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GÉNÉRALITÉS. — ÉTIOLOGIE ET PATHOGÉNIE

La pathologie générale sépare très nettement la pathogénie de l'étiologie. Tandis que la première s'occupe de la génération de la maladie, qu’elle nous montre l'action des causes morbides dans leur évolution, leurs transformations ; la seconde a pour unique objetla Connaissance des causes, le mode d'impression des causes.

Mais, en fait, l’étiologie et la pathogénie ont tant de points de contact, une liaison si intime, qu’il est quelquefois permis de les traiter simultanément, sans cependant les confondre. Cette distinction établie, et, après quelques généralités, nous nous eflorcerons de prouver, avec la plupart des auteurs contemporains, qu’il existe un zona idiopathique, avec une étiologie, une symptomatologie, une évolution particulière, et des zonas symptomatiques, à tableau clinique tout différent, secondaires à des affections d'ordre médical ou chirurgical. Nous chercherons la cause ou les causes des uns et de l’autre, en nous appuyant sur les observations des auteurs et sur nos observations personnelles ; nous passerons ensuite en revue les diverses théories pathogéniques qui ont élé tour à tour en honneur, et nous terminerons cette étude en essayant de démontrer que l’étiologie et la pathogénie, aujourd’hui admises, du zona idiopathique, loin de s’exclure, peuvent parfaitement s’accorder.

Si NE

GÉNÉRALITÉS. — Le zona est une maladie assez rare. Duncan Bulkley, sur 8,000 cas d’affections cutanées, n’en a trouvé que 88, soit 1,10 pour 100. La statistique de PAssociation dermatologique des États-Unis (Duhring) donne 262 cas sur 16,863 malades, soit 1,55 pour 100.

I se rencontre à tout âge. Il est rare chez les nourrissons ; cependant Fox l’a observé chez un enfant de cinq mois, dont la mère eut un zoster de la cuisse pendant la grossesse. M. Comby à fait une communication à la Sociélé médicale des hôpitaux, d’après laquelle le zoster serait exceptionnel dans la première enfance et moins rare dans la seconde ; après deux ans, le zona se rencontrerait aussi souvent chez les enfants que chez les adultes. Bohn, Thomas, Steiner (de Prague), Fabre, ont publié des statistiques dans ce sens. Leroux fait, à juste raison, observer qu'il faut tenir un certain compte de la bénignité du zona chez les enfants du premier âge ; la douleur chez eux n’existe pas ; il n’y a donc rien d’étonnant à ce que l’éruption puisse passer inaperçue. |

Le grand âge ne met pas à l’abri de l’herpès zoster, on cite des vieillards de quatre-vingt-cinq et quatre-vingt-dix ans qui en étaient atteints. ;

Il frappe à peu près également les deux sexes: certains auteurs ont voulu qu’il soit un peu plus fréquent chez l’homme.

ÉTIOLOGIE ET PATHOGÉNIE. — A. — Du zona idiopathique et des éruptions zostériformes-symptomatiques. — Des caractères du zona idiopathique. — Épidémie de fièvre zoster. — Il est admis aujourd’hui que, derrière la dermopathie qui constitue le zoster, se cache une neuropathie. Mais cette lésion nerveuse, pourquoi s'est-elle déclarée ? d’où vient-elle ? de quoi est-elle la manifestation ?

Dans les nombreuses observations qui ont été publiées, les

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