INTRODUCTION
Il nous a été donné, pendant une partie des mois d'août et de septembre 1894, tandis que nous remplacions un de nos camarades dans un village du Var, d'observer huit cas de zona. Nous avouerons humblement que nous ne savions pas alors grand’chose sur cette affection bizarre : nos souvenirs d’'hôpital, comme les renseignements fournis par les ouvrages classiques, nous permettaient de poser le diagnostic, d'indiquer le traitement, mais ne suffisaient pas à nous expliquer les points qui devaient nous intéresser le plus, l’étiologie et la pathogénie.
Un fait surtout nous frappa, que nous ne trouvions pas sie gnalé dans les divers traités des maladies de la peau, ce fut
le caractère contagieux et épidémique nettement revêtu par
l'affection.
Notre curiosité fut dès lors d'autant plus éveillée que notre
ignorance était plus grande. Nos recherches bibliographiques,
ER
nos observations, nos réflexions, parvinrent à nous fixer : elles nous donnèrent en même temps l'idée, que nous avons réalisée, de faire du zona le sujet de notre thèse inaugurale. Nous avons divisé notre travail en cinq chapitres : | 1° Dans le premier, nous définissons le zona et nous eñ faisons l'historique ; 20 Le second est réservé à la description (symptomatolo-
gie, marche, localisation);
3° Le troisième, à l’anatomie pathologique ;
4° Le quatrième, à l’étiologie et à la pathogénie;
5° Le cinquième, au diagnostic, au pronostic et au traitement.
Nous ajoutons, à ces cinq chapitres, les conclusions que notre étude comporte, huit observations qui nous sont personnelles, et une neuvième observation due à l'extrême obligeance de M. le docteur Perrin, ancien interne des hôpitaux de Paris. |
Nous ne saurions commencer notre travail sans assurer nos maîtres de l’École de Marseille, des hôpitaux d'Avignon et de la Faculté de Montpellier, de tout notre respect.
Que MM. Laget, Combalat, Fioupe, Boinet, médecins ou chirurgiens des hôpitaux de Marseille, et dont nous avons été externe, reçoivent l'hommage de notre reconnaissance : ils ont été les premiers à nous aider de leurs conseils et à nous faire aimer la médecine.
Nous avons été interne des hôpitaux d'Avignon et nous avons reçu de MM. Cassin, Blanc, Taulier, Halfan, des marques de sympathie que nous ne pouvons oublier.
Nous voudrions aussi remercier personnellement chacun des maîtres de la Faculté de Montpellier, mais la bienveillance constante que les uns et les autres nous ont lémoignée nous permet de leur exprimer, à tous en même temps, l'assurance de notre vive gratitude.
.Nous adressons à M. le professeur Hamelin tous nos remerciements pour l'honneur qu'il nous fait en acceptant la
présidence de notre thèse.
le 4 fé
FIÈVRE ZOSTER ET ÉRUPTIONS ZOSTERIFORMES
ÉTIOLOGIE ET PATHOGÉNIE