‹ Du zonaChapitre 14 sur 33 · AD ESS · texte numérisé non relu

AD ESS

auteurs ont toujours recherché les causes qu’il était permis d'accepter et d'invoquer. Les uns ont imaginé des conditions cosmiques et somatiques particulières; les autres ont trouvé tantôt des lésions nerveuses centrales où périphériques, tantôt certaines intoxications, tantôt enfin un traumatisme. Mais il arrivait souvent que toutes les recherches étiologiques étaient infructueuses, qu'à l’origine d’un zoster on ne trouvait rien, ni une lésion spinale ou centrale, ni de l’arthritisme, ni de la tuberculose ; on ne pouvait pas invoquer davantage une intoxication ou un traumatisme ; le refroidissement lui-même, si souvent mis en cause, ne pouvait intervenir. La névrite cependant existait, l’éruption était manifeste. Comment les expliquer ? La clinique est encore une fois venue au secours de l'anatomie pathologique ; l'observation étroite de la maladie, l'étude minutieuse de son développement, de son évolution et de sa marche, ont .apporté l’explication demandée. On ne tarda pas à remarquer, en effet, que tous les zonas ne se ressemblaient pas, qu'il existait une forme spéciale de zoster se présentant toujours avec des caractères propres, avec une évolution et une marche semblables, et que, parallèlement à cette forme de zoster et à côté d’elle d’autres éruptions zostériennes pouvaient naître, absolument différentes, n'offrant pour ainsi dire de commun que l'aspect objectif et certaines ressemblances anatomiques. |

C’est à Borsieri, à Trousseau, à Rohe et surtout à Landouzy, que l’on doit cette conception nouvelle du zona et sa division en zona idiopathique et zona symptomatique.

Nous devons résumer ici cette remarquable clinique de Landouzy, qui ne saurait être plus complète et plus magistrale.

« Le zona, dit Landouzy, en dépit de ses allures, qui semblent jurer le type de la maladie locale, en dépit de son cantonnement en une région limitée du corps, peut être invoqué,

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