard et se rallie à la théorie des névrites parenchymateuses périphériques.
Enfin, parmi les renseignements bibliographiques qu’il nous est permis de nous procurer, nous citerons le travail de Barthélemy sur la névrite du zona et une étude de de Luca. Ce dernier auteur à fait de nombreuses expériences sur le lapin, et il conclut que la névrite simple ne suffit pas à produire l’éruption; il considère le résultat négatif de ses expériences comme une confirmation de la nature spécifique de la névrite du zoster.
Il semble résulter des diverses autopsies qui ont élé faites, et dés interprétations qui les ont accompagnées, que l’anatomie pathologique du zoster est encore loin d’être définitive-
ice ment fixée. Les uns pensent qu'il s’agit d’une lésion des ganglions spinaux ou du ganglion de Gasser et des racines postérieures, les autres d’une lésion isolée des filets nerveux. Quelques-uns ont essayé de faire intervenir l’existence de lésions médullaires ou cérébrales et Kaposi, Dumean, Payne, Weiss, Féré, citent plusieurs observations dans ce sens ; mais ces observations ne sont pas significatives et ont une valeur très contestable ; des examens plus récents et plus complets montrent l'importance croissante des lésions phériphériques des rameaux les plus ténus, moteurs ou sensitifs ; ce qui expliquerait fort bien la disposition des lésions cutanées et la productions des troubles moteurs correspondants. De nouvelles recherches peuvent seules mettre les auteurs d'accord. Un seul fait reste aujourd'hui démontré, c’est la liaison étroite du zona avec des lésions nerveuses, que ces lésions siègent sur les rameaux cutanés, les nerfs, les ganglions ou les centres. Il nous appartiendra de démontrer bientôt que cette notion n’est pasen contradiction avec l’idée du zona, maladie infec-
tieuse.
Sur les lésions cutanées de l'herpès zoster, il ny a pas de discussion : la formation des plaques et des vésicules est semblable àcelle del’érythème ou de l’eczéma vésiculeux ; on trouve los modifications caractéristiques de toute vésicule inflammatoire. On constate une prolifération des éléments cellulaires dans toute l'épaisseur de la couche muqueuse de Malpighi, ainsi que dans une partie du tissu cellulaire sous-cutané; à la période de complet développement, les tissus sont envahis par une infiltration séreuse, tandis que les cellules épithéliales se gonflent jusqu'à quintupler de volume et que beaucoup se segmentent. Les vaisseaux des papilles et du chorion sont dilatés et gorgés de sang.
La description de Haight montre que la pustule du zoster a, en somme,un développement analogue à celui de la pustule variolique.
ar 7 PR TRRE,